La course des Crêtes d’Espelette : entre sport et féria

Le 07 juillet 2018, je me suis lancé sur la distance la plus longue de la course des Crêtes d’Espelette, à savoir le 26 kilomètres.

Petite distance me diront certains d’entre vous. Certes. Mais l’objectif n’est pas la distance ou le temps, mais bien l’ambiance. On m’a beaucoup rapporté l’ambiance très festive et vivante de cette course, et surtout celle du repas d’après course. Aussi, ni une ni deux, je me laisse tenter par l’aventure. Fait atypique pour débuter, la course est un samedi, départ à 13h30. Ce n’est guère habituel, mais pour la logistique du repas en suivant, cela se comprend. J’y reviendrai.

Les départs s’enchaînent ainsi, alternant entre les randos et les courses (du 26 au 7km). Le départ se fait sur du plat, ça avance bien. Mais évidemment, à Espelette, nous sommes au Pays-Basque, et le Pays-Basque ce n’est pas plat ! Devant nous se dressent deux belles montées, dont la plus dure mène au Mondarain. Tout le monde se suit, en marchant, et j’entends parler les participants habitués à cette course. L’an dernier, ils ne pouvaient pas voir le haut de la montée tellement le mauvais temps amenait brouillard et pluie. Et cette année, nous croulons sous la chaleur. Dur pays que celui où nous sommes.

La montée, aussi difficile soit-elle, mérite toutes les peines du monde. La vue y est splendide, à perte de vue, parfaite. On y voit jusqu’à la Rhune (pour ceux et celles qui connaissent le coin). Un vrai moment magique. Et qui dit montée, dit descente. Pour moi la course commence vraiment ici, à partir du moment où je peux dérouler les jambes à souhait.

Nous sommes au 7e kilomètre, l’ambiance et aussi chaude que la température. Les ravitaillements tous les deux kilomètres (!) sont les bienvenus, et les bandas remontent le moral. La course est belle, le plaisir est grand, et les vivats du public sont nombreux alors que nous sommes en pleine montagne !

Bref, tout se passe bien, alternant entre montées raides et descentes techniques, il faut tout de même faire très attention, un accident est vite arrivé. J’ai vu nombre d’abandons au fur et à mesure de la course, pour cause de chevilles vrillées, insolations, chutes bêtes. La vigilance n’est pas en option sur ce type de trail. Au total, 26 kilomètres de course technique, mais très plaisante avec environ 1500 mètres de dénivelé. Une bonne sortie pour se mettre en appétit. Et question nourriture, nous allons être servis !

En effet, la particularité est le repas d’après course le samedi soir. Il coûte plus cher que la course la plus longue (soit 26 kms vous l’aurez compris). Mais ça vaut le coup. On réunit 3000 âmes dans un immense chapiteau, par tablée de 50 personnes environ. Une banda au milieu, une myriade de jeunes pour servir tous ces affamés et les ingrédients sont réunis.

On commence par un plat typique : l’axoa. Une mixture à base de veau. Un délice. On en a quasiment à volonté. Les plats passent de table en table, de main en main, dans une ambiance royale. Tout le monde rit et danse entre les plats, pendant les plats, au détour de paquito, de clapping, de ola etc …

On continue par un plat beaucoup plus terre à terre : poulet, petits pois. Vient ensuite le fromage de brebis traditionnel, avec sa confiture de cerise. Et évidemment, pour couronner le tout, le fameux gâteau basque.

Alors certes, certains diront que la qualité n’y était pas, mais je mets au défi quiconque de préparer un repas pour 3000 personnes avec les bonnes quantités et une excellente qualité. Franchement, c’était largement suffisant. Et puis, l’essentiel n’est-il pas ailleurs. N’est-il pas de tous se réunir, faire la fête ensemble, après avoir avalé tant de kilomètres de plaisir ? Je ne sais pas vous, mais moi l’an prochain, j’y serai ! Et j’espère vous y croiser !

Photo By: Course des Crêtes/facebook

Leave A Comment

Your email address will not be published.