Le jeune prodige du basket vient de se blesser au pied et sera éloigné du terrain pour un mois. Il est l’heure de dresser un premier bilan de sa saison dans la ligue australienne, en NBL.

L’Australie, un vrai bon choix

Après un passage en Europe, un retour en High School et une expérience en JBL (ligue créée par Lavar Ball, son père), LaMelo Ball semble enfin avoir trouvé un peu de stabilité en NBL, la ligue australienne de basket. Le jeune homme, né en 2001, s’éclate chez les Illawara Hawks et réalise des performances très intéressantes. LaMelo Ball montre qu’il peut être pris au sérieux par la NBA. Beaucoup d’observateurs ne le voyaient que comme un joueur en constante recherche de buzz, notamment avec l’influence de son père, Lavar. En scorant 92 points en High School ou en devenant le plus jeune américain à jouer en professionnel (à 16 ans, en Lituanie), cela semblait justifié de le catégoriser comme tel. Pourtant, LaMelo Ball a, sans doute, fait le bon choix en partant en NBL, pour la saison 2019-2020. En partant dans une ligue professionnelle sérieuse et en choisissant de jouer contre des adultes dès ses 18 ans, le joueur des Illawara Hawks a pris un risque qui peut s’avérer payant. En effet, jouer face à des pros avant de débuter en NBA peut servir. Demandez à Luka Doncic ce qu’il en pense.

Premier bilan en Australie

Ses statistiques et l’ensemble de son jeu en Australie sont intéressants. Le joueur est, là-bas, entouré d’une hype encore grandissante. L’ex de Chino Hills tourne à 17.0 points, 7.6 rebonds et 6.8 assists, des statistiques incroyables pour un joueur de 18 ans qui joue déjà en professionnel. Pourtant, ses statistiques folles cachent aussi des pourcentages au tir plus que moyens. En effet, LaMelo tourne à 37.5% au tir (25% à trois points) et 72.3% aux lancers francs. Un problème à gommer au plus vite pour devenir un prospect encore plus sérieux pour la Draft 2020. En ce qui est de la médiatisation, il faut dire que le plus jeune frère de la fratrie Ball est présent partout sur les réseaux sociaux. Entre crossovers, tirs de loin et passes magiques, sa facilité impressionne. Une facilité dans le jeu encore accentuée par le fait que LaMelo joue cette saison contre des adultes, professionnels. Un premier bilan très positif, juste entaché par cette petite blessure au pied droit, il y a quelques semaines. Heureusement, celle-ci ne paraît pas trop grave et on va vite retrouver le génie de la balle orange sur les terrains de NBL.

Le premier choix de la Draft 2020 ?

Dans certaines des Mock Draft (prédictions pour la Draft 2020) présentes sur le net, on peut voir LaMelo Ball truster les premières positions. En tout cas, on le retrouve presque tout le temps dans le Top 5 de la Draft. Ce qui ressemblait à une vaste blague il y a quelques mois peut donc devenir réalité. Oui, LaMelo Ball peut, peut-être, faire mieux que son frère Lonzo, quant à lui drafté deuxième en 2017. Lavar Ball, le père, a l’air de mettre moins de pression médiatique sur son plus jeune fils et cela va pouvoir servir à LaMelo, qui se verra un peu moins sous la pression. Ses performances en Australie, elles aussi, parlent pour lui. Très complet, le jeune joueur peut devenir un meneur très intéressant pour une équipe NBA. Il ne lui reste plus qu’à se trouver une vraie mécanique de tir et LaMelo Ball deviendra l’un des prospects les plus observés du monde entier. Les scouts, d’ailleurs, ne s’y trompent pas et nombre d’entre eux sont déjà allé voir le phénomène en Australie. Cela prouve le réel et sérieux intérêt que la NBA porte au natif de Chino Hills. La NBA a-t-elle retenu l’erreur Luka Doncic (seulement sélectionné troisième en 2018) ?

Une première place à la Draft paraît, donc, peu probable, mais on ne sait jamais. En connaissant toute la folie de la NBA, on se dit que tout est possible… Rendez-vous le 25 juin prochain pour connaître le verdict.

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