Véritable objet de culte pour de nombreux supporteurs de football, le maillot de foot est dépositaire d’une histoire et d’une symbolique propre à chaque club, à chaque nation. Mais, est-il condamné à disparaître sous la pression des équipementiers ?

S’il reste chargé d’une histoire et d’une symbolique fortes et indissociables d’un club, d’une nation, le maillot de foot est désormais au cœur de la stratégie marketing des équipementiers et des équipes de football, devenues de véritables marques. À la clé des millions d’euros de bénéfices grâce à un merchandising aux méthodes redoutables d’efficacité.

Quand les maillots définissaient une équipe de football

En examinant de très près l’histoire des équipes de football, on s’aperçoit bien vite que pour les plus connues d’entre elles, leur surnom leur vient directement de la couleur de leur maillot de foot.

N’appelle-t-on pas les joueurs de l’équipe anglaise Chelsea : les Blues ? Et que dire des Bianconeri pour les joueurs du Milan AC, des Verts pour la mythique équipe de l’AS Saint-Étienne ou des Canaris pour le FC Nantes dont le maillot jaune et vert a fièrement battu la Juventus de Turin en demi-finale de la Ligue des champions en 1996, avec un score de 3 buts à 2 ?

Les équipes nationales ne sont pas reste. Il en est ainsi des Bleus de l’équipe de France, championne du monde en 1998, ou de la magnifique équipe italienne, quadruple championne du monde de football, mais privée de compétition planétaire en 2018, que tout le monde surnomme la Squadra Azzurra.

Le maillot de foot : un lien sacré

Le maillot de foot des clubs ou des nations est indissociable de leur histoire, comme un dépositaire de leurs aventures incroyables, de leurs malheurs insoutenables, des larmes de joie ou de désespoir ; comme le sceau inaltérable et identitaire d’une aventure humaine collective qui lie à jamais un club à ses supporteurs, une nation à ses fans.

De cette union sacrée, comme inscrite dans chaque fibre textile du maillot de foot, est peu à peu née une véritable vénération. Porter le maillot de football de son équipe préférée que l’on aime à supporter lors de ses matchs à domicile ou à l’extérieur est devenu une habitude, un besoin qui permet de mieux affirmer son attachement, son soutien à un collectif dans lequel on se reconnaît.

L’un des plus beaux moments de football illustrant au mieux cette communion des cœurs et des esprits est sans doute, pour les Français, celui où Zinedine Zidane embrasse les valeurs et l’identité françaises en embrassant son maillot lors de son deuxième but face au Brésil. Suivez toute l’actualité du football avec Sportweek.fr.

Une identité de marque intemporelle

Aujourd’hui, si l’on se prend à fermer les yeux pour s’imaginer le maillot de foot de la Juventus, immédiatement, nous aurons en tête les rayures noires et blanches ; tout comme, il n’est guère difficile de se souvenir du maillot rouge vif des Red Devils de Manchester United.

Maillots de foot aimés, adulés, rendus sacrés par les fans et les supporteurs, il est bien difficile de le changer ou de le modifier au risque de le profaner : sacrilège suprême !

Le maillot de foot d’une équipe est donc devenu une identité de marque intemporelle, ancré dans l’imaginaire collectif.

Le merchandising : menace pour l’identité du maillot de foot ?

Mais, comment préserver cette identité de marque véhiculant tant d’espoirs, d’histoires, de larmes et de joies face à une logique d’innovation des équipementiers et de profits des clubs ? Une piste que ces derniers semblent avoir trouvée est la distinction des maillots de foot utilisés dans le cadre des matchs joués à domicile et ceux pour les matchs joués à l’extérieur.

Ainsi, les maillots aux couleurs, aux graphismes différents, sont volontiers l’apanage des matchs à l’extérieur. La raison en est assez simple : tous les supporteurs ne peuvent pas forcément suivre tous les déplacements de leur équipe. C’est ainsi qu’ils sont rentrés de plain-pied dans une logique marketing qui permet de générer, chaque année, des millions d’euros.

Viendront-ils à bout du maillot de football domicile quitte à en violer la sacralité ? Le temps le dira.

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