Faire la course mythique Behobia - San Sebastián, what a race !

Depuis un peu plus d’un an que je fréquente l’univers running, j’entends parler d’une course mythique : la Behobia ou B/SS.

Cette course relie Behobie à San Sebastian. Deux villes distantes de 20 kilomètres et se trouvant à la frontière espagnole. Sa ferveur populaire, sa configuration particulière et son accent basque-espagnol si typique en font, paraît-il, une course à faire au moins une fois dans sa vie de runneur. En voyant mes amis revenir enthousiasmés, la tête pleine de souvenirs, et des étoiles dans les yeux lorsqu’ils racontent leur course, je me suis promis de la faire en 2017. Et c’est chose faite.

Comme à son habitude, la course est prévue pour le dimanche matin, départ 10h. Nous arrivons la veille pour profiter de la ville de San Sebastian, de son architecture, et surtout des tapas. Quel régal ! Je vous l’accorde, pas très healthy pour la préparation de la course. Mais n’oublions pas que le running est aussi du plaisir et des découvertes.

Le dimanche matin, je suis dans les starting-blocks, prêts à avaler les 20 kilomètres de la course, dans une atmosphère plus qu’humide puisqu’il pleut sans arrêt depuis la veille. Brume et pluie fine m’accompagnent en ce début de course. Mais surtout 25 000 coureurs, le tout dans une ambiance très festive.

Nous démarrons en pleine ville. On frôle les voitures, on tape dans les mains des enfants venus en nombre avec leurs parents sur le bord de la route, on entend des « animo », « vamos », « haupa », toutes les 3 secondes. Ambiance de feu parfaite. Et cette ambiance est bienvenue, car un faux plat me surprend d’entrée. Si l’échauffement avait été oublié, je vous garantis que ces premiers kilomètres me mettent dans la course très vite.

Et puis arrive le 7e kilomètre : une montée sans fin. Mais le plus surprenant n’est pas la longueur de la montée (durant laquelle je souffre, Bordeaux n’est pas réputée pour ses côtes), c’est que nous courrons sur l’autoroute ! Oui, oui, 25 000 coureurs sur l’autoroute, bloquée en partie pour nous. Scène surréaliste, imaginez une colonie continue de coureur au loin devant vous sur l’autoroute… Le tout avec des supporters arrêtés sur le bord de la route pour vous encourager ! Impensable. Pas pour l’Espagne apparemment.

Après cette belle côte, je me retrouve sur une descente, agrémentée de quelques bosses qui se succèdent. Les premiers ravitos sont passés : eau, bananes, fruits secs, un classique. Et puis, en fait non, pas si classique, des bonbons ! Apparemment c’est une habitude de la course. Tous les ans, il y a des bonbons sur cette course. Bon, si c’est une habitude alors … Je commence à me dire qu’il ne faut plus s’étonner de rien ici.

Behobia

Et je fais bien, car quelques kilomètres plus loin, un spectateur déguisé en rockeur que Johnny dans ses plus belles années n’aurait pas renié, se trouve sur notre droite, un immense drapeau du Pays basque et de pirate au bout d’un grand mat. Le tout avec une sono digne d’une boîte de nuit derrière lui crachant du heavy métal. Tout va bien.

S’en suit un deuxième passage sur l’autoroute (quand on aime, on ne compte pas), j’arrive au 16èmekilomètre. Heureusement j’avais un peu potassé le dénivelé de la course et je savais que cela annonçait une côte d’au moins 1 kilomètre. Dur à encaisser, mais avec mon acolyte de course, nous arrivons tant bien que mal à relancer pour ne pas perdre le rythme.

Behobia

L’ambiance, déjà plus que chaude, continue de s’enflammer à mesure que nous nous rapprochons de la ligne d’arrivée. Les deux derniers kilomètres piquent dans les jambes. Mais j’arrive à m’accrocher grâce à mon binôme de course du jour. Nous finissons avec le sourire les 20 kilomètres en 1h27m. Belle performance compte tenu du mauvais temps et du dénivelé.

En résumé, cette course est à faire sans faute. Quel que soit le temps, le public sera plus qu’au rendez-vous. Les ravitos sont en nombre et fournis, la configuration de la course vous assure de belles bosses, un cardio qui monte sacrément dans les tours, et de belles surprises avec les passages sur autoroute. Et comme d’habitude, des gens sympas, souriants, partageant la même passion que vous.

Merci la Behobia 2017 !

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