Jaylen Brown est une star montante de la NBA et pour la deuxième saison, un solide défenseur de l’équipe des Boston Celtics. Il est originaire du sud des États-Unis et a effectué sa carrière universitaire avec les California Bears.

C’est au cours de sa carrière de joueur de basket qu’un événement va profondément l’affecter. Jayden Brown a alors 17 ans, son équipe vient de perdre un match important lors du championnat de Géorgie, une défaite que Jayden n’a pas su gérer : pour lui il s’agissait d’un échec, son échec. Star de l’équipe, il considérait que la responsabilité lui incombait. Jusqu’à s’en rendre malade. L’on sait l’importance de la carrière universitaire de tout athlète aux États-Unis, on comprend que la défaite ait été amère.

Cet événement qu’il a raconté lors d’une interview nous permet de mesurer le chemin parcouru depuis. Aujourd’hui, à 21 ans, « il se fout de rater 10 paniers de suite ! ». Il est conscient que ce qui a été un obstacle pour lui, c’est sa tendance à trop penser, dans le basket ou dans la vie. Sa solution pour vaincre ce démon ? Être dans le présent. Jayden Brown a conscience que c’est « devenu cool de méditer » notamment pour être fort mentalement, mais il met un point d’honneur à préciser que sa pratique la pleine conscience n’a rien à voir avec le phénomène de mode. Et croyez-moi, le temps où une défaite lui faisait perdre l’appétit est bien révolu !

Ardent ambassadeur de la pleine conscience, il sait que la solution est d’être dans le présent, c’est ce qu’on appelle la pleine conscience. Concentré sur ce que l’on fait dans le moment présent, sans se soucier du passé ou du futur, des conséquences, contrôler ses pensées, c’est comme cela que Jayden Brown explique la pleine conscience. Et, semble-t-il, cette pratique lui a permis de mieux approcher sa carrière professionnelle, de mieux gérer son stress et d’être plus serein. Aujourd’hui il ne craint plus l’échec, il ne craint plus « d’avoir la honte ». « C’est dans ces petits moments de honte que l’on connaît, que l’on grandit, que l’on mûrit », et que l’on apprend sur soi, dit-il.

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L’an dernier, lors de sa première saison avec les Celtics, alors qu’il était encore qu’un rookie comme on dit aux États-Unis (« un bleu »), il s’est retrouvé dans une position qu’il aurait bien eu du mal à gérer voilà encore quelques années : marquer le légendaire LeBron James lors d’un match contre les Cavaliers. Il était nerveux, mais avec une bonne préparation mentale, il est parvenu à maîtriser ses émotions.

LeBron James playoffs

Pour mettre en pratique ces enseignements, il s’est accompagné d’un coach, Graham Betchart (à l’origine de l’application Lucid) qui aide les athlètes à surmonter leurs barrières psychologiques, barrières qui peuvent nuire à leur performance. En effet, au basket ou dans d’autres disciplines qui demandent un haut degré de concentration, comme le poker par exemple, la méditation aide à rester concentré et représente à ce titre une part importante de la préparation mentale des joueurs. La NBA vient d’ailleurs de signer un contrat avec l’app de méditation Headspace. Et il ne s’agit en rien d’un phénomène nouveau, déjà à l’époque des Chicago Bulls, l’illustre coach Phil Jackson avait intégré la pratique de la méditation. Pas récent donc, mais ce jeune joueur plein d’avenir inspire par sa maturité inspirante.

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