Daniel Cormier affirme que Jon Jones ne sera jamais un aussi bon coach que Khabib, et voici pourquoi il a raison


En bref
- Daniel Cormier connait bien Jon Jones.
- Après avoir côtoyé son ancien rival lors de l'émission de téléréalité russe ALF Reality 3, il dénigre son niveau entant que coach.
- Selon DC, Khabib est largement meilleur en coaching que Jon Jones, et voici pourquoi il dit vrai :
MMA – Cormier balance sur Jones : « Il ne sera jamais un aussi bon coach que Khabib »
Quand l’ego d’un champion devient un frein au coaching
Daniel Cormier n’y va pas par quatre chemins. Après avoir côtoyé Jon Jones lors de l’émission de téléréalité russe ALF Reality 3, l’ancien champion UFC a lâché une bombe : Jones ne possède tout simplement pas les qualités requises pour devenir un grand coach. Et pour appuyer son argument, Cormier convoque un nom qui impose le respect dans le sport : Khabib Nurmagomedov.
La raison ? Un mot résume tout selon DC : le désintéressement. « Khabib est la personne la plus désintéressée que l’on puisse rencontrer, » affirme Cormier. Celui qui a dominé la division des poids légers pendant des années sait de quoi il parle. Contrairement à Jones, qui doit jongler entre sa carrière active en UFC et ses responsabilités de coach, Khabib s’est engagé corps et âme dans le coaching après sa retraite. Il a sacrifié du temps en famille, s’est absorbé dans la préparation de ses athlètes, et a placé leur succès avant son propre confort.
Le cas Gable Steveson : un red flag pour Jones
Cormier met en avant un exemple très concret : Gable Steveson. Le prospect heavyweight, ancien catcheur de la WWE et médaillé d’or olympique en lutte, affiche un record immaculé de 2-0 en MMA. Sur le papier, tout est réuni pour en faire un champion du monde. Mais voilà le hic : il est entraîné par Jon Jones.
« Je crois qu’il a une vraie chance d’être champion du monde, mais son coach Jon Jones pourrait le freiner, » lâche sans détour l’ancien champion. C’est une critique acérée, qui va bien au-delà d’une simple observation tactique. Cormier remet en question la capacité mentale et émotionnelle de Jones à se mettre au service d’un autre, à oublier son ego de légende UFC pour construire la carrière d’un jeune prospect.
Le problème de la double casquette
Le souci, c’est que Jones ne peut pas se consacrer pleinement au coaching. Il est toujours un combattant actif dans l’octogone, occupé par ses propres enjeux de carrière. Comment préparer efficacement un apprenti champion quand on doit aussi penser à son propre entraînement, à sa propre stratégie de combat ? C’est un manque de disponibilité que Khabib n’a jamais eu à gérer. Une fois retraité, il s’est transformé en coach à temps plein, rejoignant l’American Kickboxing Academy (AKA) aux côtés de Javier Mendez.
Et les résultats parlent d’eux-mêmes. Khabib a transformé en champions UFC plusieurs de ses protégés : Islam Makhachev à lightweight, Belal Muhammad à welterweight. Ses cousins et équipiers ont également conquis des titres chez Bellator et dans d’autres organisations. Chiffres à l’appui, son passage au coaching a été un succès retentissant.
Khabib, la référence en matière de sacrifice
Khabib lui-même a reconnu la difficulté du coaching. Dans une interview accordée avant l’UFC 311 en janvier 2026, il a confié que coacher était plus difficile que combattre. « Je ne peux que conseiller, pas agir, » a-t-il expliqué. C’est la frustration du coach – accepter qu’on n’est plus maître de son destin une fois l’athlète dans l’octogone.
Mais Khabib a accepté cette réalité. Il l’a embrassée, même. Contrairement à Jones, qui semble toujours préoccupé par sa propre image et son propre statut, Khabib a fait preuve d’une abnégation exemplaire. Ses athlètes savent qu’ils arrivent en premier dans ses priorités. C’est cette confiance absolue qui forge les champions.
La rivalité Cormier-Jones, toujours vivace
Il ne faut pas oublier le contexte : Cormier et Jones se connaissent mieux que quiconque. Ils se sont affrontés à deux reprises en UFC (2017 et 2018), entourés de polémiques – notamment les ennuis de dopage qui ont entaché la carrière de Jones. Leur rivalité n’a jamais vraiment disparu, elle a juste changé de forme.
Lors de ALF Reality 3, les tensions ont refait surface. Jones a même traité Cormier de « mauvais coach ». Une provocation typique de la part du champion, toujours friand d’escalades verbales. Mais cette fois, c’est Cormier qui a le dernier mot, en pointant du doigt ce que Jones ne sera jamais capable de devenir : un grand coach.
Une question de caractère
Au final, la critique de Cormier dépasse la simple comparaison entre deux coachs. C’est une leçon de caractère. Dans le sport de haut niveau, les champions ne naissent pas uniquement du talent physique ou des techniques brillantes. Ils naissent aussi de la confiance absolue en celui qui les guide. Et cette confiance, on ne peut la construire que si le coach place l’athlète au-dessus de tout – y compris de son propre ego.
Khabib l’a compris. Jones, apparemment, ne l’a pas encore intégré. Et c’est dommage pour Gable Steveson, qui mériterait peut-être un coach capable d’oublier ses propres ambitions pour les siennes.
Vers le futur : UFC 311 et après
On aura l’occasion de voir les effets de ces philosophies de coaching lors des grands rendez-vous de 2026. L’UFC 311 en janvier a déjà mis en scène plusieurs athlètes du clan Khabib, donnant un aperçu du travail accompli par le légendaire Daghestan. De son côté, Gable Steveson poursuit son ascension, mais la question reste : jusqu’où ira-t-il vraiment avec Jones à ses côtés ?
Une chose est certaine : la controverse Cormier-Jones n’est pas prête de s’éteindre. Et tant que Jones ne montrera pas une capacité à se rendre indispensable pour ses athlètes plutôt que pour lui-même, les critiques continueront de pleuvoir.



















