Days Gone

Dire que j’attendais avec impatience Days Gone comme un gamin à Noël aurait été un euphémisme. Dès les premières images, je m’étais dit : OK ce jeu à l’air d’envoyer la sauce. Un open world façon apocalypse avec des zombies et autres créatures loufoques le tout chevauchant une bécane, je me disais BINGO !

Le pitch en deux mots : Deux ans après une contamination mondiale qui a rendu tous les êtres humains en mode freakers, vous incarnez Deacon un ancien membre d’un groupe de bikers. Vous serez accompagné de Boozer, un camarade de chambrée. Tous les deux sont à la recherche d’un monde meilleur et d’une jolie petite blonde.

Rock and load

Après presque trois ans entre les premières images et la prise en main du jeu, le soufflé est assez vide redescendu et l’euphorie du moment a laissé place à une forme de déception. Cela peut paraître anodin, mais à l’heure des mondes ouverts (Red Dead Redemption, Assassin’s Creed Odyssey etc…) qui cumulent les kilomètres de terres à parcourir et qui se chargent en quelques secondes, on est franchement à la peine quand le jeu galère pour charger la map qui, au final, n’est pas si grande que cela. Pour citer les exemples plus haut, celle de Days Gone paraît être un sentier de vacances.  J’ai moi-même été le premier étonné. D’entrée de jeu, j’ai effectué un test pour jauger la map. Petite promenade dans les bois à pied avec un objectif assez lointain (enfin tout du moins, je le pensais). À peine la grille du camp était refermée que j’arrivais déjà à destination. La surprise fut de taille. Et encore, je n’ai pas utilisé le voyage rapide (fonction disponible après avoir visité un lieu façon AC).

Deacon forme un duo avec sa moto. Votre fidèle destrier est votre moitié et il faudra en prendre soin (remettre de l’essence, changer les pièces, etc.). En revanche, niveau jouabilité on repassera. La moto est, à mon sens, injouable. Elle est lourde et peu maniable et c’est franchement dommage.

Vous allez dire : « ouais le mec casse d’emblée ». C’est pas faux. Mais mine de rien lorsque d’entrée de jeu vous êtes confronté à des chargements d’une longueur interminable et une phase de course en moto où c’est franchement la galère, on se dit : « bon what’s next ».

World War Deacon

Bien que le jeu s’inspire d’une ambiance à la Walking Dead, nous sommes davantage plus proches d’un World War Z ou de Je suis une légende. Ce ne sont pas réellement des zombies, mais plutôt des êtres contaminés qui ont encore un semblant de logique (de leur point de vue à eux bien évidemment). Et selon les types de population rencontrée (ados, adultes, etc.) vous ne ferez pas face au même genre de freakers. C’est assez malin, car cela permet de jauger sa façon de jouer (sortir la nuit plutôt que le jour ou alors l’inverse, etc.).

Days Gone se veut ouvert d’un point de vue territorial, mais c’est également le cas au niveau du scénario. Vous aurez l’occasion de pouvoir effectuer diverses missions dans l’ordre de votre choix. Chaque mission terminée vous permettra de compléter une jauge vous indiquant le nombre de pourcentages atteint dans tel ou tel chapitre. Days Gone est une pieuvre scénaristique. Linéaire sans réellement l’être, scénaristiquement hybride.

Parlons du fond tout de même. Au cours du jeu, vous aurez l’occasion d’améliorer les compétences de votre personnage grâce à l’obtention de points d’aptitude. Rien de bien révolutionnaire de ce côté. Niveau armement, vous aurez l’occasion d’échanger des armes, d’en acheter dans des camps (encore faut-il avoir une jauge de confiance assez élevée pour pouvoir prétendre faire des choses). Dans ces mêmes camps, vous pourrez réparer votre moto, vendre des herbes, des membres de freakers (oui oui). Ce petit aspect communautaire est assez sympathique, même s’il ne révolutionne pas le genre.

En revanche, s’il y a un point où le jeu est irréprochable c’est bien l’ambiance (sonore ou visuelle). Se promener de jour ne vous empêchera pas de tomber sur un bestiaire garni loin de là, mais de nuit… Mama Mia ! C’est flippant à souhait ! Devoir se planquer dans les herbes pour laisser passer des zombies sans se faire choper c’est jouissif. Et que dire des missions que j’appelle « nettoyage » notamment lorsqu’il s’agit d’exterminer des hordes ? Des centaines de zombies qui s’agitent dans tous les sens sans faire broncher l’affichage.

Au final ce Days Gone est assez frustrant. Tous les espoirs, les envies et les attentes ne sont pas toujours à la hauteur. D’un autre côté il parvient à nous séduire par son univers et son environnement. Le problème de Days Gone c’est d’arriver après des univers comme Red Dead ou Assassin’s Creed. Note 6/10

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