Arman Tsarukyan pose un ultimatum à l’UFC : titre ou combat contre Makhachev, rien d’autre
En bref
- N°2 chez les légers à l'UFC, Arman Tsarukyan est plein d'ambition.
- Le combattant d'élite impose ses conditions à l'UFC.
- Ce sera Islam Makhachev, un combat pour le titre, ou ... rien !
MMA – Arman Tsarukyan impose ses conditions : une seule exception au titre UFC
Le prétendant incontournable fixe ses limites
À 29 ans, Arman Tsarukyan n’a plus le temps de jouer les jeux politiques de la UFC. Classé numéro 2 des poids légers, le géorgien d’origine arménienne a clairement énoncé sa position : il n’acceptera qu’un seul combat en dehors d’une lutte pour le titre des légers. Et devinez qui ? Islam Makhachev, le champion du monde en personne.
Voilà un guerrier qui sait exactement ce qu’il veut. Pas de détours, pas de combats intermédiaires contre Paddy Pimblett ou Justin Gaethje pour remplir les caisses. Non, Tsarukyan vise droit au but, et sa logique est imparable. Avec un bilan de 23 victoires contre 3 défaites au total, dont un record parfait en UFC de 10-2-0, le gaillard s’est taillé une place dans l’élite absolue de la division.
Un parcours de feu ces trois dernières années
Depuis 2023, Tsarukyan est quasiment inarrêtable. Son palmarès récent ressemble à un CV de tueur à gages : il a écrasé Beneil Dariush – alors classé 4e – avec un KO fulgurant en une minute à peine en décembre 2023. Un genou imparable à la tête, suivi d’un déluge de coups au sol. Le genre de finish qui marque les esprits.
En avril 2024, lors de l’UFC 300, Tsarukyan affronte Charles Oliveira, l’ancien champion lui-même. Beaucoup pensaient que ce serait l’un des plus grands défis de sa carrière. Résultat ? Une victoire controversée par décision partagée qui propulse le gars directement dans les conversations pour le titre. Les juges n’étaient pas tous d’accord, mais peu importe – une victoire est une victoire, et face à la légende brésilienne, c’est du poids lourd de prétendant.
Puis en novembre 2025, juste avant cette déclaration tonitruante, Tsarukyan pulvérise Dan Hooker avec un étranglement bras-tête en deuxième reprise à l’UFC Qatar. C’est le genre de performance qui dit tout : le mec est en feu, et il n’a qu’une obsession – retrouver Makhachev.
Cette revanche contre Makhachev le hante depuis 2021
Tout le monde l’a oublié, mais en 2021, Tsarukyan a affronté un jeune Makhachev à l’UFC 254. C’était une défaite en décision unanime, et pour beaucoup de fans, c’est un combat qui ne cesse de revenir le hanter. Quatre ans se sont écoulés depuis, et Tsarukyan a évolué. Makhachev aussi, bien sûr – il est devenu une machine redoutable, invaincu depuis son arrivée chez les légers.
Mais Tsarukyan le sait : il a progressé depuis cette époque. À l’époque, il était un prospect prometteur. Aujourd’hui, c’est un prédateur. Et il veut sa chance de revanche.
Pourquoi refuser les autres combats ? Une stratégie froide et calculée
En refusant de s’engager contre n’importe qui d’autre, Tsarukyan joue une partie très précise. Chaque combat en dehors d’une finale pour le titre présente un risque – celui de perdre sa position, de se faire dépasser, de voir ses plans s’effondrer. À son niveau, il y a toujours un piège, toujours un adversaire qui peut tout gâcher.
C’est pourquoi Tsarukyan impose ses conditions. Il a compris que dans ce sport imprévisible, il ne peut compter que sur la stratégie. « Je suis numéro 2, je dois me battre pour le titre », pourrait-il dire. Et c’est difficile de lui donner tort. Ses statistiques de frappe le confirment : 3,85 frappes par minute avec une précision de 50%. Ses chiffres de défense sont solides aussi – 54% – montrant qu’il n’est pas juste un broyeur agressif, mais un combattant intelligent.
Un record de finitions impressionnant
Sur ses 23 victoires, Tsarukyan n’en a pas grappillé plusieurs par décision ennuyeuse. 9 KO/TKO et 6 soumissions composent son arsenal – soit 65% de finitions. C’est le genre de statistique qui impressionne les bookmakers et les fans. C’est aussi le genre de statistique qui dit : « Ce mec, il finit ses adversaires ».
Travaillant sous les couleurs d’American Top Team, Tsarukyan a cultivé une base solide en lutte combinée à des aptitudes en stand-up respectables. Son allonge généreuse de 184 cm pour une taille de 170 cm lui donne des avantages certains aux légers, où beaucoup d’adversaires ne sont pas équipés pour gérer son contrôle à distance.
Et maintenant ? La UFC doit agir
L’ultimatum de Tsarukyan met la UFC dans une position intéressante. Est-ce qu’ils le laissent attendre ? Est-ce qu’ils forcent le combat avec un autre prétendant ? Ou est-ce qu’ils respectent sa position et lui arrangent enfin ce titre shot tant attendu ?
D’un côté, Makhachev domine les légers depuis 2022, invaincu dans la division. De l’autre, Tsarukyan a construit un dossier irréfutable. La logique voudrait qu’on les mette face à face rapidement. C’est ce que Tsarukyan réclame, et franchement, c’est difficile de le contredire.
Une chose est certaine : Arman Tsarukyan ne disparaîtra pas poliment en arrière-plan. Il va rester dans les conversations, rester visible, rester menaçant. Et quand l’occasion viendra – qu’elle soit contre Makhachev pour le titre ou exceptionnellement contre lui sans titre en jeu – le prétendant géorgien sera prêt à saisir sa chance. Car c’est ça qui distingue les bons combattants des grands : savoir quand frapper, et ne pas laisser passer l’occasion.
C’est en 2019 que Tsarukyan a affronté Makhachev. Pas en 2021.