Retour sur notre Marathon de Bordeaux Métropole 2018

Plus de 18 000. C’est le nombre de coureurs au départ de cette 5e édition du marathon de Bordeaux Métropole. Ça fait du monde, si si j’vous jure !

Évidemment, comme tous les ans, il pleut. Bah oui, en mars/avril, à Bordeaux il pleut souvent. D’ailleurs ce serait peut-être un (GROS) sujet de réflexion pour les prochaines éditions. Également, comme chaque année, l’organisation n’est pas optimale : ravito final trop petit (tout le monde se bousculait), T-shirt cadeau à l’inscription en coton (avec des personnes ayant fait des allergies, pourtant non sujettes à ce type de réaction) … Bref pas une réussite. Mais étant un régional de l’étape, c’est tout de même un bonheur que de pouvoir courir dans sa ville, on apprécie différemment les choses. Surtout, nos proches et nos amis sont là. Pour une fois que l’on court à domicile, ils font le déplacement.

Surtout que ce marathon se déroule de nuit (départ à 20h). Cela change les habitudes, ça évite de se lever tôt (le grand dormeur que je suis adore !), et ça donne une perception différente des ressentis sur la course et des paysages.

Justement, le parcours en lui-même est assez sympathique et agréable puisque situé dans une belle ville (un peu de chauvinisme ne fait jamais de mal). Le départ, place de la Bourse est magique, presque clinquant. On longe les quais construits au XVIIIe siècle (les amoureux du patrimoine apprécieront) et on rattrape la rive droite en passant par le nouveau pont Chaban-Delmas, juste à côté de la Cité du vin (les passionnés de raisin savent où aller pour la récup du lendemain).

De plus, le public est bel et bien au rendez-vous, malgré le mauvais temps. Et il met une belle ambiance dans la ville. De petits groupes de musique sont là, des bandas, des animations et des ravitos très réguliers et suffisamment fournis. MERCI mille fois aux bénévoles !!!

Après le passage au centre-ville, il faut bien s’éloigner, direction la campagne. On se retrouve dans des zones moins pourvues en animations et en public, mais c’est souvent le cas sur les marathons. Par contre, ça permet de découvrir quelques domaines viticoles fermés au public. Pour ne pas le citer, le château Pape Clément, très connu sur Bordeaux, ouvre ses jardins et on en prend plein les mirettes, même de nuit. Surtout de nuit. Les jardins sont très beaux, le château magnifiquement conservé et mis en valeur, la scénographie des lumières bien orchestrée, bref un coup du pub parfait pour le domaine. En contrepartie, nous sommes des milliers à galoper gaiement devant des spectateurs tantôt admiratifs, tantôt circonspects… Il faut l’avouer, les habitants du domaine doivent bien se poser des questions sur les motivations de ces gens affublés de fluo et parcourant 42,195 kilomètres.

Ce moment agréable fait du bien, car nous sommes autour du 20e kilomètre et les choses commencent à se corser. Toutefois, je sais que nous allons bientôt reprendre la direction du centre-ville, ce qui veut dire plus de monde et à nouveau des animations si importantes pour le moral.

Comme prévu, le retour en ville est galvanisant, le public est toujours là, quoi qu’un peu plus joyeux, les bars ont fait le plein ! On croise des coureurs ayant déjà fini leurs courses et pas mal de blessés : le froid et la pluie ont fait des dégâts (claquage, élongation, déchirure musculaire…).  Sur les visages se lisent des émotions différentes : fierté, douleur, joie … Mais pour moi l’essentiel est ailleurs. Il faut profiter de ces moments uniques où on peut courir au milieu des monuments illuminés, sans voiture, juste pour soi. Cela nous fait oublier pour quelques instants nos douleurs du moment (que les courbatures des jours suivants se chargeront bien de nous rappeler…).

Enfin, le sentiment du devoir accompli en franchissant la ligne est une véritable délivrance. Il me tarde une bonne douche chaude ! La pluie ne nous aura pas laissé beaucoup de répit cette année.

En résumé, c’est encore du bonheur que de participer à un marathon, surtout dans une belle ville comme Bordeaux. Malgré tout, les organisateurs (le 3e différent en 5 éditions) ne sont toujours pas au niveau, sentiment partagé par beaucoup de coureurs. Certes le temps n’a rien arrangé encore une fois, mais nous payons assez cher notre dossard pour demander un minimum. Maintenant, place au repos et au peaufinage de la préparation pour le marathon de Rome le 8 avril prochain ! Une nouvelle belle aventure en perspective !

Photo By: Marathon de Bordeaux Métropole / facebook

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