Arman Tsarukyan révèle que son salaire a doublé grâce au mégadeal de 7,7 milliards de dollars de l’UFC avec Paramount


En bref
- Arman Tsarukyan aime parler d'argent.
- Il explique que depuis le deal entre Paramount et l'UFC, les athlètes touchent un meilleur salaire.
- Mais la réalité est encore dure pour les fighters qui se partagent des miettes :
MMA – Arman Tsarukyan affirme que ses revenus ont explosé grâce au mégacontrat Paramount+ / UFC
Un accord qui change la donne pour les combattants
Il y a des annonces qui font trembler l’industrie du MMA. L’accord entre l’UFC et Paramount Global, évalué à 7,7 milliards de dollars sur cinq ans, est en train de redessiner complètement le paysage économique de la plus grande organisation de combats au monde. Et pour la première fois, on commence à comprendre les vraies implications de ce mastodonte financier pour les athlètes eux-mêmes.
Arman Tsarukyan, le poids léger arménien classé numéro 2 de sa catégorie, vient de lâcher une bombe lors d’une récente interview : son salaire aurait tout bonnement doublé depuis que ce contrat géant a été finalisé. Ce n’est pas un détail mineur. C’est le signe qu’une nouvelle ère commence pour les fighters de haut niveau à l’UFC.
« En boxe, seuls les gros noms sont payés. L’UFC a commencé à payer plus grâce à l’accord avec Paramount… par exemple, s’ils recevaient 2 millions de dollars, maintenant ils en reçoivent 4 millions. Mais ce n’est toujours pas l’argent de la boxe. Ça ne peut pas rester comme ça. Si vous êtes champion UFC et que vous défendez votre titre, vous devriez gagner au moins 10 millions de dollars. »
Les chiffres qui font rêver
Avant le deal Paramount, les stars de la catégorie poids léger encaissaient généralement entre 800 000 et 1,5 million de dollars par combat principal. Tsarukyan, avec son record impressionnant de 25 victoires pour 3 défaites (et un bilan de 9-1 dans l’octogone) faisait partie de cette élite. Mais depuis l’entrée en vigueur du nouvel accord de diffusion, le combattant dit clairement qu’il a vu ses revenus monter du jour au lendemain.
Si l’on se fie à ses déclarations, Tsarukyan passerait de bourses estimées autour de 500 000 à 1 million de dollars à des cachets approchant les 1 à 2 millions de dollars par sortie dans l’octogone. C’est le type d’augmentation qui change vraiment la vie d’un athlète (même si ils sont déjà riches comme Arman), surtout quand on considère que les combats s’ajoutent au palmarès régulièrement.
Pour mettre ça en perspective : ce contrat Paramount rapporte environ 1,54 milliard de dollars par an à l’UFC. Et même si le gâteau doit être partagé entre des centaines de combattants, les top 10 de chaque catégorie captent une part substantielle de cette manne financière nouvelle.
L’impact global d’une révolution médiatique
L’accord signé entre l’UFC et Paramount couvre beaucoup plus que simplement les combats principaux. On parle ici de droits de diffusion TV, de contenu streaming premium, et même des événements UFC Fight Night généralement moins prestigieux. C’est une stratégie qui vise directement à la concurrence avec les géants du streaming comme Netflix et Amazon.
Depuis l’acquisition de l’UFC par Endeavor en 2016 (pour 4,2 milliards de dollars à l’époque) l’organisation a connu une croissance exponentielle. Les revenus globaux avoisinent désormais 1,3 milliard de dollars annuels, avec une hausse d’environ 20% entre 2023 et 2024. Et ici, il faut bien comprendre que les revenus médiatiques représentent 90% de la machine UFC.
Voilà pourquoi ces nouveaux contrats de diffusion sont si juicy. Chaque dollar additionnel qui rentre par la porte de la télévision et du streaming finit, en partie, dans les poches des combattants. C’est une physique simple : plus l’UFC gagne, plus les fighters peuvent demander.
Tsarukyan n’est pas seul dans ce bateau
Le lightweight arménien n’est certainement pas le seul à bénéficier de cette générosité soudaine. D’autres stars comme Dustin Poirier et Charles Oliveira auraient aussi remarqué des augmentations significatives estimées entre 30 et 50% pour les top 10 de leurs catégories respectives.
C’est une tactique astucieuse de la part de l’UFC : fidéliser les talents. Avec le PFL qui cherche à se renforcer, l’organisation dirigée par Dana White sait qu’elle doit garder ses meilleurs éléments heureux. Les chèques plus gros, c’est un argument imparable.
Cependant, il faut être honnête : les chiffres exacts ne sont jamais officiellement confirmés par l’UFC. L’organisation reste traditionnellement très opaque sur les questions de salaires. Tsarukyan parle de ce qu’il a reçu, mais sans preuve documentée. C’est pourquoi ces déclarations restent à prendre avec des pincettes, même si la tendance générale est clairement confirmée par d’autres sources du milieu MMA.
La réalité : les fighters ne reçoivent que miettes
Ne nous emballons pas trop vite. Si les bourses augmentent pour l’élite, il faut garder en tête que l’UFC reste une machine où les athlètes ne captent environ que 20% des revenus totaux générés. Comparez ça à la NBA où les joueurs touchent 50%… vous voyez le fossé ?
Sur les 1,3 milliards de revenus annuels de l’UFC, environ 200 millions seulement vont aux fighters, tous niveaux confondus. Avec 600 combattants sous contrat UFC, la moyenne reste très loin du luxe pour la majorité. Les supervedettes comme Tsarukyan font partie des 1%, et ils voient l’argent circuler. Mais pour le combattant moyen, l’accord Paramount aide surtout via les bonus, estimés à 15% des revenus additionnels pour les fighters.
Vers une nouvelle normalité ?
Ce que les déclarations de Tsarukyan nous montrent, c’est que nous entrons dans une phase nouvelle du MMA professionnel. Les jours où les fighters de haut niveau devaient accepter des salaires de misère sont révolus. L’UFC a enfin trouvé des partenaires médias prêts à débourser les sommes colossales nécessaires pour acquérir les droits de diffusion.
L’accord Paramount est le symptôme d’une beauté nouvelle : le MMA n’est plus un sport de niche. C’est un produit mainstream lucratif, et les revenus commencent à refléter cette réalité. Arman Tsarukyan peut remercier son timing car il est au bon endroit au bon moment, quand l’argent commence enfin à vraiment couler dans le sport.
Pour les fans, c’est aussi une bonne nouvelle. Des combattants mieux rémunérés, c’est potentiellement des combattants plus motivés, moins pressés d’accepter n’importe quel combat pour survivre, et plus concentrés sur la performance dans l’octogone. Le cycle vertueux pourrait commencer ici !



















