Après une nouvelle démolition – What’s next pour Cris Cyborg ?

En l’emportant facilement contre Yana Kunitskaya, Cris Cyborg s’impose un peu plus comme la terreur du MMA féminin. Qui pour la challenger ?

Quand l’UFC a fait signer la Brésilienne, il y a de cela quelque temps maintenant, cela paraissait comme une évidence. Celle qui avait nettoyé l’organisation Invicta de fond en comble ne pouvait pas rester sur sa faim.

L’UFC lui tendant les bras, de nouvelles proies s’offraient à elle. Après des combats en catchweight, elle a eu l’occasion de combattre pour la ceinture « vacante » de la catégorie Featherweight. Oui je mets des guillemets, car pour ma part j’estime que l’UFC, à l’époque, a gentiment poussé Germaine de Randamine vers la porte de sortie pour permettre à Cyborg de rester. Toutefois, il convient de préciser que De Randamie n’a pas mis les pieds dans la cage depuis sa victoire pour la ceinture en janvier 2017. La Hollandaise avait refusé d’affronter Cyborg. On sait toutefois que l’UFC dispose de suffisamment de cordes à son arc pour faire changer ses combattants d’avis…

Il ne faut pas se mentir, depuis son arrivée à l’UFC, aucun adversaire ne l’a réellement mise en difficulté. Holm a eu l’audace de tenir la distance tandis que les autres se sont écroulées rapidement.  Il paraît légitime de se poser, aujourd’hui, la question du « what’s next » pour Cris Cyborg ? Personne ou seulement quelques âmes égarées ne veulent l’affronter de peur de perdre un bras et la catégorie featherweight n’est clairement pas à la hauteur de Cyborg.

Un passage en bantamweight ? Pourquoi pas, mais sachant que Cyborg a déjà eu des problèmes de weight cut, je la vois mal redescendre encore. À l’instar de Conor McGregor qui peine à remettre ses titres en jeu, je vois bien Cyborg jongler entre les deux catégories si tant est qu’elle arrive à régler son problème de poids. J’avais également bien imaginé un super fight contre Ronda Rousey, mais depuis qu’elle a intégré la WWE, je la vois mal revenir dans l’octogone tout de suite. Avec cette nouvelle victoire, Cyborg écrit encore un peu plus sa légende. La pépite dorée de Dana White ne demande qu’une chose : s’émanciper.

C’est là que se situe le paradoxe. L’UFC est LA destination rêvée pour chaque combattant ou combattante. Mais que deviennent ces athlètes lorsqu’aucun adversaire ne leur arrive à la hauteur ? À l’UFC depuis 2016, Cris Cyborg a combattu 5 fois, pour 5 victoires, dont 4 par KO. Je ne vois pas Cyborg se rendre au Rizin (sauf pour l’argent), retourner à l’Invicta ? Certainement pas. Reste le Bellator.

Plusieurs combattants de l’UFC sont passés au Bellator notamment pour des questions financières à l’image de Rory MacDonald. Si le Bellator lui propose une carte blanche avec possibilité de jongler avec les ceintures pourquoi pas ? Surtout s’ils allongent un chèque plus important que l’UFC, car il ne faut pas se leurrer. Avec le deal Reebok les athlètes ont perdu au change et c’était d’autant plus vrai pour les femmes.

Et si Cyborg était finalement trop forte ? Cet argument n’est pas recevable en l’état. À l’époque personne ne prédisait une défaite de Ronda Rousey et pourtant…. Comme le disait le confrère Rust dans un précédent Podcast : j’adore ce sport, car finalement il prouve que nous avons tout le temps tort. Telle une gladiatrice indomptable, l’UFC a réellement intérêt à lui servir de véritables adversaires sous peine de la voir s’envoler vers d’autres cieux. Au final, avec un système ultra verrouillé, des catégories un peu à la peine, l’UFC ne parvient pas à faire grandir ses talents et c’est bien dommage. Amanda Nunes, tu es notre seul espoir…

Photo By: The Score

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