Test UFC 4 Nate Diaz Jorge Masvidal

Il aura fallu attendre plus de deux ans pour enfin voir la dernière version de UFC by EA Sports. Il faut dire que les développeurs prennent leur temps pour sortir leur jeu et c’est tant mieux. En effet, après un troisième épisode qui avait placé la barre encore plus haut que le second, je vous l’annonce tout de suite, vous n’êtes pas prêts pour cet UFC 4 (aussi bien en bien qu’en mal hein).

Iiiiiiiiiiiiiiiiit’s timeeeeeeeeeeeeeeeeee !

À la différence d’un FIFA ou d’un NBA 2K UFC, bien qu’il soit sous la coupelle d’EA Sports, UFC 4 (dispo ici) est tout de même un jeu dit « de niche ». Alors que les adeptes du MMA croît de jour en jour sur le territoire il faut avouer que le nombre des ventes n’égale pas FIFA. Prenez un jeu où vous êtes les seuls sur le marché et où le panel de joueurs est plus faible qu’ailleurs, faire du simple copier-coller d’année en année serait se tirer une balle dans le pied, mais aussi jouer la carte de la facilité.

EA Sports a fait le pari de tenter de renouveler l’expérience à chaque fois. Depuis 2014, le jeu n’a eu de cesse de proposer plusieurs améliorations et même une nouvelle façon de se vendre auprès du grand public. Il s’est adapté à ce sport, jeune et en pleine mutation.

Reprenons les choses depuis le début. À la base, le jeu n’était pas annoncé pour tout de suite. La période de l’automne avait commencé à circuler. Il a fallu un event l’air de rien pour que la date définitive soit dévoilée : ce sera le 14/08.

EA a pris de revers pas mal de monde puisqu’au moment de l’annonce aucun matériel n’avait fuité ce qui pouvait présager le pire. Une sortie anticipée sur un jeu comme ça ? Help ! Et la machine marketing s’est mise en route en nous envoyant des visuels, des vidéos promos nous promettant monts et merveilles. Comme Saint-Thomas, je ne crois que ce que je vois, manette en mains.

Désormais exit les covers ternes avec juste un ou deux combattants, désormais place aux couleurs, au street art bref on prend ce qui fonctionne chez FIFA pour essayer de l’adapter à l’UFC. Mine de rien, cette jaquette est la plus classe des 4 et s’adapte encore une fois à un nouveau public.

Ménage de printemps

Fin juillet, début août, Brian Hayes le Directeur Créatif du jeu publié une lettre aux joueurs en annonçant d’emblée la couleur : le mode UFC Ultimate Team c’est fini. La raison ? À la différence de FUT, ce mode n’était pas bien adapté à ce genre de jeu. Du coup, on peut se poser légitiment la question suivante : on met quoi à la place ? La réponse est claire : rien. Enfin presque…

À l’instar des trois autres jeux, UFC 4 met réellement le joueur au cœur de tout. Depuis UFC 2, le jeu démarrait sur LE combat phare qui avait marqué l’UFC. Ici, c’est le mode carrière qui ouvre les festivités. La phase de création de son avatar est obligatoire. Si, tout comme moi, vous aviez l’habitude de prendre un combattant déjà créé pour le faire évoluer, ce ne sera possible qu’après.

Parlons-en de ce mode carrière. Faire mieux qu’UFC 3 n’était pas non plus trop compliqué. Dépenser simplement des points de compétences soit pour faire monter la hype ou les compétences de son combattant, disons qu’il y a plus palpitant.

Comme je vous le disais, le jeu démarre sur une cinématique mettant en scène Coach Davis, un entraîneur qui va vous mettre le grappin dessus après vous avoir repéré lors d’un combat amateur. Enfin, nous pouvions nous dire qu’EA reprenait ce qui faisait la force du dernier Fight Night à savoir un mode carrière scénarisé. C’est effectivement le cas au début. Il y a de nombreuses cinématiques laissant croire à un hypothétique scénario. Oui, mais non. Plus nous avançons dans le mode carrière et plus le côté « scripté » disparaît laissant la place au côté classique de ce mode de jeu.

