Ce samedi 4 janvier, on s’est enchainé les 3 épisodes de Dracula sur Netflix pour pouvoir vous proposer une critique sanglante…  Alors, qu’est ce qu’on en a pensé?

Dracula: Le récit culte

Aujourd’hui, tout le monde connaît l’histoire du comte Dracula. Son épopée est légendaire et intemporelle. Entre le roman de Bram Stoker, et les diverses adaptations qui en ont découlées, on a l’embarras du choix. Cet oeuvre vieille de plus de 120 ans en a inspiré beaucoup d’autres. On peut même dire que B.Stoker a donné ses lettres de noblesses au genre vampirique. Pour réinventer – pour la énième fois – ce livre culte, l’exercice semblait donc plus que compliqué. Néanmoins, Mark Gatiss et Steven Moffat – les créateurs de la série – ont bien voulu relever le défi. Les deux compères ont l’habitude de travailler sur des ouvrages cultes. On pense notamment à la série Sherlock de 2010 qui avait eu un fort succès.

Avant toute chose, il est bon de savoir que la série Dracula constitue un tout. Un début, une fin. Ni plus, ni moins. On retrace les aventures du comte Dracula de la Transylvanie jusqu’à son arrivée dans le “Nouveau Monde”. Et tout ça en près 4h30 de visionnage (soit 1h30 par épisode). Pas besoin de suite donc. On a à disposition une histoire complète! En parlant d’histoire, voici un synopsis un peu plus détaillé du show:

Le comte Dracula souhaite quitter la Transylvanie – son pays d’origine – pour l’Angleterre. Son objectif étant de trouver du sang neuf et de répandre la “non-mort” partout où il passe. Au cours de ses aventures, il sera confronté à la bien connu famille Van Helsing. Et son ennemi le plus récurrent sera Agatha Van Helsing, nonne.

Comme vous l’aurez compris, on reste à première vu sur un scénario assez classique et fidèle au roman de Bram Stoker. Par ailleurs, les références au livre sont nombreuses. La série commençant en 1897 – date de sortie du roman – par exemple.

Différentes ambiances pour aller où?

Pourtant, malgré ce sentiment de déjà-vu, la série arrive à nous transporter et à nous replonger dans l’univers du seigneur des vampires. Chaque épisode possédant une ambiance qui lui est propre. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il y a un réalisateur différent par épisode. Chronologiquement, nous avons Jonny Campbell, Damon Thomas, puis Paul McGuigan. Bref, revenons à nos moutons. Le premier épisode nous livre une ambiance empreinte de mystères…

En effet, nous ne suivons pas le comte Dracula en tant que personnage principal. C’est Jonathan Harker – notaire – qui joue ce rôle. M.Harker est revenu défiguré et extrêmement affaibli de son séjour chez Nosferatu (surnom du comte). Il raconte alors à deux nonnes ce qu’il s’est passé au cours de ce mois. Et surtout, comment il a pu y survivre… Le second acte présente une atmosphère pesante, proche d’une sensation d’emprisonnement. La quasi-totalité des événements racontés se déroulant sur le Demeter – Bateau dans lequel voyage Dracula pour aller en Angleterre. Dans ce dernier, les passagers sont confrontés à la terreur. Et pour le troisième, on est sur quelques chose d’une peu plus … Sophistiqué… On ne vous en dit pas plus pour éviter de vous spoil. 

Dracula peut-il porter la série à lui tout seul?

Enfin, tout cela pour vous dire que les aventures de Dracula tiennent la route. Et sont même assez prenantes. L’épisode 1, nous a vraiment bien fait kiffer. Les mystères autour du comte procure un réel rythme, et pousse le spectateur à s’intéresser aux origines de ce charmant monsieur. On a envie d’en découvrir plus! Malgré, le fait qu’on le connaisse déjà. Cependant, ce constat n’est valable que pour le premier épisode. Les deux autres quant à eux perdent ce côté énigmatique, qui donnait tout son charme au show.

