Henry Cejudo UFC 238

Ce week-end à Chicago, Henry Cejudo va tenter d’obtenir la ceinture bantamweight de l’UFC. En cas de victoires, il pourrait prétendre au statut suprême.

À 32 ans, Henry Cejudo s’est imposé comme l’un des visages de l’UFC. Loin d’être charismatique, le champion flyweight se joue de son sens de l’humour au mieux jugé comme dérangeant, au pire gênant. Montrant sans cesse sa médaille olympique (oui, on sait que tu as été champion Henry !), il a complètement accepté cette image de « mec chelou » du circuit UFC. L’essentiel est bien évidemment ailleurs, l’Américain s’est forgé un héritage impressionnant, grâce à ses performances.


Sérieusement, qui fait ça ?

« C’est facile d’être soutenu par le public que tu affrontes Henry Cejudo » – Marlon Moraes, futur adversaire de l’Americano-Mexicain

Champion olympique de lutte en 2008, il se lança en MMA cinq années plus tard. Avec ce bagage ultra conséquent dans la discipline la plus importante du sport, Cejudo roulait sur la concurrence pour débuter. Après une année 2013 pleine (5 victoires, dont 4 KOs), il fut signé par l’UFC dès 2014 ! Enchainant 4 victoires consécutives dans l’organisation, il fut précipité vers le titre contre Demetrious Johnson. La légende du MMA, habituée à casser du challenger dans une catégorie où il était à des années lumière de la concurrence… fit de même avec Cejudo. Cisaillé par des genoux au corps, le lutteur encaissait une première défaite en carrière violente, après seulement 2m49 dans la cage. Quelques mois plus tard, Cejudo connaissait une nouvelle fois la défaite face à Joseph Benavidez. Une défaite par décision que l’on peut contester puisque le champion olympique fut pénalisé d’un point pour coups illégaux.

Suite à cette nouvelle déconvenue, Henry Cejudo décida de changer et d’adopter une garde similaire à celle d’un karatéka. Cela lui réussissait puisqu’il s’offrait son premier KO à l’UFC contre Wilson Reis ! Une victoire plus tard contre Sergio Pettis, complètement dépassé en lutte, et Cejudo s’offrait une revanche contre le toujours plus génial Demetrious Johnson. Énorme outsider, le Messenger réalisa ce soir-là sa performance la plus aboutie. Sans cesse à l’initiative, il harcela le champion avec son chain wrestling varié. Surtout, il ne se découragea jamais face aux multiples défenses de takedowns de Johnson. Au final, Cejudo s’imposait par décision partagée (méritée pour moi, mais qui est intéressé par ce je pense ?).

Immédiatement après sa victoire sur le prétendant au statut de GOAT, Cejudo challengeait un autre très grand : le champion bantamweight TJ Dillashaw. Ayant plusieurs fois affirmé sa volonté de faire face à Demetrious Johnson, Killashaw s’était toujours retrouvé face à un refus. Conquérant, Cejudo était déterminé à l’accueillir en flyweight, puis à offrir à son adversaire une revanche en bantamweight. Devinez quoi ? L’UFC exauça son vœu. Avec l’espoir certain que TJ Dillashaw roule sur Cejudo, afin de fermer cette catégorie flyweight enfin débarassé de Demetrious Johnson. L’UFC organisait donc le superfight à Brooklyn. Henry Cejudo gâcha les plans en infligeant un KO au prestigieux challenger après 32 secondes seulement. Quelques mois plus tard, Dillashaw était contrôlé positif à l’EPO, suspendu pour deux ans et devait rendre sa ceinture.

Sur une série impressionnante, Henry Cejudo va donc aller chercher un deuxième titre face à… Marlon Moraes. Ultra dangereux, le Brésilien est le challenger naturel à la ceinture et sort de finitions impressionnantes sur Sterling, Rivera et Assuncao. En cas de victoires, Cejudo aurait un palmarès jamais vu dans les sports de combat : titre olympique, titre flyweight UFC et titre bantamweight UFC.

« Je vais être le prochain roi du pound for pound. Vous pouvez dire à Daniel Cormier, vous pouvez dire à Jon Jones, vous pouvez dire à Khabib Nurmagomedov qu’il y a un nouveau shérif en ville. Son nom est Henry Cejudo. Et devine quoi Dana White ? Il se trouve qu’il est un flyweight »Henry Cejudo

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