Disputée du 17 Juin au 2 Juillet prochain, la Coupe des Confédérations met aux prises les différents vainqueurs de trophées continentaux, tous les quatre ans. L’Allemagne, championne du Monde en 2014, le Chili, vainqueur de la Copa America en 2016 ou encore le Cameroun, vainqueur de la CAN en 2017, font par exemple partie des participants. Le Portugal, champion d’Europe en 2016, sera lui aussi de la partie. Et sans doute pas pour faire de la figuration.

C’est ce vendredi que débute la Coupe des Confédérations édition 2017, avec l’entrée en lice de l’équipe hôte face à la Nouvelle-Zélande. Si la performance des Russes sera bien entendu scrutée à un an de leur Mondial et après avoir raté l’Euro dans tous les domaines, on aura surtout un œil sur les débuts du Portugal face au Mexique dès samedi. Car s’il y a bien une équipe à suivre durant cette quinzaine, c’est celle des Champions d’Europe.

Vainqueurs peu convaincants – et il n’y a rien de chauvin dans cette remarque – du dernier Championnat d’Europe en France, les Portugais laissent encore les plus grands bookmakers perplexes un an après le plus grand exploit de leur Histoire. Capables de s’incliner en Suisse après une performance terne, mais aussi de coller 28 buts en 7 rencontres, les hommes de Fernando Santos font office de véritables ovnis.  La grande question de cette Coupe des Confédérations sera donc la suivante : le Portugal peut-il définitivement entériner son statut de grande nation du football mondial en soulevant un deuxième trophée de suite ? Performance, faut-il le rappeler, que seule l’équipe de France est parvenue à réaliser jusqu’à aujourd’hui (2000-2003). Et bien la réponse semble être oui.

Positionnés dans un groupe largement à leur portée – Russie, Mexique, Nouvelle-Zélande – les Lusitaniens ne devraient avoir aucun mal à se hisser hors de leur poule A, surtout quand on voit la richesse de leur effectif. Cristiano Ronaldo, qui a explosé tous les records cette saison avec le Real Madrid sera de la partie, tout comme les Bernardo Silva, Quaresma, Nani, Rui Patricio, Pepe et autres André Silva. Un groupe au complet, même si l’on notera l’absence du Lillois Eder, et qui tranche avec celui de l’autre grande favorite : l’Allemagne.

Présente elle dans le groupe B, la Mannschaft a fait le pari d’un groupe rajeuni ou novice, que l’on pourrait apparenter à une équipe bis. Face au Chili, l’Australie et le Cameroun, la sélection de Joachim Löw devra notamment se passer des Neuer, Müller, Kroos, Khedira et autres Hummels. Un choix qui peut surprendre, puisque le Trophée manque à l’armoire allemande, mais qui marque surtout la volonté d’ancrer de nouveaux talents à douze mois du Mondial. Une aubaine donc pour le Portugal.

Car hormis le Chili, voire le Mexique, peu de concurrence semble être au programme pour nos voisins portugais. Les Australiens et Néo-Zélandais sont largement en dessous, les Russes sont à la peine depuis de nombreuses années, et le Cameroun reste bien trop irrégulier dans ses performances. Une position de favori à double tranchant donc pour le Portugal. En cas de victoire, l’ensemble des observateurs seront d’accord pour faire du Portugal un favori pour la prochaine Coupe du Monde. Par contre, en cas d’échec il y a fort à parier que tout sera remis en question, à commencer par la légitimité du dernier Euro en France. Qu’en sera-t-il ? Eux seuls ont la réponse. A eux de basculer du bon côté.

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