Preview Mondial de hockey 2016 : la France a pour objectif de gagner chaque match

Que faut-il attendre du Mondial en Russie?

Un an avant un mondial qui se jouera à domicile dans l’Accor Hotels Arena de Paris, l’équipe de France participe à celui de cette année qui se tiendra en Russie. Placés dans le groupe B en compagnie de l’Allemagne, de la Biélorussie, du Canada, de la Hongrie, de la Finlande, de la Slovaquie et des USA, les bleus devront batailler pour tenter de gagner leur ticket pour les quarts de finale. D’ores et déjà maintenus du fait de leur statut d’organisateur l’an prochain, les coéquipiers du capitaine Laurent Meunier joueront avec moins de pression. De quoi faire de grandes choses ?

L’objectif : Gagner chaque match

Après une préparation plutôt décevante avec seulement 2 victoires pour 7 défaites, l’équipe de France aborde ces championnats du monde en Russie dans des conditions pas forcément idéales. Pour autant, le sélectionneur Dave Henderson se veut confiant : « notre objectif est de prendre des points à chaque match ». Assuré de ne pas descendre cette année, la prudence est toujours de mise pour le sélectionneur : « un quart ce serait très bien, mais sans avoir jouer un match cela n’a pas de sens, on doit prendre match par match ».  


Des Bleus en mode survie à Prague par nicozzzzilla

Les bleus devront dans tous les cas ne pas louper leurs débuts. Avec un calendrier compliqué, l’équipe de France fera face à l’Allemagne samedi et la Slovaquie dimanche, deux concurrents directs dans la course aux quarts de finale. Le troisième match sera également crucial puisqu’il sera face à l’Hongrie, adversaire le plus facile de la poule. La suite sera plus corsée avec un combo USA – Finlande – Canada avant de terminer le mardi 17 mai contre la Biélorussie. Si ce sera très dur face au Canada et face à la Finlande (voir plus bas), la Biélorussie et dans une moindre mesure les USA peuvent être à la portée des tricolores.

La sélection : beaucoup d’absents, mais avec Bellemare et Bozon

Connue depuis mardi, la sélection française pour ces mondiaux interpelle par de nombreuses absences. En effet, les défenseurs Nicolas Besch, Kevin Hecquefeuille et Antonin Manavian ainsi que le centre et superstar de la KHL Stéphane Da Costa sont forfaits suite à des blessures. Par ailleurs, les bleus ne devraient pas pouvoir compter sur Antoine Roussel qui joue actuellement les playoffs de NHL avec les Dallas Stars. Ces absences sont particulièrement préjudiciables, car tous ces joueurs font partie des cadres de l’équipe de France.

Ainsi, Dave Henderson a sélectionné 3 gardiens, 7 défenseurs et 15 attaquants. Avec les deux absences citées plus haut, la défense compte donc un joueur de moins qu’à l’ordinaire. Damien Raux qui est passé plusieurs fois à l’arrière pendant la préparation pourra dépanner en cas de besoin. Yohan Auvitu, élu meilleur défenseur du championnat finlandais sera le patron de cette arrière-garde. Benjain Dieudé-Fauvel et Jonathan Janil au profil plus défensif devront être plus polyvalents. Florian Chiackachvili champion de France avec Rouen et auteur d’un excellent mondial l’an passé complétera ce top 4. Les deux dernières places devraient être occupées par Maxime Moisand et Gregory Béron. Teddy Trabichet appelé de dernière minute devrait occupé le poste de 7ème défenseur.

En attaque, malgré les absences de Stéphane Da Costa et Antoine Roussel, la France pourra tout de même compter sur le joueur des Philadelphia Flyers Pierre-Edouard Bellemare. Après son élimination au premier tour face à Washington, Pi-Ed retrouve l’équipe de France et occupera le rôle de leader. Après des moments compliqués, le jeune et prometteur Tim Bozon retrouve lui aussi le maillot tricolore. L’espoir des Montréal Canadiens qui a joué toute la saison en ligues mineures (ECHL et AHL) aura l’occasion de montrer de quoi il est capable dans une compétition internationale. L’attaque française comptera également sur Damien Fleury l’un des meilleurs buteurs du championnat allemand (40 pts dont 25 buts en 50 matchs) et Charles Bertrand meilleur compteur du Sport Vaasa, son club en Finlande (38 points en 52 rencontres). 

