Makhachev vs Georges St‑pierre : le verdict qui divise les experts, qui gagnerait vraiment ?
En bref
- Islam Makhachev vs Georges St-Pierre, qui gagne ?! La question est amusante.
- Cette opposition imaginaire cristallise le duel des générations à l'UFC et amuse les fans.
- Alors : à quoi pourrait bien ressembler ce duel de légendes ?
MMA – Islam Makhachev vs Georges St-Pierre : comment ce combat fictif entre deux légendes se serait-il déroulé ?
Contexte – deux générations, une question
Sur le papier, c’est le rêve des fans : Islam Makhachev, 34 ans, double champion UFC (lightweight et welterweight), face à Georges St‑Pierre, 43 ans, icône du welter et ancien champion middleweight. Les deux ont dominé leur époque, mais pas de la même façon. Makhachev marche sur l’UFC aujourd’hui avec un record impressionnant (28‑1) et une série de victoires qui parle d’elle‑même. GSP reste une référence absolue pour la polyvalence, l’intelligence de combat et la capacité à neutraliser n’importe quel style.
Pourquoi beaucoup voient Makhachev favori
Les arguments en faveur d’Islam ne sont pas que des slogans de fans : son style est précisément taillé pour écraser ses rivaux. Formé et guidé par Khabib Nurmagomedov, Makhachev a développé une lutte étouffante, capable de contrôler la bataille au sol et d’empêcher la remontée. Sa performance à l’UFC 322 contre Jack Della Maddalena illustre cette domination – contrôle au sol supérieur à 80% et aucune frappe significative encaissée. Ces chiffres font peur.
Des analystes et anciens champions comme Robert Whittaker ont expliqué pourquoi, dans ce fantasme, ils donneraient l’avantage à Makhachev : sa capacité à imposer la lutte, à maintenir la pression et à transformer le contrôle en soumission ou décision gagnante. Statistiquement, Makhachev gagne de toutes les manières – KO, soumission, décision – preuve de sa finition et de son adaptabilité.
Ce que GSP aurait mis sur la table
GSP n’est pas un simple souvenir. C’est un stratège hors norme, qui a construit sa légende sur une neutralisation méthodique de l’adversaire : défense de takedown, transitions propres, boxe clinique et cardio de marathonien. Sa polyvalence le rend redoutable sur tous les compartiments du jeu. Dans sa grande époque, Georges pouvait endurer, contrer et frustrer des purs lutteurs en rendant leur jeu inopérant.
De plus, GSP a lui‑même reconnu la montée en puissance d’Islam et l’a même nommé meilleur combattant P4P actuel de l’UFC, un aveu de respect lourd de sens. Mais attention : l’ancien champion a aussi souligné les défis liés aux changements de catégorie et la menace que représente un lutteur de la trempe de Makhachev face à un champion montant.
Analyse technique – duel des styles
Si on transpose ce combat à leur plein potentiel, voilà comment se dessinent les forces en présence :
- Makhachev : lutte oppressive, contrôle de position, capacité à finir au sol, endurance pour maintenir la domination nord‑sud ou side control. Très difficile à emmener au loin si le takedown est réussi.
- GSP : neutralisation des grapplers par la défense de takedown, jeu de distance, diversité des attaques (boxe, low kicks, clinch) et capacité à jouer l’usure sur cinq rounds.
Le point clé : si GSP empêche la lutte et garde le combat debout tout le long, il aurait une vraie chance. Mais si Makhachev réussit les phases de lutte et impose son rythme, il devient très compliqué à contenir pour qui que ce soit, même pour une légende.
Hypothèse round par round
On peut imaginer plusieurs scénarios plausibles :
Round 1 et 2
Makhachev cherche à réduire la distance, tester la défense de GSP, et chercher un premier takedown. GSP, dans sa grande époque, jouerait le mouvement, les feintes et travaillerait les low kicks pour couper les appuis. Si GSP neutralise les premières assauts de lutte, il marque des points debout. Sinon, Makhachev prend le contrôle au sol et commence à faire basculer l’équilibre.
Round 3
Si Makhachev a réussi à imposer quelques phases au sol, la troisième devient une longue session de pression : passes de garde, travail de position, quelques frappes au sol pour punir. GSP devra se servir de son endurance et de son timing pour se relever ou inverser les positions ; une réussite ici change le momentum.
Round 4‑5
Sur cinq rounds, la question de la fatigue et de la capacité à maintenir l’intensité est déterminante. GSP a prouvé qu’il pouvait tenir la distance. Mais Makhachev, habitué à dicter le tempo, pourrait user son adversaire à force de contrôle et de drain psychologique. Les décisions gagnent alors en importance : contrôle, tentatives de finish, pression constante.
Verdict – qui remporte le fantasme ?
La majorité des pronostics contemporains penchent pour Islam Makhachev, et pas seulement à cause du buzz. C’est une lecture logique : un lutteur de très haut niveau, en pleine forme et qui a prouvé qu’il pouvait monter de catégorie et continuer à dominer, représente une menace énorme pour n’importe quel welter de la planète. Robert Whittaker a notamment expliqué qu’il verrait Makhachev battre le GSP de sa grande époque à cause de cette lutte ultra efficace.
Cependant, la question reste ouverte. Georges St‑Pierre n’est pas une légende par hasard : sa capacité à neutraliser des spécialistes, à s’adapter et à gagner par intelligence de combat ferait de lui un adversaire terrible pour n’importe qui. Dans ce match de « ce qui aurait pu être », le favori logique aujourd’hui est Makhachev ; le plébiscite populaire pour GSP vient de son aura et de sa polyvalence historique.
Conclusion
Au final, ce duel fictif cristallise le débat générationnel : domination moderne vs polyvalence classique. Les chiffres et les performances récentes donnent l’avantage à Makhachev, mais la légende GSP aurait certainement présenté un test fascinant, tactique et serré. Pour les puristes, c’est l’un de ces matchups qui restera à jamais discuté dans les forums, parce qu’il oppose deux conceptions du pouvoir en MMA – l’étouffement méthodique et la stratégie complète.