Resident Evil 2

Il aura fallu attendre 21 ans pour que Resident Evil 2 refasse surface. L’opus original avait fait fureur sur PS1 et à l’époque, il avait embarqué alors la série dans la spirale du succès commercial.

Annoncé depuis un petit moment, ce dernier c’était fait attendre et nous avons enfin pu mettre la main dessus. Petit retour et welcome back to Raccoon City !

Remake 2.0

Je préfère vous le dire d’emblée, généralement je ne suis pas fan des reboot, remake et autre ressortie de ce genre. Non pas que j’estime que l’œuvre originale se suffit à elle-même, juste que ce phénomène est à mon sens un manque d’imagination et de créativité de la part des développeurs.

Usons des bonnes vieilles recettes pour faire un peu de business. Bon je dois avouer que le travail accompli sur cette version est tout de même sympathique.

Partons déjà sur une généralité : les graphismes. Entre 98 et 2019, c’est un monde qui sépare ces deux versions. À l’heure de la 8K, forcément les graphismes sont d’un autre niveau et Dieu merci ! Par rapport à ce que l’on peut voir de manière générale, cette version n’a pas à rougir (et encore une fois, je ne joue pas sur PS4 Pro !).

Au niveau de la gestion des caméras et de la mise en scène, exit la fameuse caméra fixe qui nous faisait tant rager, place désormais à la caméra épaule façon Resident Evil 4. Cela permet une immersion plus poussive et je peux vous dire que lorsque vous vous promenez dans des couloirs sombres avec juste votre lampe torche, votre flingue (dans lequel il reste 3 pauvres bastos) que vous jouez dans le noir (sinon ce ne serait pas drôle) et que vous entendez des bruits sourds, des néons grillés, au moindre son vous faites un arrêt.

Attendez de croiser la route de Mister X et après on en reparle hein… Clairement, niveau ambiance (graphique et sonore), c’est parfait.

Niveau difficulté, ne vous étonnez pas de devoir littéralement plomber le crâne d’un zombie pour pouvoir littéralement lui faire passer l’arme à gauche. Même si ce dernier s’écroulerait à terre qu’il ne serait pas étonnant de le voir se relever. Petite anecdote : je rentre dans une pièce. Je tire sur un zombie. Headshot. Il tombe raide. J’inspecte la pièce à la lampe torche. Un bruit de chaise. Cette saloperie s’était relevée et me fonçait dessus ! Bonjour l’angoisse.

N’oubliez pas de condamner les fenêtres aussi non parce que sinon vous risquez d’avoir quelques surprises… Je dis ça, je dis rien….

Ah et vous vous souvenez du fameux couteau ? Celui qui nous dépannait quand on était en bonne galère ? Désormais il a une jauge de vie. Plus vous vous en servirez, plus il s’usera.

Get down !

Cette phrase culte (pour moi en tout cas) prononcée par Léon au début du jeu, me permet d’aborder le côté scénario du jeu. L’histoire de base reste la même : Leon S. Kennedy devait commencer sa nouvelle carrière à Raccoon City alors que des évènements inattendus  ont décidé de perturber un peu ce changement d’orientation. Sur son chemin il va faire la connaissance de Claire Redfield qui est la recherche de son frère, Chris.

Leurs chemins se sépareront assez rapidement offrant ainsi deux portions bien distinctes. Il vous faudra entre 6 à 8 heures pour terminer chacune d’elle (selon votre niveau et votre vitesse). À la fin des deux aventures, vous aurez le choix de faire une version bis offrant ainsi des séquences inédites. De fait, la durée de vie passe à 20 heures environ.

Alors, certes, les versions bis, ne plairont pas forcément à tout le monde, mais bon c’est toujours cela de pris.

De manière générale, je trouve le jeu nettement plus didactique qu’avant avec ces petites icônes à l’écran qui nous indiquent où regarder ou quoi faire. Cela crée moins de frustration, mais le jeu perd un peu de son charme.

Ah et une dernière chose ? Où sont mes tampons pour la machine à écrire qui me permettaient de faire une sauvegarde ?

Si je devais résumer Resident Evil version 2019 je dirais : action, frissons et émotions. Autant de « on » qui prouve bien que l’on peut être un vieux c*n à ne pas croire, de temps à temps, aux bienfaits d’un reboot. Note : 9/10

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