L’attachement qu’on aurait pu avoir auprès des nouveaux personnages est inexistant. Bien que le personnage Dracula arrive tant bien que mal à rattraper les pots cassés. Sa personnalité y est pour beaucoup. C’est un être qui aime et ne désire que les bonnes choses. Il est très sélectif et ne fait aucune concession. Seules les êtres dignes d’intérêt méritent de faire partie de la liste de ses victimes. Entre charme, admiration et manipulation… On a les ingrédients parfaits pour ne plus savoir où donner de la tête! Ce qui est valable aussi bien pour les autres personnages que pour les spectateurs. On peut remercier, l’acteur Claes Bang pour son travail d’interprétation. Le charisme est présent!

 

Le sang, plus qu’un moyen de se nourrir ?

En parlant de ses victimes, il partage quelque chose de très spécial avec chacune d’elle. Nous pouvons dire sans nous méprendre, qu’elles font parties intégrantes de ce que Dracula représente. Le sang est extrêmement important pour cet aristocrate. Non, pas exclusivement pour son caractère “vital”. Mais aussi car il représente une sorte de biographie de l’individu. Ce qui permet à cet être immortel d’acquérir les connaissances, le langage ou encore le vécu de sa victime. 

Bien entendu, tout bon protagoniste ne serait rien sans de bons antagonistes. Et pour jouer ce rôle, le notaire Jonathan Harker (interprété par John Heffernan) et la nonne Agatha Van Helsing (interprétée par  Dolly Wells) sont tout désignés. Harker fera preuve d’ingéniosité pour découvrir la nature profonde du comte Dracula. Tandis qu’Agatha offrira un combat psychologique complet au roi des vampires – et surtout au public. Leurs divers affrontements auront la force de pousser les spectateurs à se poser des questions. Notamment sur le rapport que nous entretenons avec nos désirs, nos rêves et surtout avec la mort.

Dracula: En bref …

Claes Bang dans le rôle titre apporte une réelle plus-value à la série. Son interprétation de Dracula est convaincante, et nous propose un protagoniste plus complexe qu’il n’y paraît. Les acteurs Dolly Wells et John Heffernan font aussi parties des “pépites” de la série. Néanmoins, après le premier épisode, notre intérêt a vite disparu. Agatha Van Helsing devient un personnage beaucoup moins intéressant, et la magie du début n’est plus aussi présente. Et on ne vous parle pas de certains plot-twists fortement discutables… Cette adaptation du roman de B.Stoker ne sera donc pas un incontournable. Mais elle méritera tout de même d’être vue pour apprécier comme il se doit un Claes Bang au top.  

Disponible en intégralité sur Netflix

4 Commentaires

  1. Je suis d’accord pour dire que dans l’ensemble cette série nous offre une nouvelle dimension à ce personnage emblématique et meinte fois interprétés. Cependant je trouve qu’il y avait un réel potentiel qui n’a pas été assez exploite notemment ai cours du troisième épisode où pour ma part, les choses se passent trop vite, et avons un arrière goût amer de raccourci, pour expliquer la complexité de ce personnage extraordinaire et surtout mal grès toutes ces interprétations, avec encore tellement d’autres choses nouvelles à offrir. J’ai tout de même apprécié le fait de rester assez fidèle dans ses débuts, à l’œuvre originale. L’on remarque aussi au travers d’une seule et même série, le traitement complètement différent qu’à pu avoir au cours de l’histoire du vampire. Entre le monstre sanguinaire sans foi ni loi, l’addict, le drogué, le fin stratège et enfin le côté « glamour » et « romantique » si je puis dire, de cette creature qui fascine toujours autant. Cependant, je trouve tout de même qu’il y a un peu trop de raccourcis et la fin paraît finalement trop simple par rapport aux deux premiers épisodes qui nous tiennent en haleine. Je pense que juste un épisode de plus aurait peut-être permis de mieux exploite les profondeurs presque insondables mais en même temps très familières de Dracula. Particulièrement avec cet acteur qui apporte un charisme et une présence au personnage, la série, entre le regretté Christopher Lee et l’éternel romantique qu’à interprété Gary Oldman. En bref une bonne série, qui mal gré tout, sans mauvais jeu de mot, nous laisse un peu sur notre faim.

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