Interview Cyril Asker – Avignon, Garage Automobile, un frenchie à l’UFC

Parmi les combattants français de l’UFC : Cyril Asker. Le poids lourd a accepté de nous accorder une interview à Singapour.

À l’UFC depuis avril 2016, Cyril Asker (8-3) dispose d’un bilan de 1-2 dans l’organisation. À chaque fois, ses combats se sont terminés par KO. À Singapour le 17 juin dernier, il est tombé contre Walt Harris. Légèrement sous-dimensionné pour un poids lourd avec 1m82 pour 112 kilos, le français avance pas à pas. Comme Zach Freeman, combattant du Bellator, Cyril Asker cumule une carrière MMA dans une organisation majeure et un job à côté. Une autre réalité de l’UFC.

Comment s’était déroulée la préparation, avant le combat à Singapour?
Tout d’abord un grand coucou à ceux qui visitent le site. On a fait venir des combattants d’un peu partout en France. On a fait toute la préparation chez moi à Avignon. C’est bien de le dire, je pense que je suis le seul combattant à faire sa préparation en France. On est 100% « made in La Provence ». Comme toujours, je fais ça à la Bushido Academie.

Continues-tu à travailler dans l’automobile à côté du combat, ou penses-tu à aller aux States pour devenir pro à part entière ?
Yes toujours, pourquoi tu cherches une voiture ? Tu me le dis, j’ai toutes les marques ! J’ai été dans pas mal de gyms aux États-Unis, au Japon, en Suède. Mes meilleures préparations sont celles en France quand on a nos repères. Le cerveau aime bien avoir ses habitudes. Être à la maison, pouvoir retrouver ma femme et mon fils le soir, j’ai besoin de cet équilibre. Je ne vois pas pourquoi, j’irai m’entraîner ailleurs. Hors préparation et comme je le fais depuis toujours, je vais ailleurs. Le meilleur endroit où on s’entraîne, c’est celui où on progresse le plus.

Tu as commencé par une défaite par ko à l’UFC, tu as tout de suite remis les pendules à l’heure en mettant KO ton adversaire. Ensuite, est-ce que les « Octagon Jitters » ont complètement disparu ?
Pour mon premier combat à l’UFC je m’étais blessé 6 semaines avant. C’est ressorti une semaine avant le combat. Je suis arrivé en mauvaise condition. Ça n’aurait peut-être pas changé grand-chose, mais j’étais très diminué. La cage de l’UFC, c’est bien, mais ce qui compte c’est le mec en face.

Jusqu’où te vois-tu aller à l’UFC ? Te fixes-tu l’objectif de champion quelque part à l’arrière de ton cerveau ?
Je prends les combats un par un. Ce n’est pas encore un but à court terme. Je prends combat par combat et on verra.

Est-ce qu’être à l’UFC a changé quoi que ce soit pour toi dans la vie de tous les jours ?
Pas du tout mon gars ! Je te le dis franchement, dernier combat, je rentre en France le surlendemain. Le mardi matin je vais chercher ma baguette et retour au garage Automobile. Ça ne change pas grand-chose à ma vie. Le fait que ce soit illégal et pas médiatisé en France, ça n’arrange pas les choses. Il y a deux-trois mecs que je croise dans la rue en mode « Bon courage », mais c’est tout.

As-tu déjà considéré la descente en light-heavyweight quand tu vois des monstres physiques comme Ngannou, Derrick Lewis ou encore Ben Rothwell ?
En poids de forme, je suis à 111 kilos. Ça ferait faire un gros cutting, je suis à l’aise chez les poids lourds. Ça me ferait faire un gros régime, ce n’est pas fait pour moi.

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