Preview Open d’Australie – le GOAT est de retour, la concurrence aussi

L’Open d’Australie commence lundi. Pour vous préparer au tournoi du Grand-Chelem australien, La Sueur vous tient au courant de l’état de forme des favoris, outsiders et Français du tournoi. Pour aujourd’hui, jetons un coup d’œil aux favoris et outsiders.

L’Australie pour les cadors

Et par cador, je veux dire : big four, soit Federer, Nadal, Djokovic et Murray. Bon en fait, par big four, on veut dire big three. Andy Murray a longtemps fait planer le doute sur sa participation à l’Australian Open. Après s’être rendu à Melbourne, ce qui le rapproche d’une probable présence au tournoi, il décide de se faire opérer de la hanche à Melbourne. Bizarre… Bref, Murray out.

Novak Djokovic sera quant à lui de retour sur le circuit après six mois d’absence. Il a pris par a une exhibition où il a notamment démonté Dominic Thiem. Le serbe est frais et est surtout doté d’un service tout neuf. Gros point d’interrogation donc : sera-t-il prêt physiquement à encaisser cinq sets dans la tronche ?

Rafael Nadal est dans la même situation que 2017. Tout le monde doute de son niveau, de son état physique. Parce que y’a de quoi s’inquiéter : Rafa a perdu en exhibition face à Richard Gasquet ! RICHARD GASQUET ! Vous savez, le frenchie sans dos contre qui il restait sur une série de quinze victoires. Mais l’année dernière il était arrivé jusqu’en finale en perdant avec plus que les honneurs face à Roger Federer. Donc bon, ça parle ça parle, mais…

Et enfin, LE favori, c’est Roger. L’Australian Open lui convient parfaitement. La surface est rapide, ce qui lui permet d’étouffer ces adversaires avec son jeu et la chaleur (environ 40°C). Le Suisse a récupéré de sa fin de saison 2017 un peu poussive en termes de physique. L’année dernière, il avait éclaboussé le monde entier de sa classe à Melbourne. Y’a pas meilleur endroit pour réitérer ce genre de performances…

L’Australie pour les outsiders 

La tendance depuis quelque temps, c’est de créer le doute autour du big four. Alors, forcément, d’autres se montrent. Dimitrov, Goffin, Zverev, Kyrgios et compagnie n’attendent que ça.

Dimitrov est gonflé de confiance. Avec le Masters ATP, quoi de plus normal ? L’année dernière, le bulgare avait claqué une demie à Melbourne, s’inclinant face à Nadal dans un match magnifique. Sur son tournoi de préparation à Brisbane, Dimitrov semblait un petit peu en manque de repère. Nul doute qu’il fera partie des acteurs importants de ce tournoi.

David Goffin est gonflé de confiance. Ah bon, lui aussi ? Oui : finale de Masters en battant Nadal et Federer, ça change un tennisman. Quelques semaines plus tard, il fracassait Pouille et Tsonga, pourtant à domicile, en finale de la Coupe Davis. La question est de savoir s’il n’a pas trop tiré sur son genou blessé en fin de saison 2017. Si ce n’est pas le cas, le Belge peut battre n’importe qui. On répète : il peut battre n’importe qui.

Alexander Zverev s’est fait discret durant la présaison. Sa Hopman Cup a été décevante : défaite sur Goffin, Kokkinakis et Federer. Mais après tout, ce n’est qu’une exhibition. On attend Alexander Zverev en deuxième semaine sur les Grand-Chelem cette année. Car rappelons-le : malgré de très bons résultats, Zverev n’a jamais fait mieux qu’un huitième de finale à Wimbledon.

ET LÀ C’EST NOTRE CHOUCHOU. Selon Lleyton Hewitt, Nick Kyrgios se serait mis dans le crâne d’arrêter de faire le con. On vous explique brièvement, mais si c’est vrai, y’a gros danger pour tout le monde. L’Autralien de 22 ans a quatre saisons de tennis de haut-niveau dans ses jambes. Le truc, c’est qu’il a joué ces quatre saisons en marchant, en voguant de tournois en tournois et de paye en paye. Si Kyrgios se met à bosser, on va tous bégayer. Quoi qu’il en soit, sa préparation a été bonne puisqu’il a remporté le tournoi de Brisbane en battant notamment Dimitrov. Prometteur.

La Wild-Card 

Nous sommes en Australie, il nous faut donc un Australien. Il y a un gosse de 18 ans qui a commencé sa saison en cassant le plus de culs possible. Il s’appelle Alex De Minaur et il est 167e mondial. Il avait montré son talent l’année dernière à la même période en battant Frances Tiafoe et Benoit Paire sur deux tournois d’affilée. Cette année il refait la même, mais en plus violent. Deux tournois, Brisbane et Sydney, six victoires et une défaite. Parmi ses victimes de cette année : Verdasco, Dzumhur, Lopez, Paire et Milos Raonic. Alerte y’a un crack ! Il affrontera Berdych au premier tour, pas le meilleur tirage. Mais il semble lancé, alors, pourquoi pas ?

Photo By: The Maravi Post

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