Pain Is Temporary, Pride Is Forever

Est-ce qu’il vous arrive aussi de penser que vous pourriez faire de meilleurs entrainements et aller beaucoup plus loin si vous aviez un peu moins mal pendant le workt-out?

La science répond que ce serait sans doute le cas ! Pour une étude publiée dans l’European Journal of Applied Physiology, des chercheurs ont demandé à un groupe de cyclistes de s’entrainer sur des vélos par intervalles, en enchaînant plusieurs phases de sprint. Une partie d’entre eux a reçu 1,5 grammes de paracétamol avant l’exercice, quand l’autre partie a reçu un placébo. Résultat ? Les performances de la partie ayant reçu les analgésiques ont été beaucoup plus élevés que l’autre… Plusieurs études similaires ont apporté les mêmes conclusions : l’effort physique est régulé par notre perception de la douleur, et une plus grande tolérance à la douleur peut améliorer nos performances.

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Cependant, hors de question de commencer à prendre des médocs avant l’entrainement ! Votre foie ne risque pas d’apprécier, et vous manquerez de recevoir de précieux messages envoyés par corps ; ne pas recevoir correctement ces messages, c’est la meilleure façon de se blesser. Ce qu’il faut retenir de ces études, c’est qu’en essayant d’améliorer votre tolérance à la douleur, vous améliorerez sans doute vos performances sportives.

Mais comment ? Quels sont les secrets des coureurs de l’Ironman qui parcourent une distance totale de 226 kilomètres, ou des rugbymans qui continuent à courir même après avoir pris de sacrés coups sur le terrain ?

Continuez à vous entrainer !

D’autres études montrent que les grands sportifs ont des seuils de tolérance à la douleur plus élevés que le reste de la population. Le point auquel la douleur est ressentie est le même, cependant la tolérance à cette douleur (le moment où l’on juge cette douleur insupportable) est bien meilleure chez les sportifs.

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De bonnes performances et une plus grande résistance à la douleur vont donc ensemble ! Plus vous vous entrainerez, moins vous serez sensible à la douleur. Les séances d’entraînement à haute intensité comme les intervalles en course, semblent être un excellent moyen de renforcer cette résistance.

Bien que cela puisse sembler paradoxal, il est également essentiel de bien récupérer entre chaque séance. Si vous n’êtes pas bien reposés, vous ne serez pas en condition pour faire de bonnes performances, et la fatigue réduira votre seuil de résistance.

Faites la différence entre les “bonnes” et les “mauvaises” douleurs

Attention à faire la différence entre la douleur (ou l’inconfort) associée à la course ou autre entraînement, et celle liée à des blessures réelles. Quand il s’agit de cette dernière, il n’y a aucun avantage à supporter le mal.  Si une douleur très vive vient soudainement, c’est que vous avez certainement fait un mauvais geste, voir même que vous vous êtes blessé. Dans ce cas mieux vaut arrêter l’entrainement pour ne pas aggraver la blessure, et voir un médecin si elle persiste !

La “bonne douleur” est celle liée à la fatigue de vos muscles, est de courte durée et n’est pas intolérable. Si vous n’êtes pas en forme et faites un long running, ou si vous essayez de soulever un poids que vous n’avez jamais levé, vous sentirez forcément un peu de douleur. Elle se dissipe habituellement peu de temps après l’exercice, il ne faut pas en avoir peur ! Les courbatures, liées à des déchirures microscopiques dans votre muscle, qui permettent de le reconstruire plus fort, peuvent également être considéré comme un type de douleur positif.

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Un mental d’acier

Les grands sportifs emploient – souvent inconsciemment – des stratégies cognitives (ou mentales) qui les aident à supporter et à réagir positivement à la douleur.

Plutôt que de penser « Ouch, ça fait mal ! », dites-vous que ces pincements sont la preuve  que vous êtes sur la bonne voie pour atteindre vos objectifs sportifs. C’est un passage nécessaire et vous serez fiers une fois l’entrainement terminé ! Vous pouvez également vous concentrer sur l’acte lui-même, ou bien penser à quelque chose de positif pour vous distraire (le paysage, une bonne musique dans les oreilles…).

La tolérance a la douleur est très liée à votre état d’esprit, alors que vous soyez un athlète de haut niveau ou un coureur du dimanche, restez positifs et de bonne humeur pour la vaincre !

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