Jon Jones : collecteur d’âmes

Le véritable Master of Disaster, Jon Jones est de retour

Après plus d’un an hors de la cage pour différentes raisons extrasportives peu avouables, Jon Jones fera son retour lors de l’UFC 197 contre le valeureux, mais déjà condamné Ovince « OSP » Saint Preux.

En remplaçant le champion Light-Heavyweight Daniel Cormier au pied levé (lolilol), OSP a d’ores et déjà sa place au tableau de chasse de Bones. Comment ça on s’avance un poil trop vite ?

Jon Jones

Voyez-vous, Daniel Cormier, braconnier de son état et véritable tank dans la vie, présente le bilan quasi immaculé de 17 victoires pour… une défaite. Sa seule défaite, une « unanimous décision » disputée, mais au cours de laquelle il aura craqué mentalement contre le plus jeune champion UFC de l’histoire. Un certain Jon Jones, le 3 janvier 2015.

Si depuis, Jon Jones n’a pas combattu, il reste dans toutes les têtes le champion et le mâle alpha par excellence. Il reste le numéro un au classement Pound for Pound. En gros, si tous les hommes devaient se mettre sur la gueule, Bones se sentirait bien seul sur notre planète bleue. Malgré cette pause d’un an pour cause d’accident de voiture et de blessures causées sur femme enceinte avec les bonus prestige « pipe à weed dans le coffre » et « retour en scred sur le lieu de l’accident pour récupérer ses 2-3 liasses de billets dans la boîte à gant », notre Carl Johnson préféré (les nostalgiques de San Andreas, celle-ci est pour vous) est bel et bien de retour.

Une pause aussi longue aurait pu lui être fatale, mais Jonny Bones n’est comme qui dirait pas une vulgaire paire de sabots : c’est une « Air Jordan ». Si notre clavier tremble rien qu’à l’écriture de son nom, c’est parce qu’il a causé tant de dommages et d’horreur dans la cage que le pire trafiquant de drogues sud-américain au monde passerait aisément pour un boyscout, de bonnes familles de surcroît, face à Bones. En 22 combats MMA, l’animal ne compte qu’une défaite. Nous vous donnons les raisons de cette défaite par respect pour le défunt victorieux. En effet Jon Jones, confortablement installé en position montée, ponçait gentiment le visage de Matt Hamill, alors en route pour le pays des merveilles (en business class) à grand renfort de coups de coude. Ces coups de coude descendants, suivant une trajectoire dite « 12 to 6 » (une métaphore bien reloue pour ne pas dire « de haut en bas », mais pourquoi faire simple quand on peut briller en société), bien que diablement efficace pour mettre fin à tout semblant de menace extérieure, sont cependant interdits par les règles unifiées des MMA. Parce que les commissions athlétiques ont décidé, tenez-vous bien, qu’ils avaient vu des démonstrations où les gens cassaient des briques avec ce mouvement, et que « si ça marche sur des briques, alors c’est bien trop dangereux pour être utilisé sur des têtes »… Comme si un coup de tibias lancé à pleine bourre dans la mâchoire ne l’était pas. Non, ça n’est même pas une blague et ça vous montre à quel point certaines commissions athlétiques n’ont absolument aucune idée de ce qu’elles font. Enfin ça, c’est une autre histouèèère dont nous vous exposerons les tenants et aboutissants d’ici très (très) peu. Notre Jonny sera alors disqualifié, dépassé par sa passion du beau jeu.

Jon Jones : « Fighting me is bad for your career, it’s going to be bad for your image.»

Nous sommes en 2009, la bête a alors 22 ans et ce sera son dernier coup d’arrêt. En 2011, à 23 ans, il met Shogun Rua dans la matrice et après une véritable symphonie pied-poing devient le plus jeune champion UFC de l’histoire. Il a, depuis, défendu 8 fois son titre « Light-Heaviweight » pour autant de victoires et autant de « Masterclass Performances ». Personne, pas même Gustafsson que Jones affrontera pourtant sans même s’être préparé ne parviendra à lui ôter sa couronne. Au-delà de son bilan pourtant énorme, notre fascination objective pour l’athlète est avant tout due à son style unique. Il est le seul combattant à faire absolument TOUT (lutte, grappling et standup…) avec une facilité déconcertante. Pour corroborer nos propos, on vous laisse jeter un coup d’œil, regarder, déguster sa démonstration face à Quinton « Rampage » Jackson, pourtant légende de l’UFC.

Jon Jones semble aujourd’hui apaisé et conscient de ses erreurs passées. Membre de l’une des meilleures, sinon la meilleure team du circuit Jackson-Wink MMA, il semble déterminé à reconquérir son titre. En conférence de presse face à Daniel Cormier, on pouvait ainsi observer un Bones dégoulinant de confiance, certain de l’implacable destin de son futur adversaire. Cormier, pourtant loin d’être un perdreau de l’année, perdait ainsi ses moyens et se ridiculisait aux yeux du monde. La bataille hors de l’octagon, pourtant si importante (cf. toute la carrière de Conor McGregor) était déjà perdue et les fans ne s’y trompaient pas, se ralliant tous du côté du champion déchu.

Vous comprenez donc pourquoi on se faisait un peu de souci pour Daniel « DC » Cormier. Et si l’on se faisait du souci pour DC, on vous laisse imaginer notre degré d’empathie pour Ovince Saint Preux. Si à cœur vaillant rien d’impossible, l’implacable réalité de la vie vient toujours vous rappelez votre place dans ce monde. À l’UFC, la réalité à un nom, elle s’appelle Jon Jones.

Jon Jones St Preux

Photo By: foxsports.com
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