Le Top 8 de la nouvelle génération du boxing game

Avec une nouvelle génération en marche, le futur de la boxe mondiale semble entre de bonnes mains. On fait le point.

Comme vous le savez, la carrière d’un boxeur ne dure pas éternellement. Passé les 35 ans, l’heure de décrocher les gants pour de bon arrive à grands pas. En effet, le boxing game connaît actuellement la fin de l’ère des boxeurs des années 2005-2010. Adieu les Mayweather, Cotto, Pacquiao, Mosley…

Mais qui dit départ dit aussi arrivée. La nouvelle génération s’apprête à frapper un grand coup et espère bien se faire entendre en envoyant tous les autres survivants à la retraite.
Je vous propose donc aujourd’hui de nous intéresser à ces rookies plein d’espoir et d’ambition.

Gervonta Davis

S’il y a bien quelqu’un qui sait que les temps changent, c’est notre ami Mayweather. En tant que promoteur de ses propres combats et désormais de ceux de sa Mayweather Promotions, Money est un vrai dénicheur de talent. Son écurie compte actuellement deux jeunes boxeurs avec de l’or dans les gants. Le premier et le plus connu, c’est bien sûr Gervonta Davis. Il est le protégé de Money, son poulain le plus doué et prometteur.

Avec un ratio de 20 combats pour autant de victoires et 19 ko, autant vous dire que ce n’est pas un rigolo. Sa force est juste hallucinante pour un boxeur de son poids, rappelant un certain Prince Naseem. À ce titre, Money May’ avoue souvent que Davis est un mélange entre Marvin Hagler, Prince Naseem, Mike Tyson, mais surtout Mayweather.

Le plus grand boxeur défensif de l’histoire joue aussi en effet le rôle d’entraîneur (du moins en parlant de défense) et s’attache à inculquer à son poulain les clefs qui ont fait de lui la légende qu’il est et restera à jamais. Si Gervonta arrive à coupler puissance et défense (et il y arrivera), croyez-moi que même Lomachenko a du souci à se faire.

Ryan Garcia :

Mais si quelqu’un d’autre doit aussi s’en faire, c’est le bon vieux De La Hoya puisque lui aussi vient de faire signer sa future petite pépite chez Golden Boy, j’ai nommé Ryan Garcia. Mais problème, c’est que Davis et Garcia sont dans la même catégorie et seront donc forcément amenés à se rencontrer.

Et quand on a demandé au Golden Boy s’il pensait que son poulain était prêt pour Gervonta, sa réponse fut claire « pas du tout, Davis est une vraie bête ». Et il a raison, parce que je ne vois pas comment les coups de Garcia pourraient faire mal à notre ami. Pourtant, le petit possède une vitesse de bras hallucinante, probablement la plus rapide du monde actuellement, et constitue à ce titre une potentielle menace à terme pour n’importe quel boxeur.

 

Devin Haney :

Pour en revenir à l’écurie Mayweather, un autre boxeur bien moins connu que Davis va bientôt faire une arrivée fracassante sur le devant de la scène mondiale, soyez-en sûr. Et ce boxeur, c’est Devin Haney. Âgé de tout juste 19 ans, lui aussi a de l’or au bout des gants. Disposant de très gros fondamentaux, sa boxe est relativement pure pour un boxeur de son âge, son jab en est la plus grande preuve. Et si quelqu’un l’a bien compris, c’est Monsieur Mayweather Senior. Il a en effet décidé de prendre Haney sous son aile est d’en faire son poulain. Rendez-vous compte, pour que papa Mayweather se décide à entraîner personnellement un jeunot, c’est qu’il voit en notre ami un futur champion du monde.

Mais attention, parce que Devin n’évolue pas dans la catégorie la plus facile, bien au contraire. Étant un Super-Lightweight de nature, il se retrouve donc dans la catégorie des deux plus gros tueurs du boxing game actuel, Mikey Garcia et surtout Terence Crawford. À l’heure actuelle Devin est un simple amuse-bouche pour les deux rois de la catégorie, mais dans quelques années ce ne sera plus du tout le cas. Espérons juste que nos deux amis n’aient pas encore raccroché les gants quand l’heure de Devin Haney sera venue.

Shakur Stevenson :

Autre talent en devenir, probablement le plus doué techniquement de cette nouvelle génération, qualifié de « nouveau Mayweather » par Money en personne, j’ai nommé Shakur Stevenson. Avec une carrière amateur des plus brillante, remportant les championnats du monde junior, médaillé d’or des Jeux Olympiques Junior, et fier d’une médaille d’argent des JO de Rio de 2016, son avenir est déjà tout tracé.

Sa boxe est d’une remarquable finesse tout comme celle de son idole, Andre Ward : combo de deux coups et pas de retrait. Son jeu de jambes lui permet de rester toujours à l’affût d’un contre pour esquiver et remiser par la suite. Sa boxe est simple, mais vraiment mature pour son âge. Rappelons que le garçon n’a que 20 ans. Bien que son palmarès soit de « seulement » 6 victoires pour aucune défaite, le talent du petit est bien là.

Je ne me mouille pas beaucoup en affirmant que tout comme son comparse Haney, il deviendra champion du monde dans quelques années. De plus, Haney alors âgé de 16 ans et Stevenson de 17, ont eu l’occasion de faire un sparring ensemble au Mayweather Boxing Club. Je vous laisse apprécier le fight de deux futures superstars de la boxe.

