Viré de l’UFC malgré un bilan parfait, Farid Basharat règle ses comptes


En bref
- Farid Basharat critique la manière dont l’UFC façonnerait les attentes de son public.
- L’invaincu estime que le sang et les finishs sont parfois davantage valorisés que le niveau technique d’un combat.
- Selon lui, cette approche pourrait finir par nuire à la crédibilité du MMA comme sport.
MMA – Farid Basharat estime que l’UFC pousse son public à privilégier le sang et les finishs au détriment de la qualité pure des combats.
Farid Basharat (16-0) n’est pas convaincu par la direction prise par le spectacle proposé autour de l’UFC. Dans une prise de parole publiée sur X, le combattant reproche à l’organisation de développer un public qui accorderait davantage d’importance au spectaculaire qu’à la qualité sportive d’un affrontement.
« Je pense que l’entreprise, l’UFC, fabrique une base de fans qui n’apprécie pas les combats de bonne qualité. Même s’il s’agit d’un combat déséquilibré, même s’il s’agit d’un combat de bas niveau, tant qu’il y a du sang, tant qu’il y a un finish au premier round, nous sommes contents. »
Pour Basharat, le problème dépasse donc la simple préférence personnelle. Il craint que cette manière de présenter et de valoriser le MMA finisse par modifier ce que le public attend du sport. Un combat très technique entre deux athlètes de haut niveau pourrait ainsi être moins apprécié qu’un affrontement plus limité techniquement, mais riche en dégâts et terminé rapidement.
« Ça va discréditer le sport »
Le combattant se montre surtout inquiet sur le long terme. « À mon avis, on ne peut tout simplement pas bâtir un sport sur ça parce que vous pourriez bien performer pendant quelques années en termes d’audience, mais tôt ou tard, ça va discréditer le sport et les fans se retrouveront à vouloir des combats de haute qualité. »
Sa propre définition du spectacle est bien différente : « Quand je vois le meilleur contre le meilleur, pour moi, c’est ça qui est divertissant. »
Néanmoins, le principal intéressé reconnaît néanmoins que les résultats économiques donnent, pour l’instant, raison à l’UFC. Il conclut avec une pointe d’autodérision : « Mais l’UFC est assuré de 7,7 milliards sur les sept prochaines années, donc ils sont clairement excellents dans ce qu’ils font. Alors qu’est-ce que j’en sais ? »


















