Le Paris Saint-Germain rentre ce matin avec trois nouveaux points, et consolide un peu plus la première place de son groupe après sa victoire 4-0 contre Anderlecht. Même si ce n’est pas mathématiquement acquis, il est déjà très probable que le club parisien joue les huitièmes de finale de la plus belle des coupes.

Trois victoires, 12 buts marqués, 0 encaissé, meilleure attaque et défense de la compétition et même le scalp de Carlo Ancelotti, les débuts en Ligue des Champions du PSG version « MCN » sont parfaits. Il faudra évidemment assurer le déplacement à Munich, seul match compliqué de cette poule, tant les deux autres adversaires semblent inférieurs aux joueurs parisiens. Encore hier, Mbappé, Cavani et Neymar ont marqué chacun leur tour, comme si la partition était minutieusement réglée et se déroulait sans encombre.

Génial, parfait, impressionnant, autoritaire : les adjectifs pour qualifier la performance de cette équipe sont faciles à trouver. Mais, il manque quelque chose, ou plutôt il y a quelque chose difficile à effacer ! Tous les supporters ont ce matin ce sentiment étrange que malgré la large victoire, ce PSG a presque manqué son match. Quelques déchets techniques, des face-à-face manqués, des espaces en défense (merci Dani Alvès, pour ne pas citer de nom). Le PSG d’hier donne l’impression qu’il aurait pu marquer 10 buts avec un peu plus de concentration et de précision, mais qu’il aurait très bien pu en encaisser 2 ou 3 sans l’aide d’un gardien de gala, ou de la barre transversale en fin de match. Les statistiques le prouvent : 51% de possession pour le club belge, autant de tirs cadrés des deux côtés. Hier soir, tout s’est bien passé : pas sûr que le score soit le même, en jouant le même type de match contre un grand d’Europe.  Seul le temps pourra nous dire si la patte d’Unai Émery se cache derrière cette nouvelle stratégie de jeu, c’est vrai qu’il n’est pas nécessaire de garder le ballon tout le match pour gagner le match, tant que l’on marque, mais la réussite devant le but est obligatoire. Même si elle donne des sueurs froides aux supporters, je suis sûr que l’on s’habituera rapidement à cette nouvelle tactique, si Paris continue à assommer ses adversaires de la sorte.

Trois victoires en trois matchs, le PSG est-il capable de continuer sur sa lancée en poule et de sortir invaincu ? Il faut remonter à la saison 1994-1995 pour retrouver pareil schéma. Cette saison-là, le PSG version Rai, Ginola, Weah a gagné ses six matchs contre le Spartak Moscou, le Dynamo Kiev, et… le Bayern Munich ! Un « clean shoot » en poule est-il l’assurance d’une longue aventure en LDC ? Toujours cette année-là, le PSG a atteint les demi-finales, où il s’inclina contre le Milan AC.

Une demi-finale cette saison, je suis sûr qu’Unai, et Nasser signeraient tout de suite. Mais encore une fois, cela nous laisserait à nous, les supporters, un sentiment étrange. Cette équipe semble au-dessus du lot, alors sans se l’avouer, sans oublier les malheurs et les larmes de la saison précédente, ce que l’on espère c’est des pleurs de joie un soir de mai 2018, soirée que l’on n’oubliera jamais, et qui marquera l’apogée de la saison d’un PSG taille Dream Team.

Le début de saison du PSG augmente évidemment un peu plus les attentes des spectateurs et supporters. Cela confirme l’idée que la saison du PSG ne sera jaugée et évaluée qu’en fonction de la LDC. On a jamais été autant impatient de l’arrivée du Printemps !

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