Entre un Ciryl Gane champion par intérim de l’UFC, et de belles pépites au sein de l’organisation, le MMA français semble lancé vers un avenir prometteur.

Avec la récente signature de Benoît St-Denis à l’UFC, de nombreux observateurs ont pu souligner l’augmentation progressive de frenchies au sein de l’organisation américaine. Même si au vu de l’ensemble du roster, le nombre de combattants tricolores peut paraître minime, une étape de plus est atteinte. C’est une réelle victoire pour l’ensemble des acteurs et amateurs du MMA en France. Au départ tout n’était pourtant pas si simple.

Un « eye-poke » dès le premier round

La légalisation plus que tardive de la discipline (dernier pays au monde), a été des années durant, un frein à son développement.

Plusieurs phénomènes y ont contribué. Le gouvernement en premier lieu, qui s’est des années durant opposé à la discipline. Les plus importantes fédérations de sports de combats françaises ont aussi fait barrage, face à cette néo-concurrence, afin d’éviter la perte de licencié(e)s, ainsi qu’une crainte de désintérêt de la part du public envers leur discipline. Le gouvernement, qui s’est des années durant opposé à la discipline.

Le traitement des médias ayant favorisé une image barbare des arts martiaux mixtes (et de ce fait une opinion générale négative), est également l’un des facteurs principaux. Alors comment le MMA français est-il devenu si prometteur ? Explications.

Un véritable travail au corps

Le MMA a envahi les sphères sportives et médiatiques depuis près de 6 ans. Une réelle mondialisation, due notamment à l’immense travail de l’UFC et l’émergence d’une icône comme Conor McGregor. Le public français n’a évidemment pas été épargné.

Un véritable « travail de l’ombre » a été réalisé depuis de nombreuses années. Beaucoup de clubs et structures ont émergé, en région parisienne ainsi que sur l’ensemble du territoire français. Dès lors, le « retard » a pu être anticipé et de nombreux clubs, pour certains de vraies usines à combattants, ont vu le jour au cours des 5, 10 voire 15 dernières années pour les plus anciens.

Un vivier pluridisciplinaire de combattants

En effet, la France fournit un lot d’athlètes qui excellent sur le plan international. L’exemple qui s’est illustré le plus récemment est le judo. Depuis longtemps, la France est un pays qui excelle dans la discipline. Il suffit de voir les résultats obtenus par les judokas français aux JO de Tokyo cet été, pas moins de 8 médailles, à des poids différents, chez les hommes, comme chez les femmes.

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Il en va de même pour ce qui est du striking. En kickboxing (de Jérôme le Banneur à Anissa Meksen) ainsi qu’en Boxe Thaï (de Damien Alamos à Samy Sana), plusieurs boxeurs/boxeuses ont obtenu les titres mondiaux les plus prestigieux au sein de divers événements et organisations.

Ils ont cependant, pour la plupart, été (et restent) victimes de sous-médiatisation. Le niveau du pieds/poings français reste reconnu mondialement, grâce à des structures et un enseignement de qualité qui perdure. Idem pour ce qui est du grappling/jjb et de la luta livre, ces sports qui font partie intégrante du MMA, de nombreux athlètes français se mesurent et triomphent sur la scène mondiale (Thomas Loubersanes, par exemple).

En boxe anglaise, même si la France n’a jamais vu naître d’icône, elle a toujours fourni son lot de combattants très solides, au niveau amateur et pro. Mais la diaspora hexagonale s’étend au-delà de l’UFC. De nombreux combattants français brillent au sein d’organisations mondiales et européennes, où le niveau est très relevé. On pense notamment à Saladine Parnasse (KSW), Morgan Charriere (Cage Warriors), ou Amin Ayoub (Brave), qui ont tous les trois moins de 26 ans, et ont déjà été champions de leurs organisations respectives.

Le bout du tunnel ?

Certains athlètes français, provenant d’autres disciplines, commencent à se convertir au MMA (comme le champion du kickboxing Cédric Doumbé), notamment car les retombées financières y sont bien plus attrayantes que dans les pieds/poings par exemple.

Ce phénomène est révélateur, de l’impact et du potentiel de ce sport du troisième millénaire que sont les arts martiaux mixtes. Les réseaux sociaux sont également un outil majeur pour la diffusion du sport à travers le monde, et permettent un véritable coup de projecteur pour sur les combattants. Ils sont sources de buzz conséquents, qui participent à la popularisation de la discipline.

Avec des gyms et structures de grandes qualités, l’émergence de combattant(e)s au plus haut niveau, et un engouement populaire qui ne cesse de croître, le futur s’annonce très prometteur pour le MMA français.

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Crédits photosUFC
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