Aaron Hernandez souffrait de dégénérescence cérébrale

Aaron Hernandez… Ou la déchéance d’un homme qui était voué à l’excellence… Ce nouveau documentaire Netflix retrace le parcours de cet ancien joueur de la NFL aux multiples facettes… Critique.

La carrière monstrueuse d’Aaron Hernandez avait su rameuter les foules lorsqu’il jouait en NFL. Ancien joueur chez les New England Patriots, il a pourtant connu un destin tragique. Attention. N’allez pas croire qu’Aaron Hernandez était un enfant de cœur. En effet, le joueur de Foot US a été inculpé de meurtre en 2013. Et il a passé plus de 4 ans en prison avant de se suicider. Netflix nous propose une exploration plus ou moins immersive de l’affaire Hernandez… Plus d’infos dans cette critique.

Un parcours sportif sans faute, pour le reste…

Ce joueur de talent a su faire preuve de remarquables capacités sportives dès l’enfance. Excellent en basketball, en athlétisme, et dans bien d’autres sports… Il a choisi de se spécialiser dans le football américain. Domaine dans lequel il excellait. Après le lycée, il a continué ses études et a rejoint l’University of Florida où il a bien entendu fait partie du club de Foot US. Puis c’est la NFL qui lui a tendu les bras. Nous sommes en 2010, il n’a alors que 20 ans lorsqu’il entre chez les Patriots.

Chouchou du public et heureux en ménage. A première vue, tout lui réussissait. Cependant, Aaron Hernandez n’était pas forcément l’homme qu’il semblait être. Netflix s’est basé sur la dualité qui habitait Aaron pour raconter son histoire au cours de ce documentaire en trois parties. Pour ouvrir le bal, ils décident alors de rester fidèle au titre de leur série en commençant directement avec l’affaire polémique dont il a fait l’objet.

Il ne faut pas oublier qu’avant cet incident Hernandez était vu comme une star. Pendant des années, personne ne se serait douté qu’Aaron était un meurtrier “sans foi ni loi”. Du sport au meurtre: Dans la tête d’Aaron Hernandez s’ouvre donc sur son arrestation en 2013. Le motif? Accusation de meurtre d’Odin Lloyd. L’ex-Patriots connaissait très bien la victime. En effet, O.Lloyd sortait avec la sœur de la fiancée d’A.Hernandez. Ils étaient donc amenés à se fréquenter très régulièrement.

Un documentaire complet?

Mais nous ne sommes pas là pour vous raconter l’intégralité de l’histoire d’Aaron Hernandez. Vous la (re)découvrirez plus en détail lorsque vous regarderez le documentaire. Netflix a donc pris la décision de commencer cette épopée avec l’arrestation d’Aaron Hernandez suite au meurtre d’Odin Lloyd. Le parti pris étant de raconter l’intégralité de l’affaire en ponctuant le tout d’images, et de vidéos de l’époque. Pari réussi car la documentation présentée est extrêmement importante, compensant une histoire parfois somnolente.

Et pour compléter le tout, différents intervenants sont présents pour décortiquer l’affaire de long en large. Les points de vue sont nombreux. Avocats, journalistes, proches… Chacun d’eux nous fait découvrir une facette différente du personnage que jouait l’ancien coéquipier de Tom Brady. Leurs retours sont très enrichissants et réussissent à donner des clés d’analyses très intéressantes au spectateur.

Les membres de sa famille quant à eux, ne se sont pas joints à la présentation du documentaire. Et nous pouvons les comprendre. En effet, Aaron avait une relation conflictuelle avec sa mère, et les rapports qu’il entretenait avec son père n’étaient pas les meilleurs non plus. Aaron souffrait aussi d’une maladie très répandue chez les joueurs de football américain.

En 2017, on apprenait que le cerveau de l’athlète montrait une forme avancée de CTE. Plus communément appelée en France, l’encéphalopathie traumatique chronique. Elle peut entraîner des troubles mentaux, des hallucinations ou encore des comportements agressifs. Cette pathologie pourrait donc représenter une manière d’expliquer pourquoi Hernandez a commis de tels actes. Malgré tout, quelque soit les circonstances atténuantes, rien ne peut les justifier.

En bref

On peut le dire, Killer inside: The Mind of Aaron Hernandez est un documentaire plus que complet. En plus de trois heures (1 heure par épisode), nous arrivons un tant soit peu à appréhender les motivations et l’antipathie prédominante d’Hernandez. Par moment, nous serons sûrs que cet homme est un meurtrier de la pire engeance. Par d’autres, nous serons pris d’empathie pour un homme qui a souffert au cours de son enfance, voué à cacher sa véritable nature.

Les studios qui ont produit Making a Murderer et Les génies du mal jouent de façon efficace avec ces deux aspects. Mettant principalement l’emphase sur le caractère inhumain de ce joueur de foot américain. En conclusion, si vous voulez découvrir plus en détail de quelle manière Aaron Hernandez a pu passer de joueur star à tueur de sang froid… Foncez!

 

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