Michael « Venom » Page – l’humiliation comme fond de commerce

Michael « Venom » Page, 29 ans, 11 combats en MMA pour autant de victoires et autant d’humiliations. Portrait de la pépite du Bellator.

 

Déjà bien connu des fans de MMA dans la monde pour son côté showman. Le mec est devenu mainstream la semaine dernière. Après un coup de genou dévastateur sur Evangelista « Cyborg » Santos. MVP célébrera sa victoire en sortant sa plus belle casquette pokémon et en faisant mine de capturer Cyborg avec.. une pokéball. Si l’image fait sourire, il est important de savoir que Santos souffre d’une sévère fracture du crâne et a été opéré au plus vite.

Michael 'Venom' Page vs. Evangelista Santos

Car oui, le mec a du style, mais il est également ultra dangereux.

Son style de « striker » lui vient du kickboxing. Pratiquant de cette discipline depuis l’âge de 3 ans (première compétition à 5 ans), c’est le manque d’exposition qui le fit s’en détourner. En 2011, après avoir hésité à rejoindre la fameuse American Top Team, il s’engage finalement avec les London Shootfighters. Le 4 février 2012, il fait ses débuts en MMA contre Ben Dishman à l’UCMMA. Le combat deviendra très vite viral au regard de la performance de Page. Un combat, dans une sombre organisation, contre un nobody de surcroît et le mec est déjà une superstar. Ce cocktail d’arrogance et de style de combat à la Silva/Machida fait de lui l’un des favoris du public.

La comparaison avec le champion middleweight de l’époque, Anderson « The Spider » Silva était évidente. Depuis ce combat inaugural ? Michael Page a enchaîné les victoires, 11 en tout avec un seul combat qui se sera déroulé dans son entièreté. Nous avons donc 7 KO, 3 soumissions et 1 victoire via décision unanime. Joli.

Oui, Michael Page est très très chaud. La seule (et grosse) critique que l’on peut émettre est qu’il a toujours combattu des adversaires méconnus et peu talentueux AKA des nobodys. Depuis sa signature en 2014 avec le Bellator (la seconde plus grande organisation au monde après l’UFC), on pensait que cela allait s’arranger. Bien au contraire… En effet, il serait risqué pour l’organisation de tuer dans l’œuf sa poule aux œufs d’or. On se contente donc de voir Michael Page détruire à grands coups de highlights de la petite frappe à tout va. Quand on dit petite frappe, on parle de gars n’ayant même pas de pages Wikipédia.

Le test contre Cyborg représentait donc le premier véritable adversaire de renom pour lui. Un adversaire de renom de 38 piges, clairement sur la pente descendante, ne vous enflammez pas. Ce premier test a donc été validé en long, en large et en travers.

Michael Page veut devenir le Royce Gracie du striking. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Royce Gracie est considéré comme celui qui transforma le plus le MMA en apportant tout son background en jiu-jitsu à la discipline. C’est d’ailleurs lui qui détient le record du plus grand nombre de victoires consécutives par soumissions à l’UFC avec 11. Page veut donc révolutionner le striking de la même manière que Royce Gracie avec son jiu-jitsu brésilien. Comme il le dit : « beaucoup de personnes ont des titres, mais peu laissent derrière eux un héritage ».

La prochaine étape pour lui serait donc de s’attaquer aux grands noms de la catégorie Middleweights du Bellator pour pourquoi pas ensuite poursuivre le glorieux parcours de son aînée Anderson Silva en signant à l’UFC. Pour cela, il lui faudra donc atomiser les Douglas Lima, Jesse Juarez, Paul Daley ou encore les Andrey Koreshov de ce monde.

Samedi soir, Michael Page affronte Fernando Gonzalez (25-13) en co-main event du Bellator 165. Pour une nouvelle démonstration ?

Guillaume

Redacteur en Chef chez La Sueur
Écrit NBA, Football, NFL, MMA, sport en général et culture.
Photo By: fightnetwork.com
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