PNL Deux Freres

Faites place, ILS sont de retour… Après trois ans d’attente, PNL revient avec son troisième album : Deux Frères. Une réussite ?

Avec les deux frangins de PNL, il est impossible de rester de marbre, ascenseur émotionnel garanti. Le rendez-vous était marqué dans l’agenda depuis l’annonce du nouvel album il y a seulement quelques jours, le 22 mars 2019.  Si jamais vous êtes passé à côté, je vous implore de vous ruer sur le dernier chef-d’œuvre des Corbeil-Essonnois qui avait été révélé à la suite d’un teasing live de 24h : Au DD.

Nouveau sommet atteint pour PNL : le toit de la Tour Eiffel… Aucune des plus grosses stars américaines n’aurait eu l’ambition de choisir un des monuments les plus emblématiques du monde comme scène pour son clip. La seule limite pour le duo semble être le ciel malgré une certaine punchline de l’époque Dans la Légende : « Le majeur traverse le ciel »… A la fin du fameux clip, les deux frères donnaient rendez-vous à leur fan pour la sortie du nouvel album intitulé « Deux Frères » (4ème opus du groupe en tout).

Bon alors, pour les incultes, les forces de PNL :

  • Des prods hors classe et innombrables, ça fait mouche presque à chaque fois !
  • Une maîtrise de l’image et de la communication inégalée à ce jour.
  • Un mystère et une fascination pour les deux personnages, partis de rien et au-dessus de tout aujourd’hui.
  • Une rage maîtrisée, mais omniprésente accompagnant de façon mélancolique et avec une certaine tristesse l’instrumentation plutôt que de pousser des cris de sauvage (big up à toi quand même Kalash Criminel, on t’aime).
  • Un regard désolé sur ce qu’ils ont du faire pour s’en sortir plutôt que de s’en vanter comme le fait la plupart du game, limité aux belles voitures et une ou deux filles qui essaie de percer dans le cinéma.
  • Je peux continuer pendant 10 pages comme ça, mais vous avez une première idée

J’ai parlé d’ascenseur émotionnel avec PNL, ils m’ont fait le coup quand on est allé les voir à Rock en Seine en arrivant plus d’une demi-heure en retard. Je commençais à ne plus en pouvoir et à spéculer sur un before mal encaissé quand finalement ils apparaissent, sortis de nulle part, au plus près du devant de la scène et là, wow. Là ça a été un peu la même chose avec la sortie d’ « A l’ammoniaque » suivi d’un long silence radio. Puis finalement, le clip le plus dingue de tous les temps et un nouvel album promis quelques jours plus tard.

Alors, passons à la critique de ce nouvel opus. Bon pour commencer, on a bien sûr acheté les deux versions (blanche et noire) parce que façon Soul Calibur il y a une track bonus spécifique dans chacune des éditions. Et tiens faisons dans le désordre, je vais commencer par vous parler de ces deux tracks bonus, faisant office d’argument de vente.

Chacun ses goûts bien sûr, mais je vous recommande la version blanche et son titre Capuche que j’ai préféré à la version noire et son titre Frontière. Bien que finalement un peu dans le même style, PNL confirme sa maîtrise du genre dont il est l’inventeur, le cloud rap (que je m’autoriserai à traduire en rap « planant », d’où l’importance d’une instrumentation maîtrisée et de l’autotune pour renforcer le côté « voyage » / « évasion » que procure les sons des frangins.

Encore une fois, il s’agit de mes goûts personnels, mais je n’ai pas eu de coup de cœur aussi gros que ceux que j’ai eu pour les 3 fers de lance de l’album déjà partagés par le duo « A l’ammoniaque » en tête (véritable évolution de PNL, démonstration de talent et de potentiel pour les artistes), « 91s » faisant office de son de l’été et enfin « Au DD ».

J’applaudis cependant à deux mains et j’invite mon pote qui a rien demandé à en faire de même pour les sons suivants :

  • Cœurs : obligé d’avoir un petit coup de cœur pour celle-là (lol)
  • Deux Frères : Est-ce que c’est là la conclusion de l’épopée de PNL ? Parti de rien, maintenant au-dessus de tout… « Aller viens on se casse mon frère, avant qu’on se perde » (Au DD)
  • Celsius : qui pourrait être la suite de « Naha » une instru qui me renvoie en enfance avec les sonorités des jeux vidéo des années 90 façon MegaDrive

Je souligne ces quelques titres pour l’originalité par rapport à ce à quoi les deux frères nous avaient habitués :

  • Hasta La Vista : pourquoi pas, vous avez raison faites-vous plaisir ^^ un son dansant sans tomber sur une suite d’onomatopées, bravo pour le flow
  • Menace : les gars se sont pris pour des rappeurs afro américains mais c’est marrant de vous voir dans ce registre, alors encore bravo pour la prise de risque
  • La misère est si belle : encore une fois, mes félicitations pour la prise de risque

Bon après, je ne peux pas vous retranscrire chaque chanson, maintenant à vous de jouer et d’aller ACHETER LA VERSION BLANCHE de l’album (lol) et de me dire dans les commentaires ce que vous en avez pensé (je suis sûrement passé à côté de plein de choses, ce ne sont que mes premières écoutes.

Ce que j’aime beaucoup, c’est de voir le groupe grandir et évoluer, ils savent qu’ils n’ont plus besoin de cracher des insultes à chaque phrase et de parler de nouveaux sujets « Rien ne sert de jouer les Thugs, on est cool » (91s).

En conclusion, merci PNL et bravo. Je ne parlerai pas déjà de la suite, j’ai encore beaucoup à faire avec cet album, mais j’espère juste que si cet album n’est pas le dernier, et bien que vous apporterez le soin de montrer que vous continuez de grandir et que vous avez de nouvelles choses à dire pour ne jamais connaître une première déception avec vous. PNL > All

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