Vous avez toujours des points de compétences à dépenser durant votre préparation soit pour faire monter la hype avant votre combat soit pour vous entraîner. Niveau hype d’avant combat, nous retrouvons les classiques « Poster sur les réseaux sociaux », « Séance photo UFC » etc. Prudence, car certaines choses sont obligatoires si vous ne voulez pas vous prendre une amende ! La dure loi du sport. Vous aurez également la possibilité de nouer des contrats de sponsoring qui vous rapporteront du cash à chaque combat. Plus vous monterez dans le classement et plus les contrats seront juteux. Vous pourrez également nouer des relations avec certains combattants ce qui vous permettra de les inviter à des sparrings afin qu’ils vous apprennent des mouvements spéciaux (ne rêvez pas cela vous coûtera des points à dépenser de l’argent aussi). En revanche exit le fait de changer de training camp. Désormais, vous n’aurez que Coach Davis comme seul partenaire.

Petite nouveauté et pas des moindres, vous aurez la possibilité d’acheter des indices sur la qualité de votre adversaire afin d’orienter votre training camp. Si tel adversaire est plus orienté boxe alors il serait peut-être judicieux de tout miser sur le sol afin de le prendre à revers ou alors jouer sur le même terrain que lui et s’orienter plus vers le côté boxe.

Dieu merci, UFC 4 renoue avec UFC 2 en nous faisant participer aux entraînements. C’était un moindre mal ! Allez-y mollo quand même, car si vous déglinguez votre sparring, il sera blessé et vous ne pourrez plus vous entraîner avec lui un petit moment. Si vous remplissez chaque objectif, vous obtiendrez des points de compétences à dépenser afin d’améliorer votre avatar. Autre nouveauté, plus vous avancerez dans votre carrière et plus vous prendrez de coups et donc perdrez en compétences. Il vous faudra donc les racheter.

Il y a une chose que j’attendais avec impatience et que l’on nous avait vendue lors d’une vidéo promo : évoluer dans une autre catégorie de poids. Il faudra prendre votre mal en patience, car ce n’est pas tout de suite que l’on vous proposera le super fight vous permettant de cumuler deux ceintures. On nous avait soufflé l’idée que nous pourrions aller ici et là afin de rincer tout le monde. Moralité, après 20 combats il faut encore attendre. Disons qu’EA n’a pas su exploiter une particularité qui aurait pu être énorme ! Finalement, après être devenu champion, on se retrouve à nettoyer toute la catégorie, obtenir un super fight et merci au revoir. Oui OK, vous pourrez tenter de devenir le meilleur de tous les temps en remplissant certains objectifs, mais les moins puristes lâcheront l’affaire rapidement.

Niveau longévité de la carrière, si vous évitez de vous prendre une dérouillée à chaque combat, vous avez de quoi tenir un petit moment et ça c’est plutôt cool. À chaque renouvellement de contrat, vous avez la possibilité de négocier des bonus qui, si vous faites le nécessaire pour les obtenir, vous rapporteront du cash et des fans. Ce n’est pas exceptionnel, mais disons que cela façonne un peu plus ce mode qui était tout de même poussiéreux.

Il faut aussi savoir une chose. Avant de démarrer à l’UFC, vous évoluerez au sein du WFA. Plus vous atteindrez les sommets au sein de cette organisation, mieux vous serez classés à l’UFC. Vous pouvez aussi faire le pari, comme moi, d’accepter très rapidement une proposition de l’UFC. Auquel cas, vous démarrerez dans le bas du classement. Il sera également possible de retourner en WFA si jamais vous veniez à perdre votre contrat à l’UFC. Toujours pour mieux revenir après. Bref, désormais vous gérez votre carrière comme vous l’entendez avec même la possibilité de refuser des combats !

Niveau personnalisation de son avatar, EA a mis le paquet puisque vous pourrez habiller votre combattant de la tête au pied et même personnaliser votre carte « joueur », comme une carte de visite virtuelle, qui vous servira pendant vos parties on-line. Chaque élément pour personnaliser votre avatar est payant avec de l’argent que vous remportez en remplissant certains objectifs quotidiens. Ce sont d’ailleurs les seules transactions in-game.

Vous l’aurez compris, le mode carrière a subi un sacré ravalement de façade et ce n’était pas plus mal. En même temps, en enlevant le mode Ultimate Team, il fallait compenser ailleurs.

I’m not surprised motherf*cker !

Abordons maintenant le cœur du jeu : sa jouabilité. Car faire un jeu de MMA c’est aussi tenter d’être le plus fidèle possible, de retranscrire toute la dynamique du corps, ses souffrances comme ses postures. EA nous avait prévenus : nous avons revu la manière d’aborder les combats en revoyant tout ce qui touche au grappling. En somme ce qui posait problème avant.

