Preview PES 2019 – la bonne pour détrôner FIFA ?

Alors que l’été bat son plein, Konami a eu l’ouïe fine et décida de sortir la démo de sa simulation de football, PES 2019 en plein mois d’août. Alors que chaque année, la bataille entre pro FIFA et pro PES fait rage, comment Konami a géré les choses cette année ? Petit tour d’horizon après avoir pu tester la démo.

Malgré son partenariat avec l’As Monaco et le FC Barcelone, nous avons appris il y a quelque temps que Konami avait perdu les droits de la Champions League cette année au profit de FIFA. Au-delà d’une bataille de gameplay, il s’agit encore et toujours d’une bataille de contenu.

Quel jeu parviendra à rendre le plus fidèlement possible un match de championnat ou de coupe ? Force est de constater qu’à ce petit jeu, c’est FIFA qui remporte la palme : licences à foison, un mode histoire immersif à souhait et le FUT sont autant d’arguments de vente pour les inconditionnels de la série. Seulement voilà. Tout n’est pas qu’une affaire de licences. Le gameplay est bien évidemment la clé de voûte de l’expérience football.

Il faut avouer que PES 2019 (dispo en précommande ici), du moins dans sa version démo, propose de bonnes choses. J’ai enchaîné les matchs et le sentiment général qui en ressort est la fluidité de la balle et des corps le tout couplé à une forme de pesanteur recréant ainsi une vraie dynamique. Par rapport à PES 2018, cette sensation de « lourdeur » est comme atténuée, proposant ainsi des parties au plus proche de la réalité. À titre d’exemple, en termes de ressenti, je ressens davantage de choses en effectuant une passe en profondeur ou même un centre sur PES que sur FIFA.

Du contenu en moins, du gameplay en plus

Pour avoir fait un match de FIFA 18 juste derrière, je n’ai pas ressenti la même dynamique. Les corps semblent flotter et le contrôle de la balle plus incertain. Elle est plus légère et de fait moins « réaliste ». Au niveau des graphismes, bien que des améliorations seront apportées d’ici la sortie, le dessin des visages et les réactions faciales sont un cran au-dessus par rapport à la saison dernière. Que vous preniez l’équipe de France ou le FC Barcelone, impossible de ne pas savoir qui et qui.

En revanche certaines expressions notamment lors des célébrations sont, à mon sens, encore à améliorer. De manière générale, les visages sont nettement plus travaillés sur PES que sur FIFA. Il y a aussi le cas des hymnes nationaux. C’est très bien de la part des développeurs d’avoir pensé à faire bouger les lèvres des joueurs encore faudrait-il qu’il y ait une forme de cohérence. Le tout fait un peu artificiel et c’est bien dommage.

Au final, cette petite démo de PES nous permet de constater, de nouveau, que le gameplay est vraiment au rendez-vous et qu’il a même été redynamisé. Quelques graphismes sont à revoir et l’absence de certaines licences pourra rebuter certains joueurs notamment les néophytes qui préféreront privilégier les licences au gameplay. Au final, cette guerre FIFA vs PES c’est le combat de la sensation contre le marketing. À vous de choisir.

Mister Baddack

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Photo By: Konami

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