Pour La Conquête Acte II, la Team Solide, Tony Yoka en tête, donnait rendez-vous à son public parisien. Une soirée réussie dans l’ensemble.

Tony Yoka s’est imposé aux points après un combat laborieux face à l’américain Jonnie Rice. Sous le feu des projecteurs se trouvaient également deux membres de la Team Solide. Ce groupe qui nous a fait rêver aux Jeux-Olympiques de Rio en rapportant six médailles, tout en prônant un discours de solidarité.

En plus du médaillé olympique, deux d’entre eux étaient présents sur le ring. Souleymane Cissokho pour son troisième combat pro. Elie Konki pour ses grands débuts chez les rémunérés. Retour leurs prestations respectives.

Elie Konki vs. Santagio San Eusebio

Elie « Spider »  Konki a superbement tissé sa toile en emprisonnant sa proie, Santagio San Eusebio. L’arachnide humain n’a pas profité de son allonge, il a préféré un travail à mi-distance. L’idée était d’attirer sa prise, dos aux cordes, pour la contrer. Stratégie payante puisque les crochets successifs ont fait mouche, tant au corps qu’au visage.

Santiago San Eusebio toujours debout à la fin du combat, une question s’impose: est-ce un manque de puissance de la part d’Elie Konki ou une capacité étonnante de son adversaire à encaisser les coups ? Nous lui avons demandé à sa sortie du ring, le membre de la team solide a opté pour la seconde option. Précisant au passage, qu’ils s’étaient déjà rencontrés chez les amateurs.

Team Solide Conquete (1)

Elie Konki a tout pour plaire, à commencer par son large sourire. Sur le plan pugilistique, il dispose d’une variété de coups précis avec comme préférence le crochet, autant bras avant que bras arrière. Seul petit bémol, sa notion du territoire. En d’autres termes, occuper le centre du ring avec la volonté d’y rester le plus possible. Notion clé qui permet d’imposer son rythme : « Tu veux me toucher ? C’est à toi de venir. Mais attention, je fais mal et je vais te le faire savoir». C’est un fait, le travail dos aux cordes est risqué. Dans le cas d’Elie Konki, celui-ci bénéficiait d’une allonge nettement supérieure. Pour preuve, quand il a commencé à boxer en ligne, sa droite a fait parler d’elle-même.

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On aura le plaisir de le voir boxer à nouveau le 16 décembre prochain lors de la Conquête Acte III, ayant signé pour quatre ans avec Ringstar France.

Souleymane Cissokho vs. Dmytro Semernin

L’étoile montante chez les super welters, Souleymane Cissokho, a brillé une fois de plus en s’imposant par K.-O à la première reprise. Il a pourtant étrangement entamé son rendez-vous en voulant placer absolument, à trois reprises, sa droite sans préparation d’attaque et sans enchaîner derrière. Point positif, une tenue parfaite du centre du ring face à l’ukrainien, Dmytro Semernin, obligé de rester à distance.

Cissokho a profité de la prise d’initiative de son adversaire, afin de casser la distance, pour le contrer. Frappé au plexus par un uppercut bien vissé, l’ukrainien s’est fait violement et sèchement couper le souffle. Protège-dents craché au sol, plié de douleur, il a été dans l’impossibilité de se relever.

Interviewé par Philippe Weil, speaker de la soirée, Souleymane lui a confié qu’il aurait aimé faire plus de rounds afin de parfaire sa boxe. Mais comme l’a si bien dit son interviewer : « C’est lorsqu’on ne cherche pas le K.-O que celui-ci arrive ».

Team Solide Conquete (1)

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