Pour les adeptes de Hideo Kojima, la sortie d’un nouveau jeu du prodige est un évènement. Après la saga Metal Gear Solid, le japonais s’était absenté un petit moment de la scène pour travailler sur un nouveau projet : Death Stranding. Attendu par les inconditionnels comme le messie, retour sur ce que l’on pourrait appeler le GOTY.

Incontestablement, Death Stranding est LE jeu de l’année. Certes, il s’agit d’un avis purement subjectif, mais la proposition que fait le jeu en termes de narration et de gameplay en font un être à part dans le paysage vidéoludique de l’année voire même de la décennie osons le dire.

Death Stranding est le genre de jeu qu’il est complexe d’expliquer tellement ce dernier est un savoureux mix de philosophie et de chamanisme. Mais je vais tout de même me prêter à l’exercice.

Vous incarnez Sam Porter Bridges, coursier des temps modernes dans un monde où des créatures aussi étranges que paranormales ont décimé une partie de l’humanité. Il ne reste plus rien, enfin presque. Les États unis, ce vaste territoire, est quasiment vide. Chaque personne reste désormais dans son espace et ne communique plus faute de matériel et de technologie nécessaire créant ainsi des zones abandonnées et où des milices prennent la main sur les territoires. Terre sur laquelle il ne fait pas bon mourir puisqu’après le décès, il fait 48h au corps pour muter et se transformer.

C’est à ce moment que vous entrez en jeu. Votre but : reconnecter le monde à la vie, à l’univers.

Pour cela, il faudra marcher longtemps, très longtemps sur une map gigantesque, le tout accompagné par une bande originale magnifique. Vous serez amené à transporter tout et n’importe quoi. Vous rendre d’un point A à un point B peut paraître simple dit comme cela, mais les chemins seront semés d’embûches. Le jeu propose une entraide entre joueurs misant ainsi sur le participatif. Exemple très simple : une montagne se présente devant vous. Une corde a été déposée au sommet par un autre joueur vous permettant ainsi de l’escalader. C’est aussi simple que cela. Et à votre tour, vous pourrez aussi proposer ce genre d’aide aux autres joueurs.

Même la mort a une portée chamanique. Le héros est porteur d’un virus, un gêne, qui le lie directement ou indirectement avec le les créatures et de fait, ne peut pas réellement mourir. Lorsque votre barre de vie atteint un niveau plus que critique, vous atterrissez dans un monde sombre et terne le tout à la première personne. Il vous faudra avancer jusqu’à atteindre une forme de résurrection. Aucune de vos actions ne sera perdue et vous pourrez reprendre l’aventure.

Plus vous avancerez dans le jeu et plus vous gagnerez en expérience faisant ainsi évoluer votre personnage. Vous aurez également accès à des véhicules à la conduite disons le simplement, complexe pouvant même jusqu’à créer une forme de frustration non négligeable.

Death Stranding est un pur objet métaphysique. Il faut se projeter au-delà de la l’histoire de base pour découvrir un autre univers. C’est beau, cela peut paraître anecdotique pour certains, voire même trop long, pour les autres. Death Stranding est comme une œuvre d’art. Elle provoquera, l’angoisse, le choc, l’ennui, mais suscitera forcément de l’intérêt.

Alors oui, Death Stranding est une très belle proposition de jeu. Avec son casting 5 étoiles (Norman Reedus, Léa Seydoux, Guillermo Del Toro, Mads Mikkelsen…) Hideo Kojima fait grandir le jeu vidéo et rien que pour cela, il mérite d’être salué. Note : 9.5/10

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