La voix de l’UFC s’ennuie devant les évènements : « il y a une baisse de niveau »


En bref
- Jon Anik reconnaît une baisse récente du niveau des cartes UFC.
- Son ami Ray Longo évoque un désintérêt croissant chez les fans.
- La cause présumée ? Le volume d'évènements toujours plus gros.
MMA – Jon Anik, commentateur phare de l’UFC, pointe du doigt des cartes UFC de moins en moins intéressantes.
Le constat n’est plus isolé. Et cette fois, il vient même de l’intérieur même de l’UFC. Après l’événement de Londres, théâtre de la victoire de Movsar Evloev face à Lerone Murphy, plusieurs observateurs ont pointé un manque de relief sur l’ensemble de la carte.
Parmi eux, Ray Longo n’a pas mâché ses mots. Lors d’un récent podcast, il a reconnu un désintérêt latent : « Il y a dix ou douze ans, je ne sortais jamais de chez moi le samedi soir ».
Puis il a décrit un changement plus profond dans la consommation du MMA. « S’il y avait un mariage, tout le monde avait son téléphone à la main pour regarder les combats. Je ne sais même pas qui se bat. Je ne connais pas beaucoup de noms ».
Avant d’élargir son analyse, il a comparé avec les événements concurrents. « Nate Diaz, Mike Perry, Carano, Ngannou. Que les combats soient bons ou non, ils attireront les foules. C’est indéniable, surtout maintenant que certaines cartes (UFC) sont un peu plus faibles. Franchement, ça manque de dynamisme ».
Jon Anik valide le constat et pointe le problème
Une critique qui a été validée par Jon Anik lui-même. Figure centrale de l’UFC, il a assumé une forme de lucidité rarement affichée publiquement. « Je pense que beaucoup de gens partagent cet avis ».
Puis il a détaillé un problème plus profond, lié au rythme imposé par l’organisation. « Même si je participe à la production de ce podcast UFC, on ne parle pas du co-main event. On ne parle pas de la victoire de Christian Leroy Duncan sur Roman Dolidze, même si Duncan mériterait peut-être une minute ou deux, car ce n’est pas un événement particulièrement captivant ».
Avant de mettre en lumière une donnée clé. « Quarante et un événements UFC en direct multipliés par 13 combats, cela représente 533 combats UFC par an, sans compter les Contender Series et tout le reste ».
Et la conclusion s’imposait presque d’elle-même. « C’est beaucoup demander d’enchaîner les succès ». Malgré tout, Anik a tenu à nuancer. « Il y a des hauts et des bas, et j’ai hâte de tout donner à l’UFC 327 dans quelques semaines. Mais bon, ces dernières semaines n’ont pas été géniales, c’est sûr ».



















