Test PES 2018 – dealer d’émotions footballistiques

Comme chaque année, Konami et EA Sports jouent du coude à coude dans les rayons jeux vidéo. D’un côté, les adeptes de FIFA et de l’autre ceux de PES. 2018 ne dérogera pas à la règle. J’ai eu l’occasion de mettre la main sur la dernière mouture du jeu de Konami. La version 2018 du jeu marquera-t-elle le retour sur le devant de la scène se permettant ainsi de griller la priorité à l’indétrônable FIFA ?

PES c’est, pour moi, comme une petite madeleine de Proust. Déjà parce que je connais la série depuis qu’elle se fait appeler chez nous International Superstar Soccer. Ah ces fameux matchs où l’on jouait avec Zidern ou Dessaillo… Époque où seule FIFA détenait les licences… Pro Evolution Soccer c’est aussi la PES League que j’avais eu la chance de disputer avec un camarade aujourd’hui capitaine de l’équipe nationale de Mauritanie ! Ce n’est pas sans une certaine émotion que j’ai donc eu la chance de tester ce jeu.

Une foison de modes de jeux

PES 2018 regorge de nombreux modes de jeu. Cela peut aller du simple championnat de base, en passant par la coupe du monde et la master league. C’est riche, très riche. Et je ne compte pas le jeu online (coopération, match de division, match trois contre trois etc…). Pour le test, je me suis focalisé sur deux modes : Become a legend et la Master League.

Le premier vous permet d’incarner un joueur existant (ou créé par vos soins) et de le faire évoluer. Vous allez gérer votre carrière avec tout ce que cela comporte (blessure, forme, transfert), bref vous avez les clés de votre destin. Durant les phases de jeu, vous ne contrôlerez que votre joueur. Bien qu’intéressant, ce mode me frustre un peu, car j’aime pouvoir jouer avec l’équipe dans son ensemble. Contrairement à un FIFA, nous sommes loin d’un mode aussi développé qu’avec Alex Hunter… Disons que cela est plus basé dans le concret et moins dans le récit. Les puristes apprécieront.

Petite note importante : la version testée ne comportait pas la mise à jour des transferts. Cependant, une option est disponible afin de mettre à jour les données. Vous pouvez également, si vous le souhaitez, éditer vous-même la base de données du jeu.

Le mode Master League est le mode qui vous prendra le plus de temps (hors modes en ligne bien évidemment). Contrairement à Become a legend, vous incarnez le manager d’une équipe. Vous gérez les entraînements, les humeurs du dirigeant, des joueurs. Vous avez également la main sur les transferts. Vous aurez également à gérer votre propre carrière puisque, selon vos résultats, des équipes pourront vous démarcher et vous finirez peut-être même par être à la tête d’une équipe nationale !

Je mettrai un petit bémol à l’environnement des menus que je ne trouve pas très intuitif malgré les petites icônes rouges signifiant un nouvel évènement. Et il arrive de perdre plus de temps à chercher le bon onglet qu’autre chose. Contrairement à FIFA qui intègre un mode histoire riche et complet, comme eux seuls savent nous les faire, PES joue la carte d’un mode simulation riche qui peut déplaire à certains et en ravir d’autres.

Ma Ma Mia les graphismes

FIFA 17 m’avait mis une claque lors de sa sortie, mais là clairement nous avons atteint un nouveau palier. La modélisation des joueurs, des arbitres, supporters, journalistes, agents de sécurité, est bluffante. Lors de certaines phases, nous avons même l’impression de faire face à du photo-réalisme tellement les expressions faciales et corporelles sont proches de la réalité.

Le toucher de balle est lui aussi proche des sensations que l’on peut ressentir sur un terrain. Le ballon est lourd dans les pieds et une simple passe peut rapidement dévier selon l’intensité que nous lui donnons. Chaque ballon devient unique et lorsque l’on réussit à faire un centre avec Neymar Jr en mode coup du foulard et ensuite la mettre au fond des filets, je peux vous dire que c’est tout simplement jouissif le tout sous les commentaires de Grégoire Margotton et Darren Tulett.

Durant la phase de test, il est arrivé qu’il y ait quelques bugs comme des gardiens qui passent à travers les filets et autre, mais mis à part cela aucun souci majeur n’a été à déplorer. Je n’ai pas non plus eu l’occasion de tester Usain Bolt (oui, oui). J’aurais bien aimé voir ce qu’il donnait sur le terrain, juste pour le fun. Mon petit côté nostalgique de France 98 regrette de ne pas voir, pour les 20 ans, une équipe de France en mode légende. 🙂

Vous l’aurez certainement saisi, mais cette version de PES m’a littéralement séduit. Konami a mis la barre très, très, haute. Reste à voir désormais la réponse de EA Sports, mais il faut espérer qu’elle soit sérieuse, car PES est bel et bien de retour.

Note : 9/10

On aime :
Les graphismes
Les modes variés
Le toucher de balle

On aime moins :
Les menus peu didactiques
Quelques noms de stades non officiels et quelques clubs sans licence
L’absence de ligue féminine

Mister Baddack

Mister Baddack

Monsieur Sports de Combat chez La Sueur
Mike Tyson, MMA & Café
Mister Baddack
Photo By: Konami
1 Discussion on “Test PES 2018 – dealer d’émotions footballistiques”
  • On oublie top souvent de parler de la communauté PES qui nous sort des patchs hallucinants !

    Pour moi, ce tuning est un gros gros +, et bien souvent compatible online.

    Aucun soucis donc avec les licences ou les Kits

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