Benoît St-Denis se confie avant Dan Hooker : « la vie est trop courte »


En bref
- BSD ne veut pas se contenter d'un combat par an.
- Une professionnalisation totale autour de la diététique.
- Un combat contre Hooker attendu comme une guerre et une ambition : faire rayonner le MMA en France.
MMA – À quelques heures d’un combat crucial contre Dan Hooker, BSD se livre sur ses ambitions, sa carrière et sa vie en dehors de la cage.
Benoît St- Denis (16-3) ne veut pas attendre. Pour lui, pas question de se contenter d’un combat par an. En outre, le tricolore voit sa carrière comme une course contre la montre. « Le sport des arts martiaux mixtes, c’est aussi un sport d’opportunité. Je suis pas là pour faire un combat par an, ça c’est pas ma mentalité. La vie elle est assez courte comme ça pour perdre du temps. » a-t-il confié au micro d’RMC Sport.
L’objectif ? Enchaîner, performer et prouver sa valeur. Pour cela, le Français adopte une approche simple mais exigeante : « Il faut battre un maximum de gars. » Une philosophie qui l’amène aujourd’hui à affronter Dan Hooker (24-13), un vétéran redouté du top 10, dans une co-main event à l’autre bout du monde.
Malgré les 38 heures de voyage et les difficultés logistiques, BSD compte bien répondre présent : « Il faut faire l’effort. Samedi, ce sera la guerre. »
La performance, la performance et encore la performance
Benoît St-Denis se veut plus structuré que jamais. Après une année 2024 difficile, le God of War a choisi de travailler avec Nicolas Ott, coach notamment de Nassourdine Imavov. Toutefois, le changement ne s’arrête pas là.
« Je travaille avec Julien, un diététicien. Ce qui me permet d’arriver avec les 1 ou 2 kg en moins qui permettent de passer déjà une meilleure fight week, avec plus d’énergie, plus de glucides, pendant plus longtemps. » Un game changer pour un lightweight aussi imposant.
Cette rigueur nouvelle s’ajoute à un changement d’état d’esprit. Depuis qu’il est devenu père, BSD dit avoir trouvé un meilleur équilibre : « J’arrête de regarder un peu tout ce qui se fait sur internet, je me concentre sur ma carrière. J’essaie d’être heureux dans la vie et d’être un bon père, un bon ami et un bon combattant. Il y a une logique business et une logique sportive. Il faut faire un maximum de combats, en gagner un maximum, et si possible avec la manière. »
Enfin un champion français à l’UFC ?
Enfin, au-delà même de son propre parcours, Benoît St-Denis espère faire bouger les lignes pour le MMA français. « Je pense que la France a largement la capacité, le potentiel d’avoir un champion bientôt. »
Come beaucoup de fans, il rêve de voir l’UFC organiser un événement numéroté dans l’Hexagone, avec des horaires adaptés au public local. Néanmoins, pour que cela devienne réalité, il faudra plus que des promesses. Cela passera, selon lui, par des victoires nettes, contre des adversaires bien classés.
En ce sens, Dan Hooker représente donc un test idéal : « C’est un combattant qui est complet, qui a battu aussi bien des top grapplers que des top strikers. À moi de prouver encore une fois, tout comme on l’a fait avec Dariush, que c’est un style d’adversaire que je peux battre. » Un succès en Australie pourrait l’installer durablement dans le top 5. L’occasion est bien trop belle. Il ne compte pas la laisser passer.



















