Nouvelle étape pour le MMA Français en 2026
En bref
- Le MMA français deviendra une fédération autonome au plus tard le 31 décembre 2026.
- 300 clubs, 10 000 licenciés et 7 médailles internationales pour les Bleus en cinq ans.
- La cohabitation avec la boxe se poursuivra jusqu'à la passation officielle en 2026.
MMA – Après six années sous la tutelle de la fédération française de boxe, le MMA prend enfin son envole avec la création de sa propre fédération.
Cinq ans après sa légalisation, le MMA français franchira une nouvelle grande étape. En effet, en septembre 2026, la Fédération Française de MMA (FMMAF) verra enfin le jour. Pour rappel, depuis 2020, le sport évoluait sous l’égide de la Fédération Française de Boxe, une solution transitoire qui a permis de structurer cette discipline nouvellement légalisée. Et le moins que l’on puisse dire est qu’en cinq ans, les résultats ont été probants : « Il n’y a pas que la formation des athlètes, mais aussi celle des entraîneurs et des officiels. », explique Dominique Nato, président de la FFB. Avec plus de 300 clubs affiliés, une licence à 23 €, et un corps arbitral dédié, le MMA a su gagner ses lettres de noblesse et entrer dans le coeur des français. Sept médailles internationales ont même été remportées par les équipes de France amateurs. Toutefois, le ministère des Sports a demandé à la FFB de prolonger son accompagnement jusqu’à fin 2026. « Pour accompagner le MMA jusqu’à son autonomie. » a précisé Dominique Nato. In fine, la passation finale se fera au plus tard le 26 décembre 2026.
Une discipline désormais reconnue
En quelques années, le MMA a su se détacher de son image sulfureuse pour s’imposer comme un sport encadré et accessible. Une distinction nette existe désormais entre pratique loisir et compétition. Tous les organisateurs, de l’UFC et du PFL jusqu’aux organisations françaises (Hexagone MMA, ARES…) doivent se conformer aux règles strictes de la FFB. « L’argent du MMA ne va pas à la boxe, et inversement. » rappelle Dominique Nato. Ainsi, l’économie du MMA repose en France sur un modèle maîtrisé, bien loin de la vision de machine à cash dominante à l’étranger. De plus, la visibilité croissante de la discipline et sa reconnaissance institutionnelle ont fini par convaincre les autorités sportives. Désormais, le MMA français est capable de s’autogérer. Pourtant, tout n’était pas gagné d’avance. Pour preuve, l’autonomie du MMA français était initialement prévue pour 2030. Finalement, ce sera quatre ans plus tôt.