Devil May Cry 5

Ce cinquième épisode se sera fait attendre. 11 ans après la sortie du quatrième opus, la saga Devil May Cry revient en ce début d’année avec une nouvelle aventure. À l’heure de la VR, du succès du on-line et des suites aseptisées, comment ce Devil May Cry parvient-il à nous faire kiffer ?

À l’époque de la sortie du premier opus, j’étais comme un dingue. J’avais épuisé la galette en long en large et en travers. La BO était au top et l’ambiance générale donnait un coup de frais par rapport aux sorties de l’époque. Et depuis 18 ans, je n’avais pas remis la main sur cette série. Pour le coup, je dois vous avouer que j’ai apprécié le petit résumé que propose le jeu. Cette option disponible dans le menu principal peut paraître anodine pour les puristes, mais pour les mecs comme moi qui ont un train de retard, j’avoue que cela permet de remettre les pendules à l’heure.

L’histoire du jeu se situe quelques années après Devil May Cry 4. Pour vous la faire courte, les démons débarquent sur Terre et c’est l’heure du grand ménage. Tour à tour, vous aurez l’occasion d’incarner trois personnages différents : Nero, V et Dante.

Chacun a son style propre et bien défini. Je ne connaissais pas le personnage de Nero que je trouve très bien au demeurant avec du charisme et de la classe. Mais je dois tout de même avouer que j’ai une petite préférence pour le personnage de V. Je le trouve plus mystérieux et le fait de se balader ainsi avec son petit nuage noir me fait toujours marrer.

Bref, passons au gameplay. Cela reste du beat’em all classique dans le sens où le but est de terrasser les ennemis en vous promenant de zone en zone. Il faut réussir à faire le plus de combos possible afin d’obtenir la meilleure note et ainsi gagner des points de style. Vous aurez le choix, à tout moment dans le jeu, d’opter pour la facilité en activant la mise en place automatique des combos. Concrètement, il ne reste plus qu’à défoncer votre manette en appuyant de manière répétée sur un même bouton (je caricature, mais c’est un peu ça quand même). Sinon, vous pouvez opter pour des combos en mode manuel et là l’enjeu devient un peu plus intéressant il faut l’avouer.

Bien que l’on puisse regretter les phases baston – cinématique – course – baston – cinématique avec ce sentiment d’être systématiquement coupé dans son élan, le jeu est tout même bien bourrin et permet de bien se défouler et ça, ça fait du bien !

Au niveau des graphismes, le jeu profite du moteur RE ENGINE celui-là même qui avait été développé pour Resident Evil 7. Donc forcément, l’ensemble a de la gueule, les lumières et les animations sont stylées.

Tout au long du jeu, vous aurez l’occasion de récupérer des démonites (rouge, bleu) vous permettant d’acquérir des compétences ou des objets pour l’un et d’augmenter votre barre de vie pour l’autre. Les rouges sont plus facilement farmable que les bleues, mais dans l’ensemble le farming se fait assez bien et rapidement ce qui est plutôt bienvenu à l’heure où il faut systématiquement mettre la main au portefeuille pour obtenir ce que l’on veut dans un jeu vidéo. Bon, il ne faut pas non plus se leurrer, vous avez également possibilité d’acheter ces fameuses démonites sur le store… L’argent c’est le nerf de la guerre n’est-ce pas.

Au niveau de la durée de vie, sachant qu’il m’a fallu une heure et demie pour atteindre le 5e niveau et que le jeu en comporte 20, je vous laisse faire le calcul du temps qu’il faut pour arriver à la fin.

À l’heure où nous sommes nourris de FPS et de monde ouvert, pouvoir se remettre à un bon vieux beat’em all fait un bien fou. La saga n’a pas perdu de son charme. Grâce à son nouveau moteur, le jeu gagne en immersion et confère à la saga un vent nouveau. Say my name demon ! Note : 7/10

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