Le Grappling : le secret d’Arman Tsarukyan pour rester au top en attendant son titre UFC
En bref
- Ces temps-ci, Arman adore le grappling.
- Alors qu'il patiente toujours dans l'attente de son title shoot à l'UFC, l'athlète enchaine les combats de grappling.
- Suite à son match nul face à Shara Bullet, petit zoom sur le plan de carrière d'Arman Tsarukyan :
MMA – Le secret d’Arman Tsarukyan pour rester actif en dehors de l’UFC et continuer de divertir ses fans.
Quand le grappling devient l’alternative idéale
Arman Tsarukyan vit une situation frustrante depuis un moment. Numero 1 contender au classement des poids légers UFC, le combattant arménien attend toujours son shot au titre. Pendant ce temps, l’UFC continue sa route avec d’autres affrontements, laissant le prétendant sur le carreau. Face à cette réalité, Tsarukyan a trouvé une solution astucieuse : le grappling. Et pas n’importe comment. Il enchaîne les matchs de lutte grappling avec une régularité impressionnante, tous les quelques jours, ce qui serait tout simplement impossible dans le contexte d’un combat MMA traditionnel.
Ce qui pourrait sembler contre-intuitif cache en réalité une logique implacable que Tsarukyan a décidé de partager avec le monde du MMA.
La différence clé entre le MMA et le grappling
Le prétendant léger a mis le doigt sur quelque chose d’essentiel : la peur de se prendre des coups à la tête. En UFC, chaque combat génère un stress mental et physique considérable. Les coups de poing, les kicks, les genoux – tout cela crée une tension inévitable pour le corps et l’esprit du combattant. Même en entraînement, cette appréhension existe.
En grappling pur, cette variable disparaît complètement. Pas de crainte d’une main qui vient vous frapper au visage. Pas de calcul inconscient liée aux éventuels dégâts neurologiques. La lutte se concentre uniquement sur les techniques, les positions et la maîtrise du corps adverse. Cette absence de stress mental lié aux frappes permet une récupération bien plus rapide.
C’est pour cette raison que Tsarukyan peut littéralement revenir sur un tapis quelques jours plus tard, alors qu’un combattant UFC devrait attendre plusieurs semaines avant d’être vraiment opérationnel. Le concept est brillant dans sa simplicité : en éliminant une variable physique majeure, on réduit drastiquement le temps de récupération nécessaire.
Une stratégie pour rester affûté
Coincé en attente d’un combat pour le titre, Tsarukyan refuse de rester inactif. Beaucoup de combattants en sa position baisseraient les bras, accepteraient un combat contre un challenger moins prestigieux, ou prendraient du repos. Pas lui. Il a compris qu’il pouvait utiliser le grappling comme un outil d’entretien de ses compétences et de sa condition physique générale.
Ce switch régulier entre le MMA et le grappling lui permet de tester constamment ses limites, de perfectionner sa défense, et surtout, de conserver son rythme compétitif sans subir les dégâts normalement associés aux combats en cage.
Les défis du changement de catégorie de poids
Récemment, Tsarukyan a affronté Sharaputdin Magomedov en grappling. Le problème ? Un écart de poids considérable les séparait : 14 kilogrammes d’écart entre les deux hommes le jour de la pesée. Magomedov combat habituellement à 84 kg, bien au-delà des 70 kg de Tsarukyan.
Le match s’est terminé sur un match nul, mais Tsarukyan a compris une leçon importante. La taille et la puissance créent une différence drastique au sol. Les projections deviennent plus compliquées, la domination plus difficile à maintenir. Avec des adversaires de sa propre catégorie de poids, le ressenti serait complètement différent.
Cette expérience met en lumière une réalité souvent ignorée : le grappling sans règles de poids strict crée des défis totalement différents du MMA régulé. Tsarukyan le sait maintenant de première main.
Pourquoi pas un superfight grappling contre Islam Makhachev ?
Inévitablement, les fans posent la question : et si Tsarukyan affrontait Islam Makhachev en grappling pur ? C’est le combat que tout le monde aimerait voir, une revanche du combat MMA de 2019 où Makhachev avait dominé Tsarukyan par décision.
La réponse est malheureusement très prosaïque : l’argent. Islam Makhachev gagne bien trop en UFC pour risquer une incursion en grappling. Les purses proposées dans ce sport ne peuvent simplement pas rivaliser avec les revenus qu’il tire de ses combats en cage. Personne ne peut offrir les mêmes garanties financières. Le superfight restera donc au pays des rêves des amateurs.
L’avenir de Tsarukyan : attendre ou conquérir
Avec un combat grappling programmé contre un ancien champion du discipline prévu le 10 janvier 2026, Tsarukyan continue de cultiver son activité compétitive. Chaque match lui permet de rester sharp, de peaufiner ses techniques et de maintenir sa confiance.
Mais la vraie question demeure : jusqu’à quand cette situation perdurera-t-elle ? Un combattant de son calibre, numéro 1 contender incontesté, ne peut pas rester indéfiniment en attente. Tôt ou tard, Tsarukyan devra revenir à l’UFC et réclamer son dû. Quand ce moment arrivera, il sera prêt. Grâce au grappling, il s’assurera d’être en pleine forme, mentalement et physiquement.
Son approche novatrice montre une chose : même dans l’adversité, un champion trouve des moyens créatifs de progresser. Et Tsarukyan en est l’exemple parfait.