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L’UFC fait des économies sur le dos des combattants en 2026

L’UFC réduit drastiquement la prise en charge des frais d’hôtel des équipes de ses combattants, ne couvrant désormais que le fighter et son head-coach. Cette mesure aggrave un modèle économique déjà jugé injuste.
L'UFC fait des économies en 2026L'UFC fait des économies en 2026
Dana White, patron de l'UFC.

En bref

  • Des informations sur la nouvelle politique économique de l'UFC.
  • Les équipes des combattants vont devoir s'adapter !
  • Voici un résumé de la politique de l'UFC depuis début 2026 :

MMA – L’UFC resserre la vis financière au détriment de ses combattants et de leurs équipes !

Une nouvelle politique d’économies qui fait grincer des dents

Depuis 2026, l’UFC a mis en place une mesure qui en dit long sur sa vision des combattants. La promotion leader du MMA mondial a décidé de réduire drastiquement sa prise en charge des frais d’hôtel lors de ses événements. Fini l’époque où l’organisation couvrait les frais de logement pour toute l’équipe d’un athlète. Désormais, seul le combattant et son coach en chef bénéficient de cette couverture. Le reste de l’équipe (entraîneurs additionnels, sparring partners, physiothérapeutes) doit se débrouiller seul pour financer son fonctionnement. Ces informations ont été révélées par le journaliste Elusive2.0 sur Instragram.

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Sur le papier, ça peut sembler anodin. Mais pour les fighters qui se battent 3 à 4 fois par an, cette « économie » du côté de la promotion représente un surcoût réel et conséquent. On parle de factures de 5 000 à 15 000 dollars par camp directement déboursés par les athlètes. Multiplié par tous les événements de l’année, l’UFC réalise là une grosse économie. Sauf que cet argent est prélevé directement sur le dos de ceux qui font vivre la machine.

Dana White et Francis Ngannou: l’histoire d’une rupture annoncée

Cette nouvelle politique n’arrive pas dans le vide. Elle s’inscrit dans une longue histoire de tensions entre l’UFC et ses combattants, des tensions que Dana White a toujours préféré ignorer plutôt que d’affronter.

Francis Ngannou en est l’exemple le plus flagrant. L’ancien champion poids lourds, qui a régné sur la division, a quitté l’UFC en 2023 après des négociations épiques avec Dana. Ngannou accusait l’organisation de ne verser aux combattants que moins de 20% des revenus générés. Pendant que l’UFC engrangeait les milliards, lui était proposé un contrat à 2 millions de dollars par an… une misère pour une star de son calibre. Les reproches de Ngannou ne portaient pas seulement sur le salaire, mais aussi sur l’absence totale de soutien: pas d’assurance santé décente, une prise en charge minimale des frais de camp.

Ngannou a pris une décision grave : il a rejoint la PFL et a obtenu un contrat de 12 millions de dollars garantis. Six fois plus !

MVP sort de ses gonds pour les mêmes raisons

Ngannou n’est pas seul dans cette galère. Michael Venom Page, signé par l’UFC en 2022, a lui aussi dû se battre contre le système financier de la promotion. MVP criait ses frustrations sur tous les réseaux : des salaires faibles pour des combattants du calibre mid-tier, entre 150 000 et 200 000 dollars par combat. Des chiffres qui paraissent énormes pour le commun des mortels, mais qui sont une insulte quand on sait que l’UFC engrange des revenus dépassant le milliard de dollars annuels.

Comme Ngannou, MVP a critiqué le système totalement déséquilibré où les athlètes touchent un salaire faible tandis que l’UFC empoche les revenus massifs des PPV.

Un modèle économique pourri, qui s’aggrave

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2024, l’UFC reversait seulement 20 à 25% de ses revenus aux combattants. Pour comparaison, la NBA partage 50% de ses revenus avec ses joueurs. Pendant ce temps, l’UFC (propriété du géant TKO Group valorisé à 12 milliards de dollars) ne cesse de chercher de nouvelles façons de réduire ses coûts.

Cette nouvelle politique d’hôtel n’est que la cerise sur le gâteau. Elle symbolise une stratégie claire : maximiser les profits en grattant chaque centime possible sur le dos des athlètes. C’est particulièrement cynique quand on sait que l’UFC vient de payer 350 millions de dollars d’amende pour fixation de salaires en 2024, et qu’elle a promis des augmentations salariales allant jusqu’à 25% pour certains combattants. Des promesses largement insuffisantes face aux réalités du terrain.

Vers une révolte des fighters?

Les combattants commencent à en avoir assez. Des threads viraux sur Reddit rassemblent des milliers de fans et d’athlètes furieux. Des appels à la syndicalisation et aux boycotts PPV se multiplient. L’UFC a un quasi-monopole sur le MMA, mais cette domination n’excuse pas le traitement des fighters.

Tant que Dana White persistera dans cette logique d’économies sur le dos des athlètes, les meilleurs talents continueront de partir. Et c’est bien là le problème réel : l’UFC tue lentement sa propre poule aux oeufs d’or.

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