Après deux défaites consécutives face à Dustin Poirier et Renato Moicano, Benoît Saint-Denis (13-3) cherche à rebondir sous la houlette de Nicolas Ott. L’entraîneur, connu pour avoir mené Nassourdine Imavov au sommet, a une vision claire : travailler intelligemment, sans pause inutile. « Un combattant doit combattre, la carrière est courte. Quand il s’éloigne trop de la cage, le retour devient compliqué. Il faut qu’il s’habitue à cet environnement. » explique-t-il. En outre, le retour de BSD doit être bien planifié : « Il faut qu’il revienne avant la pression médiatique de l’UFC Paris. S’il attend trop, il sera méga attendu là-bas. À l’étranger, c’est plus facile. L’idéal serait un combat en mai-juin, puis un retour à Paris. » De plus, Ott a analyse les défaites de son protégé : « Contre Dustin, le premier round était magnifique, puis il s’est pris un KO. Contre Moicano, il n’a même pas eu le temps de s’installer. Il commençait à trouver son rythme dans le deuxième round, mais l’arbitre a arrêté le combat. Il faut en tirer des leçons et avancer. »
Face aux critiques sur l’approche ultra-offensive de Benoît Saint Denis, Ott prend position : « Beaucoup disent qu’il est trop agressif, trop bagarreur. Mais non, c’est sa force ! Il gagne ses combats grâce à ça. Ce qu’il faut ajuster, ce n’est pas son agressivité, mais sa gestion de la distance et du rythme. C’est comme une chaîne Hi-Fi. Au début, le son est trop fort. Tu le baisses, mais ensuite c’est trop bas. Il faut trouver le juste milieu. Contre Dustin, il a mis le volume à fond. Contre Moicano, il l’a trop baissé. Aujourd’hui, il doit ajuster. On va lui donner des armes pour gérer ses moments difficiles sans perdre ce qui fait sa force. » L’objectif est clair : BSD reviendra plus fort, et toujours aussi redoutable.
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