UFC 205, Eddie Alvarez – Whooo let the dooogs out ?

Eddie Alvarez, champion Lightweight de l’UFC qui défend sa ceinture pour la première fois contre Conor McGregor. Comme quoi « sourcils de Domenech » ne rime pas nécessairement avec « échecs ».

D’origine Porto-Ricaine et Irlandaise (sisi, comme Conor), il a grandi à Kensington, un des quartiers les plus bouillants de Philadelphie. C’est avec de vieilles paires de gants et dans la rue qu’il a ses premières sessions de sparring : de la manière la plus Old School qui soit, il parcourait le voisinage à la recherche de n’importe qui intéressé par quelques rounds d’anglaise.

À l’aise dans tous les sports et particulièrement l’athlétisme, c’est néanmoins dans les disciplines martiales qu’il se sent réellement chez lui. Par des connaissances, il participera à sa première classe de MMA dans une cave avec 3-4 mecs venant des disciplines totalement opposées. Il gagne son premier combat en étranglant un mec avec les deux mains en mode « Hans Landa », et après quelques séances c’est le déclic. Il décide alors de se consacrer entièrement à la science du combat: c’est le réveil de « l’Assassin Silencieux ».

Eddie Alvarez
Un petit côté « Gay Porn » on est d’accord mais ne vous y trompez pas, « he’s gonna do the fucking »

 

La machine lancée, elle deviendra quelques années plus tard Championne dans chacune des organisations par lesquelles elle passera. La seule exception : le DREAM, l’organisation Japonaise. Il dut déclarer forfait alors qu’il venait de passer en finale de leur tournoi, car le combat était le même soir et il sortait juste d’une guerre nucléaire avec Tatsuya Kawajiri qui lui avait complètement fermé un œil. C’est la seule tâche au palmarès. Pour le reste ? Voyez plutôt :

Reality fighting : Champion.
Bodog Fight : Champion.
Bellator : Champion.
UFC : Champion.

Eddie Alvarez

Impressionnant ? Oui. Mais ce qui l’est encore plus, c’est la manière. Car s’il a été fortement critiqué pour ses performances à l’UFC avant de combattre pour le titre, adoptant une approche jugée sans prise de risque et beaucoup trop timorée, il a remis les pendules à l’heure en équarrissant le Champion Rafael Dos Anjos.

En moins de 4 minutes et après avoir balancé une avalanche de phalanges d’une violence inouïe, il ramenait la ceinture chez lui et faisait taire les critiques de la plus terrifiante des manières. Rappelant à chacun à qui ils s’adressaient quand ils prétendaient que le fusil d’assaut avait installé la sécurité enfant.

3 fois lauréat du « combat de l’année », c’est dans les batailles « toutes lames dehors » où l’intensité crève le plafond que l’Underground King se révèle et se transcende. Contre Joachim Hansen, contre Tatsuya Kawajiri et SURTOUT dans sa deuxième guérilla contre Michael Chandler, désormais légendaire, il aura survécu à l’adversité pour ressortir vainqueur. Autrement dit, impossible de faire fléchir le gars Eddie psychologiquement : né, élevé et éduqué à Philly, mentalement le bonhomme est en ligne directe avec la Grèce antique.

Eddie Alvarez

Après quelques années chez les blackzilians en Floride, il a fin 2015 décidé de revenir aux racines en déménageant à Philadelphie pour s’appairer à quelques kilomètres de là avec Ricardo Almeida pour le grappling et Mark Henry, un des membres du Haut Conseil Jedi des Techniciens Strikers (et head coach de Frankie Edgar, accessoirement) pour passer au niveau supérieur debout. Le KO de Dos Anjos est leur second récital à quatre mains après le démantèlement en règle d’Anthony Pettis. Flippant.

Sans être passé par les premières divisions Américaines, sa lutte est pour le MMA parfaitement au point et adaptée (92% de takedowns à l’UFC stoppés), il n’a donc pas la peur d’être mis au sol et s’engage généralement dans les échanges debout à 100%. Quitte même à « brawler » comme un mort de faim.

Voilà pour la structure, voilà pour l’homme, voilà pour l’Histoire.

Et puisque le monde du MMA sera ce week-end à l’heure de la East Coast, alors allons-y gaiement et proposons une bonne grosse quote à la ‘Muricaine, utilisée par Eddie avant son combat contre Gilbert Melendez :

« Le succès n’est jamais acquis, c’est une location dont le loyer est dû chaque mois. »

Mvoooilà. Rendez-vous tout à l’heure pour goûter à l’artiste en chair et en os.

Behold, the « Underground King »

Rust

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Photo By: bloodyelbow.com, static.enlapelea.com, mmajunkie.com, Joshua Dahl-USA TODAY Sports

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