La suprématie du surf brésilien

Au Brésil, on connaît le football (5 Coupes du Monde), le volley-ball (médaille d’or au JO), la capoeira (un sport ancestral) ou le beach-volley. Mais, par la suite, un nouveau sport a su émerger dans ce pays, le surf. La domination brésilienne en surf est criante et inaltérable depuis le titre mondial de Gabriel Medina en 2014. Explication du tsunami brésilien.

Les prémices du surf brésilien

Dans un pays immense dicté essentiellement par les sports de ballon, la pratique du surf s’impose peu à peu grâce à certains spots sur lesquels les surfeurs peuvent prendre des vagues à leur guise. Naviguant sur le spot d’Itamambuca (Ubatuba), de Praia de Itaúna (Saquerema) ou celui de Joaquina (Florianópolis), de nombreux surfeurs ont pu faire leur carrière sportive dans l’élite mondiale. C’est seulement dans les années 90 qu’on remarque la participation des surfeurs brésiliens dans les compétitions majeures. Des surfeurs comme Fábio Gouveia, Heitor Alves, Victor Ribas et Peterson Rosa deviennent les précurseurs de ce sport nautique, méconnu à l’époque. Au Brésil, le sport se pratique en indoor, sur un terrain, à la plage et maintenant sur les bords de l’Atlantique. Le surf brésilien commence à se faire un nom dans l’élite mondiale dominée principalement par les Américains et Australiens.

Les 2 titres mondiaux, représentatifs d’une forte puissance

Depuis 2014, le Brésil est monté d’un niveau en faisant partie des nations fortes du surf avec les États-Unis et l’Australie. Gabriel Medina et Adriano De Souza sont deux exemples de la puissance brésilienne sur l’année 2014 et 2015 en World Surf League. D’abord, Gabriel Medina qui a débuté le surf professionnel à l’âge de 17 ans, rafle le titre mondial en 2014 devenant à 20 ans, le premier brésilien à devenir champion du monde de surf. Ce sacre lui a permis d’être dans le classement des 100 personnalités les plus influentes du monde en 2015. Dans la World Surf League, le goofy, Medina, cumule beaucoup de victoires dont celle du Quiksilver Pro Surf à Hossegor en 2015. Cette même année, un autre brésilien obtient le Graal mondial et il se nomme Adriano de Souza. Le brésilien de 31 ans grave aussi son nom dans le palmarès du WCT (World Championship Tour) avec notamment une victoire au Billabong Pipe Masters à Banzai Pipeline (Hawaï). Dès lors, ces deux surfeurs appartiennent à la Brasilian Storm qui a détruit tout sur son passage durant ces deux années. Touchant le haut du sommet, le surf brésilien s’effrite un temps avant dominer la discipline en 2018 avec la présence de Filipe Toledo et d’Italo Ferreira

2018, la domination

C’est en nombre que les surfeurs brésiliens s’imposent au sein de l’élite mondiale en 2018. Dans le Top 37 du surf mondial, il y a actuellement 13 surfeurs brésiliens, dont Mickael Rodriguez et Caio Ibelli, ce qui peut expliquer le nombre conséquent de victoires au WCT. Sur 7 étapes du circuit mondial, les Brésiliens en remportent 6 : 2 victoires d’Italo Ferreira, 2 victoires de Filipe Toledo, une pour William Cardoso et une à Teahupo’o pour Gabriel Medina. Avant le Ranch Surf Pro à Lemoore (Californie), Filipe Toledo domine le classement WCT devant Gabriel Medina et Italo Ferreira, 4ème. La probabilité d’un troisième sacre brésilien est forte à 4 spots de la fin de cette saison 2018. Encore une fois, la Brasilian Storm triomphe dans les premières places en éclipsant totalement cette fois-ci l’hégémonie de l’Australie et surtout des États-Unis avec le double champion en titre John John Florence. Avoir une dynastie brésilienne dans le surf est plausible, mais il faudra que cette domination dure quelques années.

Photo By: Wikimedia

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