Michel Soro, c’est l’heure

Une décennie sur le circuit professionnel, et voilà que Michel Soro vient d’écrire ce samedi soir l’un des chapitres les plus importants de sa carrière. Opposé à John Vera au Palais des Sports de Marseille, le natif d’Abidjan s’est imposé sans difficulté par décision unanime.

18 victoires, 0 défaite, 11 KO. Un statut de jeune star montante, un prospect sous contrat avec la société de promotion de Roy Jones Jr, légende du Noble Art. Voici en deux mots le curriculum vitae pugilistique de John Vera, adversaire de Michel Soro hier soir. Bien de quoi inquiéter plus d’un boxeur, mais il n’en fut rien.

Soro représentait un adversaire d’un tout autre calibre pour le jeune américain, et le premier cité a ainsi assumé son statut de vétéran redoutable et redouté du circuit, dominant Vera sur la quasi-intégralité des 12 rounds. Supporté par sa famille et ses amis, dont un grand nombre venu de Lyon, où réside le boxeur, ce dernier ne leur a pas fait regretter le déplacement, puisqu’il envoya par deux fois Vera au tapis avant de s’adjuger la décision des juges.

Plus que le résultat intrinsèque, Soro s’est ainsi emparé de la ceinture WBA par intérim des super welters. En d’autres termes, il est désormais challenger numéro un et obligatoire au titre mondial de la catégorie, actuellement détenu par Erislandy Lara, et peut raisonnablement espérer un match de championnat plus tard dans l’année. Mais avant cela, il semblerait avoir en tête de définitivement effacer sa dernière défaite de la mémoire collective. « Maintenant je veux ma revanche contre Castano. J’ai perdu contre lui, c’est un très bon boxeur, je veux me prouver à moi-même et à la France qu’on peut avoir un véritable champion du monde. »

Avec 14 victoires sur ses 16 derniers combats, il n’est pas surprenant que le français se positionne désormais sur l’échiquier de la boxe mondiale, et se prenne à rêver hisser le drapeau tricolore avec de l’or autour des hanches dans un futur proche. Pour l’instant roi sans couronne, Soro représente bel et bien une réelle chance de titre mondial pour la France en cette année 2018.

« L’homme n’a pas de crinière, mais on le prend par la parole » Proverbe ivoirien. Par la parole, et par les actes, donc. En attendant de pouvoir rugir encore plus fort.

Photo By: @Destimed/twitter

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