Interview du Dark Destroyer – Jimi « Poster Boy » Manuwa

Avant d’affronter Corey Anderson en main-event de l’UFC London, Jimi Manuwa a répondu à nos questions sans passer par la case détour.

La Sueur – Tout d’abord comment se passe ton « weight-cut » ? (l’interview était 2 jours avant la pesée / 3 jours avant le combat)
Jimi Manuwa – Ça se passe bien, je suis au même poids que celui auquel j’étais la dernière fois au même stade.

Tu vas te présenter sur la balance à 93 kilos, quel est ton poids dans la vie de tous les jours ?
Généralement je suis autour de 105-106 kilos, c’est là que je me sens le mieux.

Pour ce camp d’entraînement, t’es-tu organisé comme d’habitude, en partageant ton temps entre le Keddles Gym, Nova Forca and the All-Star Training Center in Sweden ?
Exactement, et je m’entraîne aussi à la « Bounce Gym » à Londres, ils m’aident pour mon conditionnement physique. Ils font un super boulot de mise en forme, et plus particulièrement de mise en « combat form ».

Lors de ton dernier combat, tu as mis KO le pourtant très solide Ovince St Preux, en montrant dans le même temps un arsenal de plus en plus complet. Qu’est-ce que la défaite contre Anthony Johnson a changé en toi, et quels ajustements as-tu dû mettre en place ?
Une défaite c’est toujours un bon moyen d’apprendre, tu reconsidères tout dans son ensemble. Et ce que j’ai réalisé c’était que j’étais trop petit. Pas assez épais. C’est pour ça que j’ai changé ma routine de conditionnement physique. La Bounce Gym m’a donc fait devenir plus gros et plus fort, et a modifié mon entraînement pour me permettre de devenir plus endurant et garder ma puissance pendant encore plus longtemps. Je suis donc surtout devenu beaucoup plus gros, chose que tu es en réalité obligé de faire si tu veux accrocher l’élite de l’élite dans la division.

Et tu as constaté les changements dès ton combat contre OSP ? Tu as ressenti une vraie puissance ?
Complètement, mais la puissance je l’ai toujours eue, je me suis juste senti encore plus puissant que d’habitude. Et quand tu arrives au top de ta division, ce que j’ai fait, tu te rends compte à quel point le différentiel de force et de puissance est énorme par rapport au reste. Tout le monde est plus fort, plus lourd. Avant je me reposais uniquement sur mes attributs et mes talents naturels pour avancer, mais arrivé en haut tu es forcé de te mettre à niveau.

Quand tu vois des gars comme Rumble (Anthony Johnson – NDLA) ou Daniel Cormier avoir du succès en heavyweight et en light-heavyweight, est-ce que ça te donne envie de grimper d’une catégorie pour t’essayer chez les lourds ?
Non, ces heavyweights sont vraiment trop massifs, trop énormes. Regarde ce mec Francis Ngannou, il est absolument monstrueux. Non, si jamais je devais changer de catégorie, je pense que je m’orienterais plutôt vers la catégorie d’en dessous, en middleweight (-84kg).

Tu vas combattre dans ton jardin Londondien, est-ce que c’est de la pression supplémentaire ou au contraire ça te transcende ?
Il n’y a pas vraiment de pression parce que je suis extrêmement concentré. Mais c’est à Londres que tout a commencé pour moi, et je vais sûrement pas les laisser tomber. Samedi je vais combattre pour eux et j’ai HÂTE de marcher vers l’octogone et de les voir. Je vais m’imprégner de la foule, voir mes proches. Je vais performer pour eux.

Y a-t-il des combattants ou des personnes que tu as rencontré et qui t’ont vraiment inspiré ?
Anderson Silva m’a énormément inspiré. Je l’ai rencontré il y a quelques années, on a parlé un peu, mais il est définitivement mon combattant préféré. J’ai aussi rencontré Conor McGregor, et duquel j’ai énormément appris sur l’aspect business du sport. Il m’a pas mal inspiré aussi.

À l’heure où la bouche semble payer autant que les skills, tu ne sembles pas plus que ça être un fan de trash talk. Quelle est ta position par rapport à ça ?
Je ne suis pas un trash-talker. Ca ne correspond pas à a ma personnalité, je suis quelqu’un de calme. Et j’ai terminé quasiment tous mes combats par KO, je ne pense pas avoir besoin d’essayer d’intimider mes adversaires encore plus pour être honnête.

Apparemment tu t’es beaucoup battu dans ta jeunesse. Penses-tu que ça a pu te donner un avantage, une sérénité mentalement et psychologiquement pour les combats en cage ? Penses-tu qu’il existe un lien?
Oui personnellement je pense que c’est lié. Je me suis retrouvé dans beaucoup de bagarres pendant ma scolarité, et pour certains de ces combats on se mettait d’accord sur le lieu et l’heure, et on se retrouvait après l’école. Tout le monde formait un grand cercle autour de nous et on se battait. Je crois que d’une certaine manière ça m’a habitué à la folie d’un combat.

Tu combats samedi contre Corey Anderson, quelle est ta prédiction ?
Je choisis toujours le KO pour mes combats.

Merci pour tout Jimi, on attend samedi avec impatience ! Bon courage !

Rust

Rust

Envoyé La Sueur à l'international, MMA chez La Sueur
Machine à tuer sympathique. La courtoisie est toujours de mise.
Rust
Photo By: UFC
1 Discussion on “Interview du Dark Destroyer – Jimi « Poster Boy » Manuwa”

Leave A Comment

Your email address will not be published.