Michael Venom Page humilié à Londres ? Dana White juge le combat « mauvais »


En bref
- MVP a livré un combat sans saveur à l'UFC Londres.
- Dana White n'était pas satisfait et l'a fait savoir sans mâcher ses mots.
- Mais que ce passe-t-il entre Michael Venom Page et l'UFC ? Voici ce que l'on sait :
MMA – Michael Venom Page face aux critiques après un combat angoissant à Londres
Une victoire qui laisse un goût amer
Samedi 21 mars 2026, l’O2 Arena de Londres a accueilli un choc entre Michael Venom Page et Sam Patterson lors de l’UFC Fight Night 270. Sur le papier, un combat de poids mi-moyen entre deux athlètes de haut niveau. Dans la réalité ? Un véritable festival d’ennui qui a provoqué les huées du public britannique et, pire encore, le mécontentement visible de la hiérarchie de l’UFC.
Michael Page a remporté une décision unanime (30-27, 29-28, 29-28), mais cette victoire aura laissé des traces. Pas pour les bonnes raisons. En trois rounds de 15 minutes, le Britannique a porté un total de 33 coups seulement en effectuant 61 tentatives. Du point de vue des statistiques offensives, c’est largement insuffisant pour un combattant de ce calibre. Pour contextualiser, cela représente une moyenne de 11 coups portés par round – un chiffre qui en dit long sur le rythme extrêmement faible du combat.
Dana White n’a pas digéré la prestation
Le verdict du public a été sans appel, mais celui de Dana White a été encore plus cinglant. Le président de l’UFC n’a pas mâché ses mots en déclarant sans détour : « Je n’ai pas trouvé que c’était un grand combat non plus. C’était un mauvais combat ». Et pour enfoncer le clou, Dana White aurait quitté l’arène pendant le combat, un signal fort du désintérêt du patron envers cette performance.
Cette réaction tranchante du boss de l’UFC n’est jamais anodine. Dans le monde du MMA, c’est un message envoyé haut et fort : tu peux gagner, mais si tu ennuies le public, tu vas entendre parler de nous.
Page revient aux sources, mais sans impression
Il faut comprendre le contexte de Michael Page pour saisir toute la problématique. Le combattant affiche un bilan de 4 victoires pour 1 défaite à l’UFC depuis son arrivée en tant qu’agent libre. Sa seule défaite remonte à une décision contre Ian Machado Garry. Cependant, un détail crucial : aucune de ses victoires en UFC n’a été obtenue par KO ou soumission. Sa dernière victoire spectaculaire par KO datait de 2019 quand il combattait encore au Bellator.
Page revenait également d’une période d’inactivité après deux victoires consécutives chez les poids moyens. Son retour chez les poids mi-moyens à Londres devait être un moment fort. Il n’en a rien été.
Page assume, mais tourne la page rapidement
Face aux critiques massives, Michael Venom Page n’a pas cherché à se défendre bêtement. Il a reconnu n’être pas satisfait de sa propre performance et a partagé la responsabilité avec son adversaire. Sam Patterson ? Selon Page, il n’a pas vraiment pris de risques offensifs, forçant ainsi le Britannique à rester plutôt passif pendant les 15 minutes.
Quant au départ présumé de Dana White de l’arène, Page a réagi avec une certaine philosophie. « Quand tu es un homme à ce niveau-là, il faut se rappeler que tout ce que tu fais a un impact. Tu crées des vagues avec ce que tu fais et ce que tu dis. Il doit en être conscient, mais il est connu pour faire ce qu’il veut. Moi, je dois juste revenir et faire la meilleure performance possible la prochaine fois… et faire en sorte qu’il reste assis à sa place », a-t-il déclaré, visant clairement à impressionner son patron lors de son prochain combat.
Un choix musical chargé de sens
Ce qui est moins connu, c’est que Page est entré dans l’octogone sur « They Don’t Care About Us » de Michael Jackson – un choix riche de symbolique. Interrogé sur cette décision, le combattant a expliqué sa vision plus large.
« Il y a plein de raisons, mais il suffit de regarder le monde. Les personnes au pouvoir, dans plein de domaines différents, n’en ont rien à faire de nous. À chaque fois que j’écoute les infos, c’est toujours négatif, il y a tellement de douleur dans le monde en ce moment », a-t-il exprimé.
Un message profond, mais qui contraste avec une performance somme toute décevante sur le plan strictement sportif.
La spécialité de Page ne suffit pas toujours
Michael Page est réputé pour ses contres d’une précision redoutable et sa défense impeccable. Ces qualités lui ont permis d’atteindre un bilan global de 25 victoires pour 3 défaites. Cependant, contre Patterson, cette stratégie défensive-counter a semblé étouffer le combat plutôt que de l’illuminer.
Patterson, de son côté, a visiblement compris qu’il ne fallait pas forcer l’action. Résultat : deux athlètes aux styles diamétralement opposés se sont paralysés mutuellement. L’arbitre Rich Mitchell a d’ailleurs dû avertir les deux combattants entre les rounds pour manque d’action suffisante.
Un contraste frappant avec Evloev
Le même événement a accueilli Movsar Evloev, dont la performance a, elle, marqué les esprits positivement. Dana White l’a d’ailleurs placé dans une position favorable pour un futur combat de titre chez les poids plumes, potentiellement face à Alexander Volkanovski.
Le contraste est frappant : tandis qu’Evloev captivait, Page mettait le public en sommeil. Un mauvais signal pour sa progression au sein de la promotion.
Quel avenir pour Page ?
Michael Page n’a pas disparu des radars pour autant. Avec son bilan UFC de 4-1, il reste un compétiteur de premier plan chez les poids mi-moyens. Mais il sait maintenant que la victoire seule ne suffit plus : il lui faudra impressionner, créer de l’action, donner au public une raison de se lever de son siège.
Le message de Dana White était clair. Le message de Page doit être plus clair encore à son prochain combat : revenir à la raison pour laquelle on l’appelle « Venom ». Parce que venimeux, il ne l’a certainement pas été à Londres…



















