Interview Loïc Bruni – course poursuite avec un drone et sa saison 2017

On a interviewé Loïc Bruni, d’attaque pour cette saison 2017, après une année 2016 compliquée et tout juste star d’une vidéo Red Bull.

La Sueur – Comment s’est déroulé le processus de la « Night Chase » ? Qui a eu cette idée ? Ce n’était pas trop compliqué avec le drone et la lumière ?
Loïc Bruni – Hadrien Picard (le réalisateur) en a parlé m’a soumis l’idée : faisable ou pas, dangereux ou pas ? Je pensais que c’était faisable avec l’éclairage et on a bien fait de choisir une piste que je connaissais bien. On est parti sur un truc hyper efficace dès le début, il voulait faire un truc avec Red Bull. Le problème c’est que je suis à l’Ecole et que je n’ai pas vraiment le temps de faire des vidéos et ça m’a vraiment paru différent. C’était assez compliqué niveau logistique pour les caméramans et pilote de drones. Au niveau du défilement sur le côté, je n’avais pas d’impression de vitesse, j’avais beaucoup de mal à me rendre compte. C’était un peu dur de me lâcher complètement, mais le rendu est cool. C’était un nouveau concept et je suis vraiment content d’avoir été mis dans la boucle pour ce projet.

Blessé l’an passé à la même époque, quelles sont tes ambitions pour cet été ?
Je me suis blessé il y a un an jour pour jour, le 22 mai. L’année dernière, j’avais de très grosses ambitions, peut-être un peu trop grosses pour moi et j’ai fini par me brûler les ailes. Cette année, j’ai un peu plus conscience de tout ça. Je me concentre sur le fait de me faire plaisir, kiffer de partir en voyage, et je sais que la vitesse est là. On a changé de suspension, le vélo est encore mieux que l’année dernière. À ce niveau-là, on a bien bossé pour être au top. Je vais devoir changer mon approche en étant moins accès sur la victoire et plus sur le plaisir. L’année dernière j’ai aimé, mais j’étais trop à la poursuite de la victoire. Ça m’a un peu piégé. Je me concentre sur le voyage, le plaisir, et ma copine qui sera présente sur les courses.

Concernant les blessures liées aux traumatismes crâniens, y a-t-il un accompagnement particulier venant de l’UCI ?
L’UCI n’est vraiment pas au top… J’ai eu un traumatisme crânien en même temps que la clavicule l’an passé, en tombant j’ai perdu connaissance. L’hôpital m’a libéré dans la nuit donc ce n’était pas très grave. L’UCI, c’est comme la NFL aux États-Unis. Il y a des pilotes qui n’ont jamais de traumatismes de leur vie. D’autres en ont 4, 5 ou plus, j’espère que je ne ferai pas partie de cette catégorie. L’UCI n’a pas de politique là-dessus, ni de régulation. On a de très bons casques, ça arrive rarement, heureusement pour nous. L’UCI n’est pas focus à mort sur ça.

Danny Hart est encore très fort cette année, est-il ton plus grand rival à l’heure actuelle ?
Danny roule très fort. C’est un de mes grands rivaux avec Gwin et Minnaar. Tous ceux qui ont des 29 pouces, ça va être dur de rivaliser, mais je pense que j’ai ce qu’il faut pour me battre avec eux. Ils sont très constants, très rapides, c’est à moi de donner le meilleur. Je pense que Danny est fort, mais loin d’être imbattable. Je pense que Gwin va encore être très fort cette année.

Tu as la possibilité d’être en compétition avec l’une de tes idoles, Greg Minnaar, quel sentiment ressens-tu ?
Minnaar, et les autres, tous ces mecs je lai ai regardé, mais il n’y en a plus trop. Il y a encore Minnaar qui roule et c’est la folie de pouvoir se battre sur le chrono. C’est que du bon et il y a beaucoup de respect. Entre moi, qui l’ai toujours idolâtrer et lui qui a les valeurs du sport.

Tu fais de la compétition depuis 13 ans, tu as été champion du monde à 21 ans, tu t’es fixé une limite avant de nouveaux défis ?
Je n’ai pas encore de nouveaux défis. Je veux profiter de cette opportunité et le faire le plus longtemps possible. C’est ce que je kiffe vraiment. Le sport est en train de grandir, tout est en train de prendre de l’ampleur. J’ai envie de faire partie de ce mouvement. Je ne projette pas trop dans le futur pour l’instant.

Vous pouvez suivre aujourd’hui et en direct sur Red Bull, l’épreuve de Fort Williams : c’est ici !

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