Comment aborder la chose simplement ? En ce qui concerne la dynamique des corps, le poids des coups portés ou reçus, on a franchement franchi un autre palier. L’expérience de jeu est supérieure à ce que nous avions sur le volet précédent. Il est important de noter qu’il y a deux nouveautés majeures dans cet UFC.

La première concerne le clinch. Désormais, vous pouvez littéralement choper votre adversaire par la tête, l’emmener au bout de la cage et l’emmener au sol. C’est beaucoup moins mécanique et beaucoup plus fluide. L’autre nouveauté vient des soumissions. À titre perso, c’est un élément que j’affectionne tout particulièrement, car placer des soumissions est mon petit plaisir coupable. Dans UFC 4, il est plus facile d’en placer. Vous me direz : oui, mais c’est quoi le problème en fait ? Les placer c’est bien, les verrouiller et gagner c’est encore mieux ! Car oui habituellement il fallait user nos joysticks au point de les défoncer afin d’arriver à nos fins. Oui, mais voilà tout ça c’est fini, car selon les soumissions que vous voulez faire (articulaire ou choke), la manipulation ne sera pas les mêmes. Alors que la première se dosera avec les gâchettes, les autres se feront avec les joysticks. Pratique pour les débutants… Et ce n’est pas fini. Le système pour les verrouiller à changer puisque maintenant il y a deux jauges et il vous faudra être systématiquement au-dessus de votre adversaire pour remporter la mise. Pendant la soumission, il est désormais possible de frapper votre adversaire afin de le faire plier un petit peu plus. Entre ça et les touches qui changent pour tenter un single leg, on peut dire que cet UFC 4 ne manque pas de surprise. Bonne ou mauvaise, c’est selon, mais en tout cas il propose des choses.

Graphiquement, le jeu est dans la norme actuelle. Les animations hors cage sont fluides et la composition graphique n’a pas à rougir. Alors oui certaines animations des corps posent problème par moment, mais je rappelle que nous avons joué sur une version sans patch day one. Il y a fort à parier que tout cela sera réglé d’ici la sortie.

Test your might

Les puristes sauront à quoi je fais référence en disant cela. Toujours dans cette volonté de drainer le plus de monde possible, les menus et tous les modes de jeux ont subi un petit coup de dépoussiérage. Pour ce qui est de la présentation des combattants, on doit désormais se cantonner à des têtes sur le côté de l’écran à la manière d’un Street Fighter ou d’un Tekken. Les puristes reconnaîtront les combattants facilement, les autres vont un peu galérer.

On retrouve toujours les classiques combat on-line ou off line avec la possibilité de créer vos propres events. Toujours présent et aussi kiffant, le mode KO avec la possibilité d’incarner Anthony Joshua ou Tyson Fury et même Bruce Buffer (oui oui). Ces derniers sont aussi disponibles en dehors de ce mode de jeu. Rien de bien neuf au soleil si ce n’est deux nouvelles arènes : Back yard et Kumite. Pour la première, vous évoluez dans une cour derrière une maison faisant ainsi clairement référence aux vidéos tournées par Kimbo Slice. La seconde est un mix entre Bloodsport et Mortal Kombat. Les combattants évoluent dans une sorte de grotte au milieu de laquelle se trouve un octogone. Niveau ambiance on est clairement dans Kickboxer avec un environnement sonore à la Mortal Kombat. C’est pas déplaisant, bien au contraire et au moins cela a le mérite de diversifier la chose.

Vous l’aurez compris, UFC 4 a pris le pari de bousculer les bases afin d’atteindre un public plus varié. L’absence du mode Ultimate Team risque d’en rebuter certains alors que d’autres y trouveront leur compte. Ce qui fut mon cas clairement. Note : 8/10.

1 COMMENTAIRE

  1. Le mode carrière est vraiment bidon et ennuyeux à mourir… J’ai même pas fini mes 10h d’essai et je l’achèterai pas. J’espère vraiment pouvoir un jour rejouer à ufc 3 undisputed. Il faut un max de gens qui fasse la demande de portage du jeu au près de ea sports. D’ailleurs faudrait carrément une pétition car franchement depuis que thq a été racheter le jeu régresse c’c’est horriblement dommage.

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