Pour le reste, on surveillera de près, les jeunes Quentin Berthon et Jordan Perret qui ont une chance en or cette saison pour s’intégrer définitivement avec les séniors. Perret a particulièrement impressionné lors des matchs amicaux de par sa vitesse et de sa vision de jeu. En compagnie de Yorick Treille et du capitaine Laurent Meunier, Perret apporte du souffle à cette ligne. Pour le reste, c’est du classique Sacha Treille va apporter son physique sur l’échec avant, Julien Desrosiers son sens du but et Loïc Lampérier sa polyvalence. On comptera également sur les expatriés Valentin Claireaux (KeuPa HT 2e division Finlande) et Nicolas Ritz (Lillehammer HK, Norvège) pour compléter l’offensive.

Enfin du côté des gardiens, le trio reste toujours le même. Cristobal Huet, ancien portier de NHL et actuel gardien de Lausanne en LNA suisse sera toujours le titulaire. Décisif et toujours indispensable à l’équipe de France, Huet va participer ici à son dernier mondial à l’étranger avant un baroud d’honneur sous le maillot bleu en 2017 à Paris. Derrière le GOAT, Florian Hardy et Ronan Quemener patientent tranquillement. Les deux gardiens qui ont prouvé qu’ils pouvaient remplacer Huet sans problèmes auront sans aucun doute l’occasion de monter sur la glace de Saint Petersburg pendant ce mondial.

 

Les autres nations : le Canada encore favori, la Russie n’aura pas droit à l’erreur

Champion du monde l’an passé avec Sidney Crosby comme capitaine, le Canada revient avec les mêmes intentions en Russie, mais avec une équipe différente. Contraintes par les playoffs NHL, l’équipe de la feuille d’érable aligne tout de même une équipe capable d’aller chercher l’or. Avec Corey Perry, Matt Duchene et le jeune prodige Connor McDavid en attaque (qui a frappé fort en amical mardi – voir vidéo), le Canada mise sur une grosse force de frappe. Un peu plus tendre à l’arrière et sur le poste des gardiens, on surveillera les performances du défenseur du Minnesota Wild Matt Dumba et du gardien des Edmonton Oilers Cam Talbot.

Chez elle et après des JO de Sotchi désastreux, la Russie n’a pas le droit à l’erreur. Dans sa quête d’or, le coach Olegs Znaroks est allé chercher les meilleurs éléments disponibles. Ainsi on retrouvera le duo de Nhlers Sergueï Bobrovsky (Columbus) et Seymon Varlamov (Colorado) dans les cages, ainsi que le légendaire centre Pavel Datsyuk et le talentueux Alexander Radulov (qui retrouvera l’an prochain la NHL après 8 saisons en KHL). Artemi Panarin favori pour le trophée Calder (meilleur  rookie de l’année) tout juste éliminé avec les Chicago Blackhawks rejoint également la sélection russe. Attendue par tout un peuple et par un Président, la Sbornaïa jouera avec la pression.

Pour trouver les autres prétendants, il faudra aller chercher du côté des pays scandinaves avec comme toujours la Finlande et la Suède qui alignent de très bonnes équipes. Chez les finlandais on notera la présence des Nhlers Alexander Barkov, Mickael Grandlund, Mikko Koivu et Leo Komarov. Du côté de la Tre Konnor, l’ailier de Détroit Gustav Nyqvist le portier de Vancouver Jakub Mackstrom seront les leaders de cette équipe aux multiples titres. Il ne faudra pas oublier la République Tchèque qui avec Tomas Pleckanec comptera encore une fois parmi les favoris. Pour les USA, ce sera un peu plus compliqué du fait d’une équipe jeune. Pour autant, l’équipe à la bannière étoilée sera intéressante à voir jouer avec ses nombreux prodiges. Auston Matthews, futur premier choix à la draft de juin (et du coup futur joueur des Toronto Maple Leafs) jouera ce mondial avec les USA. Ces championnats du monde seront un combine avant l’heure puisqu’on retrouvera également le talentueux finlandais Patrick Laine qui sera sans nul doute repêché en deuxième position.

By P.A.P.

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