Francis Ngannou se paye les athlètes UFC : « vous n’avez pas de courage »


En bref
- Francis Ngannou estime que trop de combattants UFC restent bloqués par leurs contrats.
- Francis Ngannou voit l’événement Netflix du 16 mai comme la preuve qu'une autre voie existe.
- Le Camerounais appelle les combattants à avoir le courage de devenir agents libres.
MMA – Francis Ngannou profite de son retour prochain en MMA sur Netflix pour s’attaquer aux athlètes UFC.
Francis Ngannou (18-3) sait très bien que son parcours ne fait pas l’unanimité. Depuis son départ de l’UFC en 2023, beaucoup ont continué à dire qu’il avait pris le mauvais chemin. Pourtant, lui reste fidèle à sa logique. Un combat au PFL, deux sorties en boxe, puis désormais un retour en MMA sur Netflix face à Philipe Lins le 16 mai.
Et derrière ces choix, il y a toujours la même idée : garder le contrôle. À l’approche de ce rendez-vous historique, premier événement MMA diffusé sur Netflix, le Camerounais a remis une pièce dans la machine.
Pour lui, si autant d’anciens noms de l’UFC se retrouvent sur cette carte, ce n’est pas un hasard. En effet, ce serait la conséquence directe d’une liberté que beaucoup d’autres n’ont pas.
Au micro d’ESPN, The Preadtor l’explique ainsi : « L’opportunité est toujours là. Je pense qu’il suffit d’être présent et libre. Il faut s’assurer d’être en mesure de la saisir lorsqu’elle se présente. Si vous vous retrouvez coincé par un contrat par peur d’être seul, lorsque l’opportunité se présentera, vous risquez d’être prisonnier d’un contrat. »
Le plus difficile n’est pas de rester à l’UFC
Ce qui rend son discours intéressant, c’est qu’il ne vend pas la liberté comme un confort. Bien au contraire, il insiste clairement sur le fait que devenir agent libre demande une vraie force mentale.
« C’est ce qui est arrivé à beaucoup de combattants. Ils ont tellement peur d’être libres, sans promotion, sans promoteur, sans rien pouvoir faire. Ils signent pour tout et n’importe quoi juste pour être dans la promotion, et puis le jour où la vraie opportunité se présente, ils sont aux abonnés absents. »
Puis il pousse encore plus loin : « Ce combat aurait pu être une opportunité pour tant de gens, mais ils sont tous prisonniers d’un contrat qui ne leur convient pas, qui ne les aide pas. Mais ils n’ont pas le courage de se lever et de revendiquer cette liberté. »
Enfin, il rappelle le prix à payer quand on choisit l’indépendance : « On parle tous du marché des agents libres, mais c’est aussi quelque chose qui exige de la force. On se retrouve seul, sans aucune idée de son avenir, sans savoir si on va combattre, si on aura un préavis très court de 10 jours, ou si on va combattre et qu’on passera un an sans combattre. »



















