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Paul Dena brise le mythe : « je ne roule pas sur l’or »

Paul Dena : « je ne roule pas sur l'or »Paul Dena : « je ne roule pas sur l'or »

En bref

  • Paul Dena combat le 12 juin face à Anzor Baybatyrov.
  • Il affirme vivre du MMA mais reste loin des plus hauts standards financiers.
  • D'après lui, il doit multiplier les revenus pour s'en sortir.

MMA – Paul Dena révèle la réalité financière du MMA en France et évoque ses revenus.

Le MMA progresse rapidement en France depuis sa légalisation en 2020. Pourtant, pour les combattants, la réalité reste bien différente des idées reçues.

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À seulement 23 ans, Paul Dena (3-0) incarne cette nouvelle génération. Révélé sur YouTube avant de passer professionnel en 2025, il s’impose aujourd’hui comme un espoir du circuit de l’Hexagone MMA.

Pour rappel, il affrontera Anzor Baybatyrov le 12 juin à Lyon dans un combat très attendu. Et pour cause, les deux hommes entretiennent une rivalité depuis plusieurs années. Le 12 juin sera donc l’occasion d’y mettre un point final.

Toutefois, derrière cette montée en puissance, le quotidien reste mesuré. « C’est davantage une réalité pour les organisateurs que pour les combattants ! Tout dépend aussi de la popularité du fighter. Au plus haut niveau, à l’UFC notamment, oui les revenus peuvent être colossaux. Mais sinon, c’est plus compliqué. » a-t-il expliqué lors d’une interview pour le média ChallengeS.

Puis il précise sa propre situation. « En ce qui me concerne, j’arrive à vivre correctement de mon sport. J’ai des sponsors qui me soutiennent et j’en suis très heureux, mais je ne roule pas sur l’or non plus. Je suis loin d’être millionnaire. »

Diversifier ou subir

Pour compenser ces salaires « limités », Paul Dena doit multiplier les sources de revenus. En outre, le combat ne suffit pas. « Totalement. Il faut avoir la capacité de diversifier ses sources de revenus. Cela peut passer par de la création de contenus comme je le fais, mais aussi des coachings à côté des combats, des placements dans l’immobilier ou dans des fonds d’investissement. Comme dans d’autres disciplines qui ne paient pas encore énormément, il faut avoir un plan à côté. »

In fine, même les frais liés aux combats pèsent lourd. « Du côté de l’organisation, seuls certains frais sont pris en charge, comme la chambre d’hôtel pour mon coach et moi. En revanche, lorsque je viens avec un photographe, un vidéaste ou mon agent, l’ensemble des coûts supplémentaires reste à ma charge : repas, rémunération et logement des personnes qui travaillent avec moi etc. Ce sont autant de frais additionnels que je dois avancer. »

Enfin, le Français avoue avoir une stratégie centrée autour de la promotion médiatique de ses combats : « C’est indispensable. Promouvoir les combats et donner envie au public de les regarder, c’est essentiel : c’est en partie comme ça que l’organisation génère des revenus et que les combattants sont rémunérés. Personnellement, je cherche toujours à valoriser mes combats et à produire du contenu autour. »

La liberté financière dans le viseur

Malgré ces contraintes, Paul Dena garde une vision précise de son avenir. Plein de lucidité, le jeune prodige s’explique : « J’espère rester dans une situation de rentabilité comparable à celle que j’ai aujourd’hui, mais surtout aller plus loin, vers une véritable liberté financière. Tout ce que je fais s’inscrit dans une vision de long terme : la manière dont j’utilise ma chaîne YouTube, les vlogs que je fais pour raconter mon évolution… Je sais que ces contenus pourront être réutilisés demain et valorisés si j’atteins un certain niveau dans ma carrière. »

Ainsi, son objectif dépasse largement le MMA. « Mon objectif, comme beaucoup finalement, est d’améliorer mon niveau de vie. De bien gagner ma vie pour pouvoir continuer à investir. À terme, j’aimerais qu’à 30 ans, je sois totalement indépendant financièrement : posséder des biens immobiliers, avoir investi dans différents fonds, disposer de revenus récurrents, et pouvoir arrêter le MMA si je le souhaite un jour. Mon objectif, c’est la liberté. »

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