Eva Queen

Alors que son tout premier album intitulé Queen vient de sortir, Eva, bien partie pour être la révélation féminine 2019, est revenue avec nous sur son succès et ses morceaux phares. Un entretien au Studio Lenoir où elle se confiera également sur la gestion de sa notoriété, les relations hommes-femmes ou encore l’usage des réseaux sociaux par sa génération.

À chaque sortie de single, les compteurs s’affolent sur YouTube ainsi que sur l’ensemble des plateformes de streaming, et la jeune niçoise monte rapidement en top tendance. En effet, les chiffres ne mentent pas : à ce jour, quatre visuels sont sortis et ont tous dépassé la barre des 5 millions de vues, jusqu’au tout dernier Alibi qui a atteint le million en à peine 24h. Sur Instagram, « Eva Queen » caracole déjà à plus de 800k followers ; une performance rare et notable pour une artiste inconnue du grand public il y a encore un an.

Néanmoins, la récente montée d’Eva dans le music game est tout sauf le fruit du hasard : Issue d’une famille de mélomanes, la jeune femme chante depuis l’âge de 3 ans et commence le piano dans la foulée, certainement par l’impulsion de sa mère. « Si je veux faire un truc, c’est dans la musique », nous confie-t-elle d’ailleurs alors que des rôles dans la télé-réalité lui sont proposés. Un chemin donc presque tracé qui la conduit à faire une rencontre clé, celle d’une personne dans l’évènementiel à Cannes qui lui propose de faire de la musique. Une opportunité en or qu’il fallait saisir selon elle (« Le train il passe, soit tu sautes dedans, soit tu restes sur le quai (…) J’ai sauté dans le train »).

En octobre 2018, sort donc le clip de Mood, premier morceau aux accents urban pop, extrêmement accrocheur, et qui trouve rapidement son public. Être dans le mood d’Eva représente ainsi son mode de vie et son état d’esprit basé sur l’affirmation de soi et l’authenticité dans une ère où les réseaux sociaux brouillent les pistes (« Sois toi-même et cherche pas à plaire à tout le monde »). La production du titre en lui-même est confiée à SanySanbeats que l’on retrouve déjà derrière le carton Mobali de Siboy. L’usage du pad, propre au producteur, et présent dans les deux morceaux en font d’ailleurs des cousins éloignés.

Sur YouTube, le clip de Mood réunit à sa sortie tous les ingrédients du succès : Un visuel paradisiaque avec des plans tournés en majeure partie dans le sud de la France ainsi que le relais et la participation de plusieurs personnalités, dont Anaïs Camizuli, Benji Samat, JayMax ou encore Jazz qui n’est ni plus ni moins que la sœur de la chanteuse. Alors même qu’Eva n’en est qu’à son premier morceau à fin 2018 ; on comprend déjà qu’une grosse équipe est derrière le succès de la chanteuse, laquelle ne manquera d’ailleurs pas de nous le souligner (« J’ai travaillé avec de très très bonnes personnes, j’ai une très très bonne équipe et c’est ce qui a aussi permis la réussite, je pense»).

Forte de ce premier succès, Eva sort ensuite On Fleek , un titre en featuring avec Lartiste et c’est la confirmation : le million de vues en 24h. Même recette que le premier morceau : Cette fois-ci, le clip à gros budget est tourné à Dubaï avec une Eva qui sort les grillz en cohérence avec l’imaginaire construit autour du personnage « Eva Queen ».  La jeune femme choisit alors ici le thème de l’infidélité dans les relations hommes-femmes, les discours parfois faux de la gent masculine, le tout sur un fond de female empowerment à travers des paroles qui restent accessibles à un grand nombre. À ce moment de l’entretien, la jeune femme nous parle également du rôle des réseaux sociaux dans la difficulté de faire confiance à autrui (« (…) Aujourd’hui à travers les réseaux sociaux (…) c’est compliqué de faire confiance à son mec comme à sa meuf »), Instagram en première ligne étant progressivement devenu « le nouveau Tinder ».

À la question sur le fait de savoir comment elle se place par rapport à la vague féminine urban pop représentée par des noms tels qu’Aya Nakamura ou encore Marwa Loud, la jeune femme nous répond qu’elle ne se rend pas encore bien compte (« Parce que moi, 5 mois en arrière, j’écoutais leurs musiques dans ma voiture (…) L’année dernière je chantais Djadja avec mes copines sur la plage »). Pourtant, ce nouvel album intitulé Queen aux influences afro/urban/pop est bien parti pour être un véritable succès commercial. Peut-être l’album de l’émancipation pour celle qui est bien plus que « la sœur de Jazz ».

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