MMA en France

Alors que la ministre des Sports a fait une sortie remarquée vers une légalisation du MMA en France, l’UFC travaille aussi à cela.

Ça s’agite en coulisse ! Le doux rêve d’un UFC à Bercy commence lentement mais sûrement à se rapprocher du réel. En effet, la ministre des Sports Roxana Maracineanu a déclaré « avoir envie de réglementer » le MMA. Nous avons donc tenu à avoir l’avis de l’organisation reine de la discipline : l’UFC. David Shaw, Senior Vice-Président, International & Content de l’UFC (Monsieur UFC à l’étranger en somme) a répondu à nos questions.

Tout d’abord et pour un point extérieur à la France, David Shaw sait pertinemment que le sport n’a pas de frontière. « Les fans de MMA aiment voir la meilleure compétition possible » dit-il. « Peu importe d’où vous venez tant que vous avez le niveau. Le talent et la personnalité des combattants UFC vont au-delà des barrières liées à la nationalité. Nous sommes une entreprise de sports et de média, mais c’est aussi un show. C’est le produit que l’on donne aux fans et on veut être sûr que l’aspect sportif et aussi bon que le divertissement. »

La France reste une priorité pour l’UFC « On veut absolument conquérir le marché français. On travaille dur depuis un moment déjà pour faire en sorte que le MMA soit autorisé au plus haut niveau. On a un grand nombre d’athlètes français qui font un très bon travail à l’UFC. Avec encore un peu d’effort de notre part et des performances de la part des athlètes français, il ne faudra pas beaucoup de temps avant d’organiser des événements UFC en France. »

Malheureusement et pour corroborer les propos de la ministre, il n’a pas de date pour le moment : « Nous n’avons pas de calendrier, mais nous savons ce que nous devons faire. On doit éduquer le public, parler aux dirigeants en France, promouvoir les athlètes français. Ce sera donc dans peu de temps, mais je ne peux vous dire quand. »

Travaillant depuis des années à régulariser le MMA, l’organisation cherche à s’occuper de chaque strate : « On a un vrai intérêt dans le MMA amateur. On essaye donc de développer le sport amateur plus globalement, c’est un point crucial. On sait à quel point le sport non professionnel est important pour les Français. Regardez par exemple avec le judo. Il y a certes les Jeux Olympiques mais aussi et surtout tout ce qui se passe avant chez les jeunes et dans les localités. On veut être certain que si vous aimez le football ou le rugby, vous serez tout de même éduqué au MMA… pour l’adopter comme le reste du monde. »

« Peu importe d’où vous êtes, il y a des éléments du MMA dans votre pays. En France, c’est le judo. Aux États-Unis et en Europe de l’Est, ce sera la lutte. Si vous êtes au Brésil, ce sera le jiu-jitsu. La popularité de Francis Ngannou a explosé au cours de ces dernières. Notre sport transcende les barrières géographiques. Nous ne sommes pas surpris par l’intérêt mondial. On a enfin une opportunité d’entrer en France, d’y organiser des événements, de diffuser en direct à la TV ; donc le nombre de fans va continuer d’augmenter. […] Quand nous ferons et si nous faisons un événement en France, ce sera quelque chose de spécial. Nous continuerons à faire des choses spéciales. »

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