Passons maintenant aux jeunes boxeurs qui ont déjà commencé leur ascension vers les sommets. À partir de maintenant, on rentre dans le vrai.

Jermell/Jermall Charlo :

Et les deux premiers boxeurs qui nous viennent à l’esprit directement, ce sont les frères Charlo. Ces deux gars ne sont ni plus ni moins que des monstres. Avec un palmarès de 30 victoires pour aucune défaite, Jermell possède une boxe très simpliste, se contentant souvent d’alterner les jabs et les droites fulgurantes. Mais son intelligence du ring exceptionnelle lui permet de lancer ses coups toujours dans le timing parfait. Ses droites sont toutes d’une précision chirurgicale et son pas en avant augmente la puissance de son coup de façon exponentielle.

Son attirail de coups est pourtant très réduit, mais jamais personne n’a réussi à l’inquiéter. Son combat le plus représentatif de ses qualités est sans doute celui contre le jeune prodige Erickson Lubin. Considéré comme une des prochaines superstars de la boxe, le pauvre Lubin a vu ses espoirs complètement réduits à néant en seulement deux petits rounds. Il n’a tout bonnement rien pu faire devant une telle maîtrise pugilistique.

Et pourtant, Jermell est sans doute le moins doué des Charlo. Son jumeau Jermall est encore plus impressionnant. Bien plus équilibré que son petit frère, il n’hésite pas à utiliser tous les coups que le noble art peut offrir, de l’uppercut à la droite en passant par les crochets… Mais sa plus grande force est sa patience naturelle. Il ne se rue jamais sur son adversaire comme son petit frère peut souvent le faire. De cette façon il n’est que très rarement pris au dépourvu dans ses assauts.

Les deux frères Charlo représentent le stéréotype du boxeur du futur, avec un physique surdéveloppé et un équilibre entre punching power et esquives, contres… La plupart des boxeurs de ces prochaines années adopteront ce style de boxe complet permettant de faire face à toutes les situations : ne pas prendre trop de coups, mais impressionner quand même le public.

Ici aussi, nul doute que les deux frères seront champions du monde de plusieurs catégories. Et même à l’heure actuelle, je ne vois pas qui peut les arrêter.
Et ça, nos amis Canelo et Golovkin l’ont bien compris puisque ce sont eux qui refusent le combat face aux deux frères.

Jarrett Hurd :

Autre boxeur au physique complètement ahurissant, Jarrett Hurd (22-0). Alors là pas trop de mots. Je ne comprends toujours pas comment ce gars peut être en super-welterweight, sa corpulence est plutôt digne d’un super-middleweight qu’autre chose.

Sa boxe est assez rustre et se base sur son physique de géant pour déborder l’adversaire, mais pourtant c’est bien lui qui a réussi à battre Erislandy Lara, actuel meilleur boxeur cubain toutes catégories confondues. Comme quoi, le physique, ça compte pas mal quand même.

Son physique de géant lui permet de tenir la cadence des matchs les plus longs et heureusement pour lui parce que des coups, il en prend souvent. Hurd a en effet la manie de boxer main descendu et de se ruer vers l’adversaire pour le terminer le plus vite possible. Il n’est donc pas sans rappeler un certain Deontay Wilder.

Naoya Inoue :

Pour clôturer cette présentation, parlons d’un boxeur déjà top 10 P4P toutes catégories confondues à seulement 25 ans, Naoya Inoue. C’est clairement le meilleur boxeur de cette liste. Il roule littéralement sur la concurrence et ne lui laisse aucun espoir. Évoluant chez les super-flyweights, catégorie où la vitesse de bras est reine, Naoya a entamé depuis déjà quelque temps son règne sur la catégorie.

Doté d’un remarquable jeu de jambes, mais surtout d’une puissance peu conventionnelle pour son poids, il est le fléau des boxeurs ultra légers. Son crochet gauche est une arme de destruction massive, personne ne lui résiste. Son palmarès de 15 combats pour 15 victoires dont 13 ko en est la preuve.

Depuis la nuit des temps, la boxe des flyweights est dominée par le Japon et ça, on l’oublie souvent. Le pays du soleil levant est une industrie à champion dans ce type de catégorie, aucune autre nation ne leur résiste. Malheureusement le public préfère souvent un combat de boxeurs évoluant dans des catégories bien au-dessus de celles-ci, puisque le ko est bien plus susceptible d’arriver chez les super-moyens que chez les super plumes.

Mais croyez-moi, Inoue vous réconciliera avec la boxe des super légers. À 25 ans il dispose d’une des boxes les plus matures toutes catégories confondues, n’a pas peur d’aller au charbon et possède une cadence de coups vertigineuse. Il a tout d’un grand, et il l’est même déjà. Nul doute que dans deux ou trois ans, si la concurrence dans sa catégorie le permet, Naoya figurera dans le top 5 P4P pour pourquoi pas devenir le meilleur boxeur toutes catégories confondues.

Mais entre cette nouvelle génération et l’ancienne, demeure des boxeurs qui n’ont pas dit leur dernier mot et sont prêts à défendre leurs rangs de future légende coûte que coûte. Je veux bien sûr parler des boxeurs âgés d’une trentaine d’années, symbolisant le « liant » entre l’ancienne et la nouvelle génération.
Parmi eux, Terence Crawford, Mikey Garcia, Canelo Alvarez, Lomachenko… Pour que la nouvelle génération domine réellement le boxing game dans les années qui arrivent, il faudra impérativement les détrôner, et ça, c’est clairement plus facile à dire qu’à faire.

Photo By: The Fight City

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